Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 11:35

                                LA METHODE MC2

 généralités

Cette méthode d'initiation et d'entraînement se veut être pratique, ludique, VOLONTAIRE,

Pourquoi la méthode MC2 ? 

On pourrait la résumer par : 

                             MOTIVATION

                                  CONCENTRATION

                                        CONFIANCE EN SOI

 

Elle tient compte comme toute méthode d'enseignement du tir à l'arc, de la position, des fondamentaux, ( qui depuis Cadet n'ont jamais été supprimés!!!!), mais aussi du mental, du savoir vivre le tir à l'arc, du respect de l'autre, de l'envie de se battre même contre soi 

 LE MENTAL 

Premièrement et avant d'aborder la technique proprement dite penchons nous sur le mental qui guidera notre apprentissage, notre savoir et notre connaissance, ces principes seront la base de notre compétence mais aussi de notre réussite tant sur le plan humain que sportif. 

                  Le Credo de l'archer

 

POLITESSE                   

prendre en compte l'autre

 

COURAGE                   

 Affronter l'adversaire avec respect

 

AMITIE                        

                        Amour gratuit sans retour

 

CONTRÔLE DE SOI   

                        la dignité sans colère

 

SINCERITE                   

s'exprimer avec honnêteté

 

MODESTIE                   

                         être ce que l'on est

 

HONNEUR                  

                        Fidélité à la parole donnée

 

RESPECT                      

respecter l'autre quelque soit  sa différence

 

HUMILITE              

                        Connaître sa vraie valeur et l'accepter.

 

 

III- 2 ORGANISATION

 

            1/ Apprentissage

            2/ perfectionnement

            3/ entraînement

 

l'apprentissage

Définition de l'apprentissage :

                                Changement de comportement par des exercices répétés….. 

: nous n'allons pas décrire l'apprentissage en tir à l'arc, il suffira de se référer à tous les livres ou fascicules qui fleurissent sur nos étagères pour apprendre comment positionner ses doigts sur le visage, sur la corde, comment s'orienter etc….Pratiquement tous les livres anciens ou nouveaux, insistent sur la technique à adopter pour tirer une flèche avec plus ou moins de réussite, pas un ne cherche à faire aimer et découvrir le tir à l'arc sous son aspect martial et éducatif, découvreur de sa personnalité. 

Par contre, nous,  nous insisterons sur le moi et le soi de l'archer. 

En effet, dans quel but le débutant est venu au tir à l'arc ? que vient-il chercher? 

Avant toute chose l'initiateur, ou le formateur qui le reçoit devrait avoir un entretien pour connaître les véritables motivations du nouveau venu. Cela aura au moins deux avantages le premier est de satisfaire le débutant, le second (très important) est que, si le débutant est orienté vers son idée première qu'il trouve ce qu'il est venu chercher et si il est satisfait, il restera au club, ce sera un élément de moins dans le calcul du turn over !!!!……il serait curieux de pouvoir comptabiliser le nombre d'abandons de personnes qui sont venues s'approcher du tir à l'arc, que l'on a mal orientées et pas satisfaites. Habituellement quand une personne se présente dans un club,.on commence par l'éblouir avec les résultats obtenus par l'élite du club, le nombre de trophées sagement rangés sur des étagères, les résultats en championnat de France,

voire plus, etc…. 

Tout ceci a pour effet de complexer encore plus l'impétrant, plus peut être pour un adulte que pour un enfant, l'enfant reste malgré tout curieux. Donc, la personne qui se présente pour connaître l'activité n'est déjà pas à son aise en entrant pour la première fois dans le club. Nous l'emmenons vers le pas de tir on l'équipe d'un protège bras, on lui donne un arc et des flèches ( généralement pas du tout adaptées), on insiste sur une sécurité que l'on brosse la plus noire possible avec des mots forts tels que <<c'est dangereux>> ou, << c'est une arme>> j'en passe et des meilleures, il y a certainement un autre discours moins nocif pour expliquer que comme quand on traverse une route l'individu regarde de chaque coté , en tir à l'arc il s'agit d'âtre attentif à ses gestes.

on peut tout simplement lui exposer  comment mettre ses doigts sur la corde, d'installer la flèche sur l'arc, pour finalement lui dire de tirer sur la corde en lui apprenant à s'orienter. ce qu'il est venu chercher c'est la sensation du lâcher de corde et le résultat de son impact en cible. Le moniteur est assez expérimenté pour favoriser  l'affectivité du nouvel arrivant et lui donner envie de revenir.….

il sera bien temps alors, d'adapter notre pédagogie aux souhaits de notre impétrant, il aura été sensibilisé  sur la suite de son apprentissage.

Le vieil adage nous le confirme:

                                                    Un homme averti en vaut deux ……

 

    REMARQUES : 

Si après un entretien convivial avec l'archer, lui même si c'est un adulte, avec un ou les parents si c'est un enfant, essayer de connaître leur motivation, leur caractère, leur souhait, remplir une fiche qui retrace l'entretien afin de pouvoir y revenir ultérieurement, expliquer les vertus du tir à l'arc, expliquer la pédagogie enseignée, le nombre de formateurs, les diplômes, même si ce n'est qu'un initiateur, (ce qui devrait être le cas), les entraîneurs de club et les BEES sont, en principe, destinés à s'occuper de l'élite!!!

Il faut donner envie au nouveau venu d'en savoir plus et qu'en son for intérieur il pense qu'il a fait le bon choix.

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  LA PRATIQUE 

Certes on commence la première séance par la visée flèche, qui est la position la meilleure pour expliquer le geste de l'archer inutile de mettre un blason il faut commencer par faire découvrir a l'archer les sensations qu'il ressent, le faire parler de ses appréhensions, lui faire découvrir à chaud sa stature spatiale le ressenti de son corps en mouvement, la tension musculaire particulière quand on tire sur la corde d'un arc. Mais aussi lui faire exécuter le geste d'une manière reconnue, sensitive, émotionnelle, réussie. 

Engager l'action de tirer sur la corde est déjà un acte volontaire qui peut être engagera toute une vie de sportif. L'instant est particulier, et puis, il permet aussi de montrer au nouveau venu qu'il n'est pas entré dans l'enceinte d'une fête de patronage, ôtant le mieux possible la connotation ludique que tout un chacun se fait parce qu'il a déjà approché le tir à l'arc uniquement dans des conditions de jeu d'adresse ou de hasard. 

Pour que les progrès à venir soient mieux perçus par le nouvel archer, il faut dès le début lui apprendre à être relaxé. Cette relaxation l'amènera à mieux percevoir les subtilités kinesthésiques, voire les ressentis, mais aussi les crispations et les difficultés. Lui apprendre à être attentif aux paroles de son moniteur, au bruit de son matériel, à sa manière de tirer une flèche afin de détecter toute modification qui ne manquera pas de temps en temps de venir perturber le déroulement de la séance et de la confiance qui s'est préétablie depuis le début de son activité.

 

Apprendre à l'archer a savoir ce qu'il fait, le regard franc défiant la cible.

 

Dans la concentration faire rechercher à l'archer la réalisation d'une gestuelle tout en courbure sans heurts. Être détendu est le secret de la réussite de son tir. La pensée attentive sur ce qui est important pour lui, que l'on a déterminé par un questionnaire adapté.

Sur quelle gestuelle il porte son attention ?

Quel est selon lui le plus important dans ce qu'il fait ?

Quelles sensations kinesthésiques il ressent ?

Bien expliquer que c'est précisément sa technique qui lui fera faire des dix. 

Plus il sera à la recherche de "sa" vérité plus il comprendra comment il fonctionne, et plus facilement il se corrigera. 

Ne pas laisser vagabonder la pensée en dehors des gestes effectués, créer un rite. Chassez les pensées parasites. Par exemple : << où va aller ma flèche ? >>

Apprendre à l'archer d'être en harmonie avec sa pensée, son matériel, (même avec un arc initiation), son action. 

Lui apprendre à rester humble devant la réalisation de son tir. Lui apprendre qu'un arc même mal réglé sera toujours plus performant que l'archer. Donc ne pas à priori incriminer le matériel qui lui ne fait que rendre ce qu'on lui a donné.!!! 

Choisir d'assumer la difficulté qui se présente et la lui faire admettre, c'est se (ou lui )donner la possibilité de l'apprivoiser et de la surmonter. 

1/ faire face

2/ chercher les moyens de surmonter la difficulté parce que nous avons moins peur et ceux utilisés sont plus efficaces. 

3/ rechercher la confiance en soi et l'estime de soi (forcer la réussite) dans un sentiment de sécurité intérieure parce que nous sommes capables de maîtriser notre savoir faire , nous sommes conscients de notre compétence. 

.4/ arriver par la réussite à faire comprendre que nous ne sommes plus dans l'inconnu et que  nous devons, de ce fait, apprivoiser la difficulté. 

5/ programmer de temps en temps des séances matériels pour que l'archer se sente encore plus autonome devant des petits problèmes de tranche fil, de band, de détalonnage, de tiller etc…

Nous y reviendrons dans le chapitre compétition..........................

 

 

 

Par JIB
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Jeudi 29 septembre 2011 4 29 /09 /Sep /2011 11:34

Le credo de l'entraîneur,

 

Critères d'entraînement

 

Être compétitif et savoir développer des stratégies en compétition

évaluer l'archer sur ses compétences ::

1/ Capacité de l'archer à mettre une flèche dans sa zone de réussite

2/ Capacité de l'archer à mettre plusieurs flèche groupées dans cette même zone, ce qui lui confère la capacité de précision.

3/ Cohérence entre les scores liés à la performance en entraînement, et, la capacité en compétition de développer des stratégies pour atteindre le même score.

4/ Omniprésence de la définition de l'objectif, pour canaliser la performance.

5/ Donner du sens à son action par une motivation et une concentration maximum.

6 / Questionner et analyser le discours du tireur, analyser le score et l'action.

7/ Identifier la motivation de l'archer par l'analyse de :

la performance par rapport à l'objectif.

la compétitivité par rapport à la place.

8/ Mise en place de stratégies par l'entraîneur en donnant à l'archer la capacité de développer les siennes sur le pas de tir.

9/ L'archer doit rester centré sur sa stratégie de tir et pas sur son résultat, établir la corrélation entre les deux.

10 / Capacité à être relaxé avant concentration sur la tâche à effectuer

11 / Automatisation de pensées et de technique.( rester sur son geste hors de toute pensée parasite et porter son attention sur un élément de sa stratégie de tir)

12 / Ressentir l'instant "T", au maximum de concentration et engager le processus de libération en coordination visée / mouvement, sans perdre les caractéristiques des critères de qualité.

tout ceci requière une attention permanente de la part de l'entraîneur afin de faire à chaque instant une analyse fine du comportement de son élève.

l'entraîneur doit être dans le même ressenti que le tireur, mais, condition sinqua none il est necessaire que l'archer lui aussi adhère au programme établi par son entraîneur.

terminons sur une anecdote:

je constatais qu'un élève qui avait un objectif déterminé m'a demendé un jour de le lui faire réaliser.

au fur et à mesure que les leçons se deroulaient je me rendais compte que (bien souvent) mes paroles ne declenchaient pas la reaction qui aurait du correspondre !!!!

je posais la question à l'élève et sa reponse a été celle-ci :

<<je trie et je prend ce qui est bon pour moi!!!!!!>>

j'ai déja écris dans ce blog  qu'un archer n'est pas necessairement au fait de ce qui lui ferai avancer en performance, nous voilà dans le même contexte.

j'ai arreté mes cours qui ne servaient à rien du fait qu'il ne subsistait plus de cohérence entre l'entraînement et la performance, et,, je constate après quelques mois que cet archer n'a jamais décollé en performance et qu'au fil du temps cette performance s'est même affaissée.......


Par JIB - Publié dans : pratique
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Jeudi 11 août 2011 4 11 /08 /Août /2011 13:54
                  Le Credo de l'archer

 

POLITESSE                   

Prendre en compte l'autre

 

COURAGE                   

 Affronter l'adversaire avec respect

 

AMITIE                        

                        Amour gratuit sans retour

 

CONTRÔLE DE SOI   

                        La dignité sans colère

 

SINCERITE                   

S’exprimer avec honnêteté

 

MODESTIE                   

                         Être ce que l'on est

 

HONNEUR                  

                        Fidélité à la parole donnée

 

RESPECT                      

Respecter l'autre quelque soit  sa différence

 

HUMILITE                   

                        Connaître sa vraie valeur et l'accepter.

 

                                        

 

 

                                          - :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :

 

 

 

 

Sur les bases d’un enseignement orienté arts martiaux, basé sur la combativité, et le respect de l’adversaire, la méthode MC2 doit permettre à un archer de devenir performant pour peu qu’il acquière confiance et respect de lui-même. Cela veut dire, bien entendu, que l’adversaire c’est vous, vous devez respecter votre savoir et travailler pour l’améliorer, la methode décrite ici vous y aidera si tant est que vous y croyez et adheriez. Ce n’est pas facile, dans le tir à l’arc le progrès et la performance ne sont pas faciles, sauf pour celui, ou celle, qui le souhaitera.

 

                       La  méthode MC2 /

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III- 2 ORGANISATION

 

            1/ Apprentissage

            2/ perfectionnement

            3/ entraînement

 

l'apprentissage

Définition de l'apprentissage :

Changement de comportement par des exercices répétés…..

 

: nous n'allons pas décrire l'apprentissage en tir à l'arc, il suffira de se référer à tous les livres ou fascicules qui fleurissent sur nos étagères pour apprendre comment positionner ses doigts sur le visage, sur la corde, comment s'orienter etc….Pratiquement tous les livres anciens ou nouveaux, insistent sur la technique à adopter pour tirer une flèche avec plus ou moins de réussite, pas un ne cherche à faire aimer et découvrir le tir à l'arc sous son aspect martial et éducatif, découvreur de sa personnalité. 

Par contre, nous,  nous insisterons sur le moi et le soi de l'archer. 

En effet, dans quel but le débutant est venu au tir à l'arc ? que vient-il chercher? 

Avant toute chose l'initiateur, ou le formateur qui le reçoit devrait avoir un entretien pour connaître les véritables motivations du nouveau venu. Cela aura au moins deux avantages le premier est de satisfaire le débutant, le second (très important) est que, si le débutant est orienté vers son idée première qu'il trouve ce qu'il est venu chercher et si il est satisfait, il restera au club, ce sera un élément de moins dans le calcul du turn over !!!!……il serait curieux de pouvoir comptabiliser le nombre d'abandons de personnes qui sont venues s'approcher du tir à l'arc, que l'on a mal orientées et pas satisfaites. Habituellement quand une personne se présente dans un club,.on commence par l'éblouir avec les résultats obtenus par l'élite du club, le nombre de trophées sagement rangés sur des étagères, les résultats en championnat de France,

voire plus, etc…. 

Tout ceci a pour effet de complexer encore plus l'impétrant, plus peut être pour un adulte que pour un enfant, l'enfant reste malgré tout curieux. Donc, la personne qui se présente pour connaître l'activité n'est déjà pas à son aise en entrant pour la première fois dans le club. Nous l'emmenons vers le pas de tir on l'équipe d'un protège bras, on lui donne un arc et des flèches ( généralement pas du tout adaptées), on insiste sur une sécurité que l'on brosse la plus noire possible avec des mots forts tels que <<c'est dangereux>> ou, << c'est une arme>> j'en passe et des meilleures, il y a certainement un autre discours moins nocif pour expliquer que comme quand on traverse une route l'individu regarde de chaque coté , en tir à l'arc il s'agit d'âtre attentif à ses gestes.

on peut tout simplement lui exposer  comment mettre ses doigts sur la corde, d'installer la flèche sur l'arc, pour finalement lui dire de tirer sur la corde en lui apprenant à s'orienter. ce qu'il est venu chercher c'est la sensation du lâcher de corde et le résultat de son impact en cible. Le moniteur est assez expérimenté pour favoriser  l'affectivité du nouvel arrivant et lui donner envie de revenir.….

il sera bien temps alors, d'adapter notre pédagogie aux souhaits de notre impétrant, il aura été sensibilisé  sur la suite de son apprentissage.

Le vieil adage nous le confirme:

Un homme averti en vaut deux …… 

    REMARQUES :

Si après un entretien convivial avec l'archer, lui même si c'est un adulte, avec un ou les parents si c'est un enfant, essayer de connaître leur motivation, leur caractère, leur souhait, remplir une fiche qui retrace l'entretien afin de pouvoir y revenir ultérieurement, expliquer les vertus du tir à l'arc, expliquer la pédagogie enseignée, le nombre de formateurs, les diplômes, même si ce n'est qu'un initiateur, (ce qui devrait être le cas), les entraîneurs de club et les BEES sont, en principe, destinés à s'occuper de l'élite!!!

Il faut donner envie au nouveau venu d'en savoir plus et qu'en son for intérieur il pense qu'il a fait le bon choix.

 

 

Si vous acceptez ce qui précède après avoir réfléchi et compris, nous aborderons la suite du programme

 

 

Par JIB - Publié dans : reflexions
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Mercredi 27 juillet 2011 3 27 /07 /Juil /2011 10:13

  Comment améliorer la confiance en soi. ?

 

Tout un chacun a été confronté à utiliser la confiance en soi que ce soit pour s'élancer le premier sur une piste de danse, parler en public, se présenter devant une assemblée etc…

Qui n'a pas eu les mains moites, la gorge sèche en attendant ce moment fatidique ou tout allait se passer. Le moment de tous les dangers, le moment ou les gens allaient vous juger, allaient sourire, vous vous sentez déjà ridicule

En tir à l'arc vous avez eu un incident de tir et il y a deux flèches à rattraper, seul sur le pas de tir et tous ces regards fixant la cible et moi même pour voir si je ne vais pas craquer et faire une, voire deux pailles???

comme j'aimerai que ce moment soit passé…..

 

La confiance en soi ce n'est que cela, mais ce qui nous fait les mains moites la gorge sèche c'est la manifestation du stress. En analysant ce qui se passe en nous , on s'aperçoit que si à ce moment que nous redoutions nous avions été compétents, parce que nous sommes de très bons danseurs, de très bons orateurs, nous avons l'habitude de nous présenter en public. Ce moment tant difficile à vivre aurait été vécu comme tout autre moment de la vie quotidienne, acheter le journal, traverser une rue, poster une lettre…..

Nous le voyons vaincre la confiance en soi c'est devenir compétent, connaître ce qui va se passer et exécuter la tâche sans se poser de questions.

Ce n'est qu'un question de compétence, face au regard des autres mais aussi de soi même.

Pour se rendre compétent et vaincre cette confiance en soi qui est aussi de la timidité, c'est s'entraîner comme en sport en commençant par un apprentissage, et un perfectionnement.

 

Comment procéder??? :

 

1/ faire le bilan

            a / de ce qui risque de se présenter qui va mettre à jour la confiance en soi.

            b / de ce que nous savons comme difficile à vivre et qui va révéler ce manque de confiance en soi.

 

2 / programmer un entraînement

 

3 / vérifier la progression de notre potentiel de confiance en soi.

 

Pour faire le bilan il faut bien sûr soit, se confronter volontairement à des situations génératrices de stress, soit se remémorer des situations déjà vécues qui nous ont procuré ses manifestations corporelles dont nous avons fait mention plus haut.

 

En général analysons ces situations en tir à l'arc.

1 / au début du concours, la première volée marquante

            alors que tout allait bien lors de l'échauffement et des volées d'essai, dès la première flèche marquante je fais un mauvais score là le doute s'installe :

 

<< est ce le matériel qui subitement est défaillant, la lumière qui doit être différente etc.....

…….etc

il nous faudra alors 3,4,5  volées pour re rentrer dans le match et ce sera tout autant de points précieux perdus.

Pendant le déroulement de la première série un certain moment je fais une mauvaise voire très mauvaise flèche ou peut être deux. Là c'est la catastrophe le match est terminé je ne ferai certainement pas le score envisagé, je blanchis, la gorge sèche…. Que vont dire les autres ????

 

À la pause je me motive je me briffe je me dis que ce serait bien si j'arrivais à faire le même score, j'y crois malheureusement à force de me poser toutes ces questions je n'ai pas vu le temps passer. Je reprend le tir sans préparation sans mental préparé, et voilà, la même représentation que pour la première série.

 

D'autant qu'un malheur n'arrivant jamais seul j'ai deux flèches à rattraper ce qui va augmenter mon désarroi.

 

On le voit les situations ou la confiance en soi est sollicitée ne manquent pas.

 

Je dois donc analyser tout cela, me créer avec l'aide d'autres archers ou de l'entraîneur, s'il y en a un, des situations analogues et m'entraîner à mieux les vivre.

La confiance en soi progresse en nous au fur et à mesure des confrontations avec ce genre de situations difficilement vécues.

En fait on n'ose pas de peur du regard des autres et de la moquerie imaginée. 

 

Une bonne programmation avec des situations appropriées nous apprendra à relativiser la difficulté par rapport à notre compétence. Elle nous permettra en outre d'accepter les contre performances et nous permettra de réaliser ce que nous savons faire sans vouloir à chaque instant être le meilleur du monde.

 

Nous devons accepter ce que l'on ne sait pas exécuter parfaitement, d'ailleurs la perfection n'étant pas de ce monde il est d'autant plus facile de croire en soi dans notre compétence intrinsèque, en sachant qu'on a donné le meilleur de nous même.

Soyez indulgents avec votre personne ne vous auto critiquez pas par rapport aux autres. sachez que la compétence et la confiance en soi  progressent par le renouvellement de situations gênantes, que l'on apprend à gérer de mieux en mieux.

 

Dans notre esprit, c'est légitime, on s'idéalise comme étant net de toute imperfection on s'imagine superman et on a tendance à se comparer à cette image. Celui ou celle qui croit réaliser le score parfait avec une compétence moyenne, sera sans nul doute déçu de ses résultats parce que 'il n'a pas su évaluer sa compétence et sa confiance en soi. Quelque soit le cas ou la situation, il faut agir, parler, exécuter, s'engager en faisant ce que l'on sait faire tout simplement. mais au fur et à mesure chercher et travailler pour augmenter ses compétences et son expertise.

 

Ayez toujours à l'esprit que la confiance en soi est entamée par le stress généré par la différence entre:

                                                           le croire et le savoir.

 

N'hésitez pas a en parler avec vos entraîneurs ils sauront sûrement trouver les mots qui vous rassurerons pour retrouver de la confiance en soi et en somme être content de vous .

 

 

 

 prochain article :

suite à ces généralités dans le prochain article nous allons commencer l'étude de la méthode MC2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par J B - Publié dans : reflexions
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Dimanche 24 juillet 2011 7 24 /07 /Juil /2011 14:26

 

qu'est ce que le mental ??

 

Le mental c'est l'état dans lequel on se trouve malgré soi totalement orienté physiquement et mentalement sur la performance que nous souhaitons. mais également la maîtrise de la confiance en soi qui nous persuade de la réussite dans la ou les tâches qui se présentent à nous..

Une sorte de pilotage automatique……

 Quels sont les conditions pou obtenir cet état ??

La première des conditions c'est la confiance, confiance dans tout ce qui concerne et gravite autour de cette performance à accomplir, soi même évidemment, le matériel, l'entraîneur et ses consignes, mais aussi et surtout NOTRE COMPETENCE. Sans une confiance en soi et connaissant la compétence acquise, travaillée, mesurée, comparée, etc…cette compétence doit agir comme une armure qui vous protège de l'adversité, on entend dans ce cas d'adversité,…. l'archer lui même.

Les compétences qu'il doit atteindre :

Contrôler son activation, sa motivation,

Sa capacité de concentration sur la tâche à effectuer, une grande confiance en soi,

Détermination à réussir, être persuadé qu'il en est capable.

Être capable également d'une grande résistance au stress et aux questions internes qui viennent parasiter la concentration sélective, s'apparentant à une angoisse face à la tache à effectuer.

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II-1 l'angoisse et les pensées parasites

 

Le plus difficile pour un archer qui ne maîtrise pas ce que nous disons ci-dessus est de ne pas générer dans son moi interne des questions à connotation négatives. :ne pas laisser le petit lutin intérieur générer des pensées parasites négatives comme par exemple:

<< et si je n'y arrive pas >> ou encore  <<où va aller ma flèche si…>> et encore, << je ne suis pas sûr de faire le score prévu>> etc…

dans ces conditions la performance ne sera pas au rendez-vous. Au lieu de penser cela il est nécessaire de ne penser à rien. Il est très difficile de ne penser à rien alors il vaut mieux générer des pensées à connotation positives telles que :

<<je me sens fort et compétent >>, <<c'est merveilleux après tout ce travail d'être là, et de montrer ma compétence>>, <<je suis sûr maintenant de pouvoir gagner, mais même si je ne gagne pas je montrerai de quoi je suis capable!!>>, << mes concurrents n'ont qu' bien se tenir je suis là pour leur montrer ce que je sais faire>> ou << je dois prendre la place qui me revient …….etc….

 

ce que tu veux être tu seras……

si l'archer pense qu'il sera battu il le sera , s'il souhaite gagner mais qu'il pense que ce sera dur et qu'il n'y arrivera pas , il n'y arrivera certainement pas,

 

les compétitions se gagnent toujours quand on pense je peux , je dois, je fais…

 

cet état de pensées performantes fortes, présente l'avantage de procurer du plaisir et plonge l'archer dans cet état second ou il n'a plus besoin de penser à rien. Il ne peut à ce moment qu'accomplir ce sur quoi il a tant travaillé.

Cela, c'est à l'entraîneur d'apprendre à l'archer à gérer ses angoisses par un entraînement aux stratégies mentales.

 

  II-2 l'entraînement aux stratégies mentales.

On peut scinder les stratégies mentales en  deux types :

 

1 / les stratégies fondamentales qui comprennent:

            motivation

            engagement

            confiance,

 

2 / le stratégies de performance

            concentration sélective

            résistances aux stress

            génération d'images positives

            génération de pensées positives

            connaissance parfaite de la tâche à accomplir.

 

la différence entre les archers performants et les autres réside dans leur capacité à gérer leurs stratégies mentales qu'ils mettent au service de la performance. Les stratégies mentales ne sont rien sans un grand niveau de motivation, une compétence connue et reconnue et un grand pouvoir de concentration sélective. Il va sans dire que l'archer doit également appliquer sa stratégie de tir qu'il a automatisée au cours des entraînements. Il est très important de ne rien modifier dans l'accomplissement de son geste, sinon il rajoutera un doute à sa réflexion et sa concentration changera d'orientation.

II-3 qu'est ce que la concentration sélective ?

 

La concentration peu être définie par la capacité a fixer son attention sur un objectif précis. Pour la stratégie de tir, cela se décline en:capacité à fixer son attention sur ce qui est important pour faire un dix…

On entend souvent des ""entraîneurs"" sur les pas de tir, dire à leurs archers

:<< concentres toi>>……..sur quoi l'archer doit-il se concentrer ????

si l'entraîneur et l'archer en ont déjà parlé et travaillé d'un point particulier de la technique, le coach sait que si l'archer l'exécute suivant certaines directives sa motivation et sa confiance seront renforcés. La commande alors, est pertinente et la connivence entre les deux partenaires est parfaite, il n'y a pas dans ce cas, à préciser ce, sur quoi l'archer doit se concentrer.

Par contre si cette précaution n'est pas organisée la commande, la consigne, est plutôt néfaste à la performance.

 

Le succès c'est obtenir ce que l'on veut

Le bonheur c'est d'avoir voulu ce qu'on obtient…

 

Si l'archer n'est pas persuadé qu'il y a toujours quelque chose à apprendre ou un geste à améliorer, que la technique se travaille à longueur d'année, que cette technique sombre dans un automatisation que doit être contrôlée et maintenue à son plus haut niveau , qu'il peut toujours faire mieux, car le score parfait n'est pas encore atteint, il arrivera un moment ou il ne pourra plus progresser car il ne le voudra plus.

 

Jimmy CONNORS disait un jour :

Le plus important est de ne jamais être négatif sur soi même, bien sûr que l'adversaire est coriace et qu'il m'a même battu la dernière fois, mais aussi que si je ne joue pas bien aujourd'hui, à la minute ou ces pensées arrivent je suis mort. C'est pour cela que je vais à tous mes matches convaincu que je vais gagner et c'est tout.

 

C'est ainsi que les méthodes de stratégies mentales telles que imagerie mentale, dialogue interne, préparation mentale sont utiles pour se recentrer car ils augmentent la capacité d'effort, la détermination et la concentration.at200-2-034.jpg

Stratégies pour améliorer la concentration et le contrôle de l'attention.

Il s'agit de simuler dans sa tête une compétition en portant les mêmes vêtements, les mêmes équipements, utilisant les mêmes routines et le même état d'esprit que si c'était une compétition.

Veiller pendant cette simulation à une répétition mentale des gestes et des routines qui sont habituellement pratiquées en compétition.

C'est à l'entraîneur à organiser en club cette, ou ces, simulations.

 

 la suite traitera : la confiance en soi

 

 

Par J B - Publié dans : reflexions
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Mercredi 22 juin 2011 3 22 /06 /Juin /2011 14:37

CHAPITRE I

 

I-1  Origine

 

De tous temps des professionnels ou des anonymes qui se trouvaient confrontés à des interrogations, ou à qui se posaient certains problèmes essayaient de trouver des solutions à leurs interrogations. On a coutume d'appeler ces "chercheurs", des inventeurs. Parfois ces inventions passaient inaperçues ou à contrario  avaient un destin plus noble.

Le tir à l'arc ne fait pas exception à la règle. Combien de méthodes ont été élaborées depuis plus d'un siècle ? elles ont été mises en place au fur et à mesure de l'augmentation des effectifs pour une ou l'autre raison, aussi suivant la conception d'un entraîneur nouvellement promu ou engagé. Chacun y a apporté sa note personnelle.

 

Il ne faut pas perdre de vue le syndrome du papillon qui peut d'un battement d'ailes, à terme et plus loin générer un cataclysme!!!!!!

 

En réalité quand on regarde et analyse toutes ces méthodes elles ne dérogent pas à une action commune qui est celle de tracter une corde plus ou moins lentement de  positionner la main d'arc sous le menton d'observer la cible au travers d'un viseur libérer la corde pour propulser la flèche en avant et par réaction finir son geste vers l'arrière du cou.

Ce qui fait la différence entre les méthodes c'est l'approche séquentielle ou hiérarchique du mouvement et de la visée de l'utilisation de la constante mentale plus ou moins dirigée et organisée.

 

Les  "entraîneurs", intrinsèquement, ont une vision plus ou moins sélective des éléments de l'apprentissage et organisent leur pédagogie suivant les critères qu'ils jugent les plus importants. Cela ne veut pas dire que telle ou telle méthode soit la meilleure il s'agit avant tout d'être efficace. mais aussi de connaître quel langage l'archer lambda va être sensible pour qu'il trouve un intérêt dans son travail de  progression.

 

En matière de communication, car la pédagogie est avant tout une affaire de communication, pour certaines personnes quelques mots suffisent, pour d'autres il est nécessaire de faire de longs discours, enfin, pour certains il s'agit de parler par métaphores et exemples de toutes sortes afin de se faire comprendre.

 

En ayant fait ce constat nous allons décrire une méthode qui s'appuie plus sur le mental et  sur l'approche d'un apprentissage plus ordonnancé, et qui considère l'archer comme un perpétuel élève, en ayant auparavant appris à le connaître et à reconnaître sa motivation.

 

Il reste, bien entendu, que toute la technique d'initiation, les fondamentaux, les stades d'apprentissage demeurent comme ils sont demeurés depuis des décennies ce qui a été décrit d'une façon magistrale par Jacques CADET. Seulement nous nous pencherons plus sur l'évolution de la personne l'arc en mains et sur l'évolution de ses compétences au fil du temps en considérant l'archer sur sa progression par le jugement de l'impact de la pédagogie qui lui est dispensée et de sa compréhension de l'activité.

Et puis les mentalités évoluent, les réflexions aussi en fonction de l'époque et des avancées technologiques.

Nous cherchons avant tout à ce que l'élève prenne du plaisir à tous les stades de son apprentissage, sans jamais tenter de le mettre en échec, tenter aussi de suivre son rythme, afin de lui faire aimer le tir à l'arc avant d'en faire un passionné..

 

Notre méthode cherche avant tout à être efficace de manière que l'archer reste au tir à l'arc parce qu'il a des sensations, des amis, des objectifs qui vont jalonner et accompagner sa vie sportive. 

 

0I- 2  L'animation

 

En matière d'animation la méthode d'apprentissage se doit d'être simple mais sans nuire à l'efficacité. N'oublions pas qu'un archer loisir peut devenir un jour un archer assidu, voir  approcher le haut niveau. Je pense plus particulièrement aux enfants qui se prennent au jeu plus facilement que les adultes. Les adultes pris seuls n'osent pas. Par contre en compagnie d'amis, facile est la participation pour jouer l'apéritif ou un pari quelconque et se faire plaisir en s'amusant avec ses partenaires.

certains enfants dans les animations reviennent très souvent pour tirer. Il faut les repérer, repérer les parents, et engager la conversation avec eux pour connaître leur motivation face à l'engouement de leur progéniture à qui au préalable nous avons posé la question de savoir quel intérêt il portait à l'activité.

 

Les motivations en matière d'animation se forgent sur 3 critères de base qui peuvent se combiner entre eux. Il s'agit de :

 

PASSION (P), DETENTE (D), AVENTURE (A)

 

Aventure

Détente

Passion

Détente

A-D

A-P

Passion

D-P

P-D

 

Nous le voyons toutes les motivations peuvent se combiner entre elles pour créer des motivations combinées, on peut entrer ainsi dans des orientations différentes que l'animateur doit déceler et s'organiser pour satisfaire à l'objectif de l'archer et de l'activité.

Bien entendu suivant le degré des difficultés engagées la méthode sera différente. Il faut que le futur animateur sache s'organiser et fasse preuve d'originalité pour intéresser l'impétrant à atteindre son objectif.

animation.jpg

Cette méthode MC2 prend toute son importance face à cette opération d'animation nécessaire à créer des emplois. L'animateur peut être rémunéré, Il peut acquérir une autre compétence. Il serait judicieux, si ce n'est pas le cas, que nos CTR sur le terrain encadrent les animateurs pour permettre un recrutement de personnes qui n'avaient pas encore approché le tir à l'arc et qui, peut être, certains s'orienteront vers des clubs afin de parfaire leur initiation, appelons cela une détection.

Il se peut, comme tout change, que l'appellation animateur soit modifiée, son statut peut être aussi différent, les modalités d'accession au diplôme également, mais la fonction restera la même il s'agit d'animer des groupes de personnes sur un pas de tir

Cette méthode de tir à l'arc, dite MC2, est efficace sitôt la prise en mains de l'archer débutant. nous détaillerons en annexe par une fiche de séance particulière à cette activité les conditions à mettre en place pour s' organiser efficacement.

Nous évoquerons également l'aspect animation par la pratique avec la description plus approfondie de la méthode  dans la mise en pratique de la première séance.

 

 

0I –3          comportement

 

Le raisonnement moral n'est pas toujours en concordance avec le comportement moral. et les habitudes, le degré de responsabilité d'un individu et ce qu'il en coûte à la personne  de se comporter de façon morale influent également sur son comportement.

L'individu vient au monde avec certaines capacités d'évaluation de la civilisation qui l'entoure ce que l'on pourrait appeler un "inné"..

Au fur et à mesure de son avance en âge il emmagasine des informations directement issues de son environnement que l'on pourrait titrer d'"acquis". Face à la complexité de la vie sociale, l'adolescent perd de l'estime de soi au début de l'adolescence, pour en reprendre petit à petit. Pour ne considérer que l'enseignement sportif le moniteur ou l'entraîneur doit adapter son enseignement de façon à ne jamais mettre en échec le jeune sportif quitte à le faire évoluer en deçà de ses possibilités jusqu'à ce que l'adolescent par la perception de l'estime de soi et l'appréciation de son potentiel éprouve lui même la volonté de progresser, il adopte un fonctionnement cognitif. C'est alors qu'un objectif clair et démocratiquement défini lui permettra d'évoluer à sa juste dimension. Il considérera également son professeur comme une personne qui lui permettra de redéfinir son identité.

 

Raison pour laquelle l'apprentissage en archerie doit se faire en évitant toute sorte d'échec comme des compétitions mal préparées, du matériel mal adapté un manque de dialogue et de connaissance de l'autre.

 

Pour qu'un enfant devienne un jour un sportif de haut niveau il faut :

Obtenir au moins la note de 15 à l'évaluation suivante

 

Une potentialité gestuelle innée ……………………....5 points

Une motivation et une organisation personnelle……5 points

Un engagement complet des parents

 (financier et disponibilité)……………..........................5 points

Une aptitude à l’écoute des formateurs..…………….5 points

 

Des études ont été menées sur la concentration et la mémorisation. Il s'avère qu'un homme au milieu de sa vie se concentre plus sur le sens profond des choses alors qu'au début de la vie d'adulte il est plus sur la précision du fait.

Le processus d'encodage change au cours du vieillissement l'homme d'âge mûr ne cherche pas à encoder des détails mais emmagasine des informations plus générales ou plus synthétiques.

à suivre........................

 

 

Par J B - Publié dans : pratique
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Mardi 31 mai 2011 2 31 /05 /Mai /2011 14:35

 

Les exigences  d’apprentissage :

Cette méthode expérimentée sur plusieurs années dans des clubs, nous a permit de faire progresser quelques jeunes archers vers des niveaux intéressants. Hélas au moment ou il serait utile d’approfondir cette expérience les jeunes s’orientent plus vers leurs études qui deviennent plus prenantes et n’ont plus autant de temps à consacrer que lors de leur début d’apprentissage. Néanmoins se n’est pas le cas de tous et nous avons quand même fait progresser certains au delà du niveau régional, et même prendre les premières places au niveau national.

Tout d’abord certains principes sont à poser qui guideront notre pédagogie pendant la période d’initiation, et après, premièrement : rester cohérent avec la méthode moniste issue du système systémique en utilisant la continuité visuo motrice, comme élément principal et déterminant.

Le mental tient le rôle d’arbitre dans l’organisation de l’entraînement car insidieusement c’est lui qui dirige le tout et c’est donc lui qu’il faut domestiquer. C’est à lui qu’il faut fournir des images et des situations précises er régulières afin qu’il les reproduise pour que l’archer devienne performant. la grande difficulté à la progression nécessite un mental réfléchi auquel il faut éviter tout débordement vers l’émotionnel. N’entendons nous pas les archers dire : <<je n’ai pas les mêmes sensations !!!! >>

 Atteindre la cible avec précision et régularité.

 

Notre conviction, dans l’enseignement du tir à l’arc, est que ce stade se répète tout au long de la vie de l’archer,. A partir de l’observation fine d’un archer dans l’accomplissement de son geste on s’aperçoit que sans motivation et décentration totale par rapport à la cible, le résultat n’est pas présent.

Ne pas laisser son cerveau parasité par des pensées qui ajoutent un doute à la compétence de l’archer mais aussi dans sa confiance en soi, l’empêchant ainsi d’atteindre l’exigence que lui donne sa connaissance allant, pour le haut niveau à atteindre l’excellence.

Suivant les sentiments et les principes que nous avons décrits plus haut. Il faut domestiquer son mental autant que son geste avec la même progression technique

000_1032-cherbourg-copie-1.jpgNon, en fait, l’apprentissage mental de l’archer tient plus dans sa manière de vivre Nous parlions de compétence. Suivons la progression d’un archer débutant à son premier contact avec le tir à l’arc, il va atteindre la cible à cinq mètres, celle ci étant constituée, pour ne pas teinter son affectivité, d’un blason de 80 Cm retourné. Très vite il va poser la question : pourquoi tirer sur le coté non imprimé ? il veut déjà se frotter au jaune et évaluer sa compétence. C’est à ce moment que doit commencer l’apprentissage du mental ou il faut demander de tirer avec conviction sur quelque chose de banal sans signification aucune. Il faut mesurer à ce moment si vraiment cet archer saura un jour se détacher de son score pour atteindre le sublime, l’excellence. Déjà dès le premier stade de son apprentissage, qui se répétera tout au long de sa carrière d’archer, il devra éduquer son mental réfléchi. Cette situation se dupliquera quand il reculera par rapport à la cible, puis quand il sera équipé d’un viseur, de la dragonne, ou qu’il tirera pour la première fois à 50 mètres ou à 70 mètres. En fait à chaque introduction dans sa gestuelle d’un élément nouveau, l’archer reviendra à son premier stade d’apprentissage mais avec des exigences différentes, fonction de la difficulté imposée. De même que ce n’est pas parce que nous avons défini le premier stade comme atteindre la cible que celle ci ne doit durer qu’une séance. Pour chaque stade, à part le quatrième qui dure toute la vie d’archer, l’archer ne doit passer au suivant que s’il a bien assimilé celui sur lequel il travaille.

Concernant la décentration, son apprentissage se fait dès la deuxième séance mais reste présent à chaque flèche. même celles tirées dans les autres circonstances car, toutes les flèches, chaque flèche, doit mentalement être pensée.

En somme toutes les phases de l’initiation se répètent mais avec des exigences différentes de plus en plus performantes au fur et à mesure que l’archer progresse. Son expérience grandit et s’affine à chaque entraînement mais aussi, et surtout, à chaque compétition. La planification de son programme d’entraînement se fait entre les compétitions ou là se vérifie pleinement si le travail réalisé a été assimilé et surtout acquit.

Il est important aussi que l’archer se maintienne en bonne forme physique car de ses capacités physiques découle une tenue en visée et un bras d’arc solide. Néanmoins à mon sens peu de clubs offrent à leur archer la possibilité de pratiquer une musculation adaptée et une préparation physique utile à donner confiance en soi pour la réalisation d’une performance. Les archers ont pour habitude de faire quelques mouvements de bras et d’épaules pour tout échauffement. C’est alors au moment où ils participent à un entraînement collectif dirigé par un entraîneur qui avant de tirer la première flèche fait une préparation physique complète. A la suite de cela n’en ayant pas l’habitude nous obtenons le résultat inverse, car les archers sont fatigués musculairement et c’est leur esprit émotionnel qui prend le dessus. La solution idéale existe si l’archer est vraiment motivé et dirigé par un professionnel, où alors des archers sélectionnés en équipe nationale ayant à leur disposition un préparateur physique et une salle de musculation adaptée.

Concernant les enfants en phase scolarité le problème est moins crucial car dans leur établissement scolaire ils participent à des cours d’éducation physique, ils font aussi quelque fois partie d’une équipe en sports collectifs, et, par essence, un enfant se dépense plus qu’un adulte, il est donc physiquement plus « en forme ».

 

 

Par J B - Publié dans : reflexions
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Mardi 31 mai 2011 2 31 /05 /Mai /2011 11:47

 

le tir à l'arc est un sport individuel, il est donc  normal que certains archers veuillent s'entraîner d'une manière solitaire. 

ils peuvent  arriver  à un certain résultat car par la pratique on acquière une certaine efficacité mais ceci a une limite, car soi-même, sur soi-même il est difficle voire impossible de constater le petit rien que l'on pratique machinalement mais qui peut être perçu par un entraîneur experimenté qui mettra alors des exercices appropriés pour modifier comme il se doit l'enchaînement  des actions de tir d'une flèche afin de pereniser le performance acquise.

je vais decrire ici, sur plusieurs articles, la méthode dite "méthode MC2" qui, avec un peu d'attention et de perseverance permettra, je le souhaite, aux solitaires de tirer leurs flèches dans de bonne conditions de reussite.

attention toutefois la méthode doit être prise dans son ensemble c'est à dire que le mental doit être entraîné aussi bien que la technique, car sans une discipline mentale cette méthode ne donnera pas les résultats escomptés......

surtout un conseil :

ne dites jamais <<je n'y arriverai pas>> car ce n'est certes pas facile mais tout à fait réalisable croyez moi. 

 

 

I- Préambule

 

De tous temps des professionnels ou des anonymes qui se trouvaient confrontés à des interrogations, ou à qui se posaient certains problèmes essayaient de trouver des solutions à leurs interrogations. On a coutume d'appeler ces "chercheurs", des inventeurs. Parfois ces inventions passaient inaperçues ou à contrario  avaient un destin plus noble.

Le tir à l'arc ne fait pas exception à la règle. Combien de méthodes ont été élaborées depuis plus d'un siècle ? elles ont été mises en place au fur et à mesure de l'augmentation des effectifs pour une ou l'autre raison, aussi suivant la conception d'un entraîneur nouvellement promu ou engagé. Chacun y a apporté sa note personnelle.

 

Il ne faut pas perdre de vue le syndrome du papillon qui peut d'un battement d'ailes, à terme et plus loin générer un cataclysme!!!!!!

 

En réalité quand on regarde et analyse toutes ces méthodes elles ne dérogent pas à une action commune qui est celle de tracter une corde plus ou moins lentement de  positionner la main d'arc sous le menton d'observer la cible au travers d'un viseur libérer la corde pour propulser la flèche en avant et par réaction finir son geste vers l'arrière du cou.

Ce qui fait la différence entre les méthodes c'est l'approche séquentielle ou hiérarchique du mouvement et de la visée de l'utilisation de la constante mentale plus ou moins dirigée et organisée.

 

Les  "entraîneurs", intrinsèquement, ont une vision plus ou moins sélective des éléments de l'apprentissage et organisent leur pédagogie suivant les critères qu'ils jugent les plus importants. Cela ne veut pas dire que telle ou telle méthode soit la meilleure il s'agit avant tout d'être efficace. mais aussi de connaître quel langage l'archer lambda va être sensible pour qu'il trouve un intérêt dans son travail de  progression.

 

En matière de communication, car la pédagogie est avant tout une affaire de communication, pour certaines personnes quelques mots suffisent, pour d'autres il est nécessaire de faire de longs discours, enfin, pour certains il s'agit de parler par métaphores et exemples de toutes sortes afin de se faire comprendre.

concoursgem011.jpg

 

En ayant fait ce constat nous allons décrire une méthode qui s'appuie plus sur le mental et  sur l'approche d'un apprentissage plus ordonnancé, et qui considère l'archer comme un perpétuel élève, en ayant auparavant appris à le connaître et à reconnaître sa motivation.

 

Il reste, bien entendu, que toute la technique d'initiation, les fondamentaux, les stades d'apprentissage demeurent comme ils sont demeurés depuis des décennies ce qui a été décrit d'une façon magistrale par Jacques CADET. Seulement nous nous pencherons plus sur l'évolution de la personne l'arc en mains et sur l'évolution de ses compétences au fil du temps en considérant l'archer sur sa progression par le jugement de l'impact de la pédagogie qui lui est dispensée et de sa compréhension de l'activité.

Et puis les mentalités évoluent, les réflexions aussi en fonction de l'époque et des avancées technologiques.

Nous cherchons avant tout à ce que l'élève prenne du plaisir à tous les stades de son apprentissage, sans jamais tenter de le mettre en échec, tenter aussi de suivre son rythme, afin de lui faire aimer le tir à l'arc avant d'en faire un passionné..

 

Notre méthode cherche avant tout à être efficace de manière que l'archer reste au tir à l'arc parce qu'il a des sensations, des amis, des objectifs qui vont jalonner et accompagner sa vie sportive.

 JIB

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

Par J B - Publié dans : pratique
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Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /Mai /2009 10:24

On s’aperçoit tous les jours combien il est difficile de se faire bien comprendre. Cela implique en outre de bien être écouté et vis et versa,

Dans la relation d’apprentissage quand il s’agit de montrer un geste sportif nous avons à notre disposition la photographie et mieux encore la vidéo. Seulement quand la dimension mentale s’en mêle l’écoute devient plus difficile car il s’agit de bien cerner et décoder le discours du partenaire, afin de trouver les mots justes qui lui permettront d’appréhender les éléments utiles à sa progression.

L’écoute doit être totale de manière à connaître l’autre et ses pensées même au travers des filtres de communication qui ne manquent pas de s’établir entre les interlocuteurs.

En fait toute la difficulté réside dans la compréhension : l’élève doit trouver les mots pour expliquer son ressenti, le professeur grace à l’écoute issue de sa formation d’enseignant doit impérativement s’en rendre compte et pour cela, il a à sa disposition trois techniques.

1 /  le questionnement,
 pour trouver dans les réponses de l’élève les éléments manquants ou expliquant le discours écouté.

2 / la reformulation,
avec d’autres mots : reformuler ce que le professeur a entendu au cours de l’écoute. Dans sa pensée il substitue son problème entrevoit la différence il prend alors conscience de l’anomalie et prend la décision de la corriger. L’écouté est devenu l’écouteur car il sera ainsi devenu écouteur de son discours.

3 / les métaphores,
corolaires de la reformulation, imageant le discours entendu. Cela permet aussi de simplifier ou de complexifier le ressenti de l’élève. Suivant son degré d’écoute il peut arriver que l’écouté s’identifie et s’intègre dans le récit de ;la métaphore ce qui lui donne le sentiment de correspondre à son problème ou pas.

On sait maintenant que l’écoute est un élément important en pédagogie lorsqu’il est accompagné de la « manière » et du vocabulaire adéquat pour s’exprimer. Savoir s’exprimer pour« faire passer » le message, c’est aussi respecter l’autre. un autre volet de la formation, le respect de la personnalité, consiste à ne pas mettre l’individu dans des situations dangereuses psychologiquement ou dans des situations d’échec.

pour exemple, dans un but de représentativité, des dirigeants, contre l’avis des techniciens, présentent en compétition des béotiens à peine dégrossis. Cette pratique fait vivre à ces jeunes, car il s’agit souvent de jeunes, les adultes ont malgré tout la maîtrise de leur sentiments et de leurs décisions, des situations angoissantes voire agressives qui mettent leur mental à rude épreuve, risquant même de ruiner pour toujours leurs souhaits de formation.

Rassurer celui qui vient en apprentissage, : il entre en formation avec un désir évident de progresser. Le premier contact doit le rassurer sur le bien fondé de son choix, il faut l’écouter de manière à dissiper les doutes, donner des réponses à  ses interrogations,. Respecter l’individu en lui distribuant des éléments  qui doivent éliminer les questions qui sont la porte ouverte au stress et à l’angoisse, permettre ainsi d’accepter les changements qui seront proposés. Le rassurer aussi sur les capacités intrinsèques nécessaires à son épanouissement dans la spécialité mais aussi sur la communauté nouvelle dans laquelle  il s’engage. Connaître les us et coutumes que chaque activité sportive génère.

L’assurer que son implication dans l’activité va lui faire acquérir d’autres compétences, d’autres aptitudes dont, peut être il n’en ne soupçonne pas encore l’existence, il sera certainement très fier de découvrir, au-delà de ses espoirs, que sa personnalité s’enrichit de comportements nouveaux et de réflexions plus approfondies.

Le sport est tout cela, il est générateur de vertus et d’expression de véritables personnalités. Il développe l’esprit d’équipe, le respect d’autrui, l’humilité. Il fait prendre conscience de son corps et de ses aptitudes.

Le tir à l’arc, qu’il soit de loisir ou sportif, statique (cibles anglaises) ou de parcours nécessite dans le tir d’une flèche le même mental et met en jeu la même dose de capacités intrinsèques nécessaire à la bonne réussite du tir.

Dans cette façon d’assurer ou de rassurer, on s’aperçoit parfois de la rigidité des individus à accepter des situations de changement. Combien sont regrettables les formations ne respectant pas la mentalité de l’élève qui provoque une immobilité tout à fait néfaste à une progression normale.

On voit vite et l’entraîné aussi, de cet état de peu de compétence, quand les résultats stagnent alors que d’autres, moins rigides mentalement progressent.

L’écoute efficace indique à l’enseignant si l’élève a besoin de moyens mentaux tels que la sophrologie ou autres techniques mentales, ericsson, schultz etc…le formateur aura pris le soin de s’assurer avant toute représentation mentale de l’existence ou pas de la rigidité intellectuelle de l’individu.

Tout ceci dans les faits, passe par une écoute et une observation fine du formateur. Un message visant à transformer un geste d’apprentissage sera beaucoup mieux perçu, s’il est adapté à la personne.

On ne peut changer quelqu’un contre son gré.

Il sera toujours nécessaire d’accepter les apprentis avec leur affectivité, leur spécificité et leur comportement dans l’espoir d’un déclic favorable à leur  progression et à leur adaptation à la spécialité.

Il arrive aussi que sous couvert du respect de la personne on laisse filer entre nos doigts des potentialités intéressantes. La valeur de l’écoute peut nous venir en aide pour trouver les arguments ciblés qui vont toucher l’individu et modifier temporairement son jugement, c’est alors que le professionnalisme de l’entraîneur doit dépasser ses limites afin de faire modifier le raisonnement de l’élève vers un intérêt plus grand envers la spécialité.

Diverses idées de méthode d’apprentissage s’élaborent mais certaines sont plutôt de nature à déstabiliser l’impétrant ( par exemple équiper l’arc d‘un viseur et d’une dragonne dès les premières leçons !!) on peut mesurer le stress engendré dans l’esprit du débutant suites aux contraintes de la gestion des différents ustensiles et paramètres pour un tir efficace.

L’écoute et le dialogue permet de faire développer chez l’archer ou autre sportif des stratégies personnelles efficaces, dans le respect de sa personnalité avec son agrément total.

La définition de l’apprentissage pourrait se définir ainsi :

Grâce à l’écoute et au dialogue l’apprentissage permet l’acquisition de contenus, la maîtrise de capacités et de compétences nouvelles.

La démarche d’écoute, on le voit, peut et doit améliorer le changement sans nuire à la personnalité d’autrui

Par J B - Publié dans : pratique
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Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /Avr /2009 19:55

La caste des seigneurs,ou

                      le fait du prince 

Qui sont les seigneurs ?

 

Il y a dans la vie courante et surtout dans le milieu associatif, des comportements qui méritent d’être soulignés pour comprendre l’état d’esprit et la personnalité des seigneurs.

Le seigneur moderne, celui qui nous préoccupe ici, est celui, ou celle, qui par délégation ou vote a été désigné comme le responsable d’une personne morale, une association régie par la loi du 1er juillet 1901.où les modes de désignations et les pouvoirs sont clairement et strictement définis dans les statuts de l’association..ils précisent l’étendue et le contenu de la mission des dirigeants et en particuliers celle du président.

Maurice DRUON a  dit :

le fractionnement du pouvoir est la plus sûre manière d’en empêcher l’abus.

Montesquieu avait déjà en son temps fait des observations il en a déduit :

 

C’est une expérience éternelle que, tout homme qui a du pouvoir est porté a en abuser…….

Il est fortement conseillé de prévoir à la rédaction des statuts, une limitation de prérogatives pour éviter une dérive dictatoriale ou mégalomaniaque du président

 

Nous avons fait le même constat. On peut cerner les agissements dépassant le mandat confié et surtout le mépris des règles statutaires en matière de renouvellement des dirigeants à condition de rester au sein de cette association au moins une année ou en questionnant adroitement les membres affiliés depuis assez longtemps et qui s’en sont rendu compte.

Beaucoup de membres ne connaissent pas, ou peu, les différents articles de la loi ils ne savent pas que l’assemblée générale doit être tenue tous les ans que, suivant les statuts les membres élus au bureau doivent remettre leur titres ou prérogatives en jeu, ils doivent être réélus normalement. Les statuts de l’association de même que le règlement intérieur doivent être affichés et proposés à la lecture à tous les membres, ce qui est rarement fait.

Investi d’un pouvoir très encadré, le « seigneur » doit se soumettre aux exigences des statuts qui sont la loi de l’association. Même quand il s’agit d’un petit pouvoir sur une trentaine de sujets, mais la loi ne fait pas de distinction entre les grandes et petites associations seuls les statuts doivent en faire part en mentionnant les particularités intrinsèques à l’association pour laquelle ils ont été rédigés.

 

Le pouvoir est un aphrodisiaque suprême ( henri kissinger)

 

On se demande parfois comment il se fait que certains présidents d’association pérennisent leur pouvoir. ils demeurent à la tête à longueur de temps pendant des années et des années à telle enseigne qu’en finalité, l’association s’identifie à travers leur personne.

Ce pouvoir qui devrait être éphémère, car soumis à réélection par période n’excédant généralement pas quatre années, mentionné, comme nous l’avons dit plus haut à l’intérieur des statuts de l’association.

 

 Il faut croire que le pouvoir est grisant et pas si contraignant que cela car les seigneurs s’y cramponnent, adhérent et s’identifient à l’association, ils deviennent le petit chef que tout le monde rencontre lorsqu’il  approche l’activité. 

Moins on a de pouvoir plus on aime à en user

Parmi les freins au développement du bénévolat il en est un de taille qui met en cause directement le président seigneur d’une association. Cela représente un handicap à la progression et à l’initiative.

Le président peut être quelqu’un qui délègue beaucoup . Par contre s’il se conduit en responsable qui tient à endosser sans partage les responsabilités de la gestion associative, les bénévoles  ne se sentant plus utiles désertent les tâches, amenant les critiques acerbes du Président qui n’imagine même pas d’où vient la cause. Les parodies de réunions où les décisions sont déjà prises sont coutumières. On s’en aperçoit dans le discours du seigneur lorsqu’il annonce : j’ai décidé …….alors qu’il a contrecarré les initiatives des autres membres du bureau ou du comité.

 

Après les constatations du comportement dictatorial et mégalomaniaque des seigneurs d’association qui font fi des éventuelles limitations et prérogatives de  l’association essayons de comprendre ces comportements.

Le maigre pouvoir conféré au Président d’une petite association loi 1901 par un vote semble le revêtir d’une tenue qui ne lui sied pas tout à fait, surtout quand il a ces idées de dictature. Mais lors du vote d’investiture personne ne le soupçonne à priori, car, qui s’investit dans le bénévolat aura un jour la possibilité d’être désigné  Président. Nous ne voulons ici parler que des individus qui présentent la maladie du petit chef se prenant pour un seigneur, et qui usent de stratagèmes afin de perdurer à ce poste en écrasant leur entourage. Le seigneur au pouvoir n’a qu’un seul parti à prendre, le sien,…… qui le maintiendra au pouvoir…..

 

Par exemple la rétention d’informations venant de collectivités ou d’autres associations associées ou hiérarchisées. Cela confère, face aux autres bénévoles, une certaine compétence tout à fait illusoire car à l’époque ou nous vivons, l’information demeure facilitée par la multiplication des moyens de communication. N’empêche, que cela fait quand même son effet sur celui ou celle qui prend part à la vie de l’association et qui recherche a mettre à profit la loi physique de la recherche du meilleur chemin sans obstacle. Dans ces cas de régime seigneurial le plus gros obstacle est bien le Président lui-même.

 

il est normal que des membres soient récompensés pour leur investissement personnel, pour les  pouvoirs acquits dans des taches où ils  ont brillé, gravissant petit à petit  les échelons qui les ont amenés vers des postes à responsabilité. Ce ne sont pas des élus mais certains recherchent, des lauriers.

il serait peut être judicieux de tester l’humilité de ces honnêtes membres en leur confiant des tâches de basse besogne, qui peuvent être tout aussi intéressantes et observer si leur motivation reste la même. Si nous appliquions cette règle à nos seigneurs, que se passerait il ?

Je n’ai encore jamais rencontré un Président seigneur qui une fois déchu reste dans l’activité !!! Si Une fois sa démission donnée il disparaît cela porte à  penser  que sa véritable motivation n’était pas l’activité ni la générosité pour s’occuper des autres mais bien son pouvoir éphémère de petit chef.

 

Montesquieu l’avait observé, nous l’observons, d’autres l’observeront, la vie est ainsi faite et en attendant nous relevons tous, le problème des bénévoles dans les associations Ce phénomène de la race des seigneurs joue sans doute un grand rôle sur le turn over des bénévoles.

 JB

 

Par J B - Publié dans : constats
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