L'APPRENTISSAGE
Approchons la première séance :
Il s'agit de faire fonctionner avec une osmose la plus parfaite possible le couple arc / archer
D'une manière générale avec un arc d'initiation correspondant à la morphologie de l'archer et à sa latéralité gestuelle et, ou, visuelle, nous lui indiquons comment se positionner
(stature spatiale) Il est important de donner à l'archer la notion d'orientation par rapport à la cible. Comment placer ses doigts sur la corde de manière à ce que la flèche soit devant l'œil, on
profite pour expliquer que la référence de visée est toujours la pointe de la flèche, en visée flèche ou en visée pointe lorsque l'élève abordera la notion de distance.
La référence du contact arrière se trouve au bout de l'index placé à la commissure des lèvres.
Cette particularité est très importante pour ne pas dire primordiale. Combien de fois un initiateur ou un entraîneur voire un BE ont lutté contre cette manie qu'ont les
archers d'avoir peur d'approcher la corde de leur visage? Tous ont cette réaction, pour différentes raisons d'ailleurs, selon les hommes ou les filles, la plupart pour ne pas dire tous. Or, il
est important que l'archer en connaisse la raison. Sur un plan général nous devons toujours donner une explication aux consignes que nous donnons, l'archer a aussi un cerveau, un pouvoir de
réflexion, une intelligence il doit s'en servir.
Revenons au contact à la commissure des lèvres avec le bout de l'index. Nous devons être très vigilants et intransigeants sur la bonne réalisation de la solidité du contact
arrière, si ce premier automatisme est acquit nous avons déjà fait un grand pas vers une gestuelle efficace,
Ne pas lâcher prise tant que cela n'est pas au top. cette rigueur va nous faire gagner de longues séances de rattrapage lorsque nous serons au moment d'introduire le viseur.
La première séance
Placer l'arche près du paillon d'entraînement (5 mètres environ) afin de ne pas teinter son émotivité et favoriser sa confiance nous lui faisons tirer sa première
flèche, dans la paille……
Cela devrait être pour lui un soulagement, une "autre" expérience. C'est autour de cette première flèche que beaucoup de choses se passent, que le formateur doit faire apparaître
il doit anticiper grâce à son expérience les questions de l'archer le mettre à son aise et lui faire tirer les autres flèches. Il faut accompagner le nouveau comme un bébé à qui on apprend à se
mettre debout.
Il faut qu'il comprenne qu'il y a beaucoup de choses à apprendre pour être autonome et se faire plaisir en définitive, nous avons déjà dit maintes fois que plus un archer se sent
compétent plus il s'investit.
Si l'archer a aimé cette première séance il y a de fortes chances pour qu'il devienne un archer assidu qu'il progresse à un rythme normal et intègre le club définitivement.
On a souvent dit que l'archer venait au tir à l'arc pour tirer des flèches, certes, mais aussi pour se faire plaisir, avoir des sensations. Rien n'empêche de tirer pour le nouveau
venu, pendant que le formateur argumente, corrige, fait ressentir, intéresse et accapare le nouvel archer.
On constate pendant la première séance d'apprentissage ou on fait tirer les nouveaux archers sur une cible placée coté verso blanc que malgré tout ils cherchent à atteindre le
centre et que même mieux ils devinent les contours du jaune et se réjouissent quand ils l'atteignent. Il y a là deux remarques à faire.
1 / l'archer se croit à la fête du patronage sur un stand de jet de pelotes pour détruire un tas de boites de conserves , c'est avant tout le plaisir du jeu la partie ludique
de son apprentissage.
2 / il s'organise pour créer un système de visée avec les rudiments de conseils qu'il a entendu mais pas intégrés.
Pour cela posons nous la question de l'opportunité de mettre une cible (même du côté non imprimé) ou pas.
Pour ma part je ne met pas de cible du tout
Réflexions.
Pourquoi une première séance d'apprentissage dans une rubrique entraînement??
Tout simplement parce que cette première séance doit initier le jeune archer à découvrir et estimer tout ce que son avenir sportif va lui réserver, sur le plan technique mais aussi
sur le plan mental. Il est préférable de lui faire découvrir tôt les enseignements et les vertus du tir à l'arc.
Nous avons dit plus haut que la première séance se répétait tout au long de la vie de l'archer tout au moins tant qu'il n'est pas devenu autonome et expérimenté.
Une explication semble s'imposer :
En effet pendant la première séance d'initiation l'archer découvre le tir d'une flèche suivant la méthode décrite plus haut , en fait il commence son apprentissage.
Un peu plus tard, nous l'analyserons après, l'archer va découvrir une autre méthode pour atteindre la cible placée plus loin. À ce moment il va effectuer une autre première séance
avec un objectif différent et ce sera pour lui une autre découverte.
Lorsqu'il sera un peu plus compétent il va un jour être confronté à un tir à 70 mètres, nous avons tout lieu de penser que ce sera dans sa tête les mêmes sensations et les mêmes
interrogations que lors de sa première séance à 5 mètres.
Nous avons après cette analyse la possibilité d'annoncer que chaque fois que l'archer est amené à découvrir une différence ou de faire face à une nouvelle modification, ce doit
être comme la première séance d'apprentissage. Ne sommes nous pas en apprentissage tout au long de notre vie.
Si l'on a pris soin, au cours de l'entretien préalable qui s'est déroulé lors de l'inscription, d'avertir l'impétrant de la méthode qui lui sera proposée alors ce qui va suivre
prend tout son sens.
Une fois que l'on a décrit au nouvel archer comment utiliser à 5 mètres l'arc et les flèches qui lui ont été confiées, et lui avoir expliqué toutes les règles de sécurité, il faut
le convaincre que toutes les consignes doivent être exécutées à la perfection et respectées à la lettre.
C'est à partir de ce moment là, au vu de l'observation portée aux conseils, que le moniteur ou le formateur commence à connaître psychologiquement son élève.
Le respect des consignes, dénote déjà l'intérêt porté à l'activité et au plaisir qu'il en retire, en second lieu, l'acceptation de la hiérarchie technique et des
conseils, troisièmement, la patience et la volonté d'aller jusqu'au bout. de la tâche. La volonté peut être de construire quelque chose ???
Les gens ont tendance à entendre ce qu'ils veulent entendre, à penser ce qu'ils veulent penser, à comprendre ce qu'ils veulent comprendre. Ils lisent dans le cadre de leur
expérience vécue. Il faut écouter le nouvel arrivant, c'est lui qu'il faut comprendre.
Pour cela il faut que le moniteur soit formé à la communication en dehors de ses propres filtres. Il doit remiser provisoirement ses jugements personnels qu'il utilisera,
peut être plus tard pour convaincre. C’est un fait, on a bien conscience de connaître une personne, en réalité on ne le connaît que sur la facette du moment présent. certes on peut prévoir
suivant son caractère quelle sera sa réaction devant telle ou telle situation, mais penons l’exemple d’une compétition avec du vent, suivant le type de vent, rafales, puissance ou niveau, voire
autres caractéristiques, la stratégie adoptée ne sera pas la même. Il faut donc avoir dans la panoplie du tireur plusieurs stratégies pour modifier le comportement face a cet adversaire
imprévu.
L’archer doit en être conscient et surtout convaincu. Sans cela il perdra sa compétition, surtout s’il s’agit de finales, la place reviendra au plus expérimenté où au mieux
entraîné ce qui confortera la cohésion avec son entraîneur.
Toutes les remarques que peut se faire le moniteur il doit les consigner sur une fiche qui retracera le suivi technique de l'archer.
Il est nécessaire que l'archer exécute à la lettre et à la perfection toutes les consignes que lui a données le formateur
On voit trop sur les pas de tir des archers faire n'importe quoi de n'importe quelle façon, se désoler de ne pas réussir puis au bout de quelques séances ne plus revenir au club,
faute de conseils, de prise en charge des difficultés.
Pour cette première séance, qui en fait durera quelques cours, l'archer devra ressentir que l'on s'occupe de lui et que l'apprentissage doit être correctement effectué pour que la
gestuelle soit comprise et automatisée.
Par exemple mettre le bout de l'index à la commissure des lèvres, gestuelle tout a fait simple si on n'a pas d'arc en mains, mais extrêmement complexe sitôt que l'on tire sur
la corde.
Et bien il faut dédramatiser le mouvement dans la réflexion de l'archer et lui expliquer que c'est surtout à cause de la flèche qui se trouve sur l'arc car l'archer à partir du
moment ou il tire sur la corde il n'a de cesse que de savoir ou elle va aller. Son cerveau limbique bloque le système. si on ne prend pas la précaution de lui expliquer et lui faire exécuter
facilement, lors de la première séance au viseur (CQFD)
comment fera t-il pour se positionner sous le menton ? recommenceront alors les difficultés???……..
un principe que l'on observe jamais c'est de ne pas passer à autre chose tant que la technique donnée en consigne n'est pas totalement maîtrisée.
On voit trop souvent des nouveaux archers aborder le tir avec viseur alors que la visée flèche qui donne la position de base et l'orientation n'est pas du tout maîtrisée.
les consignes :
L'attitude :
Les pieds ancrés au sol, la tête haute et droite, dire à l'archer de ressembler à un arbre les pieds ancrés au sol et la tête vers le ciel!!!
La colonne vertébrale est droite, verticale, les épaules basses, le bassin stabilisé répartissant le poids uniformément sur les deux pieds.
Pratiquer la respiration ventrale qui fait circuler l'énergie, tirer sur la corde sur une expiration.
Chercher la fluidité du geste sans précipitation. sans tremblement et sans heurts c'est à partir de ce moment que commence l'éducation du mental de l'archer, se concentrer sur
les consignes va permettre plus tard de se décentrer du résultat.
Les archers qui tremblent en tirant sur la corde ont :
Soit peur , soit l'arc est trop puissant , pour dédramatiser faire tirer sur la corde ( sans lâcher) sans flèche
l'archer dès les premières séances doit faire corps avec son arc ne plus en avoir peur, le maîtriser ainsi que sa gestuelle pour que nous passions à la deuxième séance.
La relaxation, également, est très importante, apprendre à l'archer a être détendu la pensée attentive sur ce qui est important pour son tir, ne pas la laisser vagabonder en dehors
de ses gestes. L'archer doit être en harmonie avec son esprit, son matériel et son action. Il doit chasser ses pensées parasites. Le rôle du moniteur est de lui apprendre a rester humble devant
la réalisation de son tir, et lui dire que :
Un jour viendra où………….
L'archer doit être stable sur son bassin ses jambes ses pieds le poids du corps bien réparti sur ses deux pieds, les archers débutants ont tendance a porter le poids
de leur corps sur le pied avant ce qui crée un décalage du bassin .
L'archer débutant doit prendre l'habitude de prolonger son regard sur la cible pendant le vol de la flèche ce qui lui permet de ne pas bouger jusqu'a l'impact.
Faire tirer en binôme car, tirer sous le regard d'autrui donne de l'humilité et de la confiance.
Remercier son coéquipier ( même intérieurement) d'être meilleur que soi permet de progresser intérieurement.
Tout archer devrait être sans cesse à la recherche d'un état de grâce
Si cette méthode et ses consignes sont énoncées petit à petit lors de conseils ou de repositionnement spatial de l'archer soit pour donner une explication sur un impact ou un geste
mal réalisé, soit pour apprendre à maîtriser son geste ou son matériel l'archer sera alors conscient de ses lacunes, cela lui permettra de progresser en conscience.
Ne pas chercher à faire un champion régional d'un débutant ne pas lui parler de compétition à un stade ou il éprouve de réelles difficultés à mettre une flèche dans une cible
correctement à 5 mètres.
Voici une question qui m'a été posée , qui reflète totalement les propos ci dessus.
:<< . Enfin, en arrivant sur les dernières cibles, il me prend toujours la peur d'en rater une. le tout fait que je modifie ma position, cherchant à la
rendre meilleure mais c'est tout le contraire qui arrive car comme je tire en instinctif, tous mes repères changent sans que je m'en rende compte et mes flèches ne vont plus la ou elles devraient
aller. >>
illustration grandeur nature et prise sur le vif, qui prouve que le stress, car il s'agit de lui, s'alimente sur des idées parasites qui sont issues de la non
confiance en soi. Mais sur des idées autres que celles que pourraient donner la vraie compétence de l'archer. L'archer veut se surpasser mais il sait dans son for intérieur qu'il n'a pas la
compétence voulue alors il alimente une spirale négative qui le prive un peu plus de moyens.
Il est très difficile de tirer en parfaite décontraction de pensées, mais là aussi un apprentissage s'avère utile.
Ainsi lorsque l'élève aura acquit une certaine maîtrise de son tir en visée flèche, il faudra l'initier à la balistique. Afin qu'il comprenne plus aisément, nous le faisons reculer
de deux en deux pas et à chaque fois l'archer lâche une flèche sans rien changer à la technique de la première séance (à faire avec un arc de faible puissance ou alors reculer de 5 en 5 mètres).
Le constat que devra faire le tireur sera que ses flèches se repartissent sur un ligne verticale, la plus basse étant la dernière tirée. Le moniteur aura là toute matière à expliquer à l'archer
que sa flèche étant sur une sorte de rampe de lancement d'une fusée, par exemple, doit en modifier l'inclinaison, afin que la trajectoire suivie par la flèche, se retrouve sur le même impact
quelque soit la distance de tir.
Peut être pourrions nous, au risque d'y revenir plus tard et souvent dans la vie sportive de l'archer, lui indiquer que cette nouvelle difficulté, lui donne la possibilité de
prendre conscience à la solution pour la surmonter. De se donner la possibilité de l'apprivoiser et de finalement en faire une alliée.
Son action sera organisée suivant quatre facettes.
1 / faire face et prendre conscience, de mesurer le fait nouveau dans toute son amplitude.
2 / chercher les moyens de surmonter la difficulté en y opposant les moyens dont il dispose et les rendre encore plus efficaces.
3 / rechercher la confiance en soi et l'estime de soi dans un sentiment de sécurité intérieure, parce que nous sommes capables de maîtriser notre savoir faire face à la tâche alors
que nous sommes conscients de notre compétence.
4 / l'archer doit comprendre aussi que même si il est dans une situation inconnue génératrice de stress, il peut ainsi apprivoiser la difficulté.
Bien entendu pour cela il aura besoin d'un moniteur - entraîneur qui le lui fera ressentir et le guidera pour que son mental l'aide à mieux réfléchir et a surmonter ses
doutes.
Ceci démontre également que plus l'archer est compétent plus il s'investit
Tu as le pouvoir de rire et aussi celui de pleurer.
Tu as le pouvoir de dire le fond de ta pensée
Tu as le pouvoir de changer ta propre destinée.
Mais tu n'as pas le pouvoir de revivre ton passé
Ni celui de prévoir tout ce qui va t'arriver.
Avance pas à pas vers un monde que tu choisiras avec tes rêves,
Tes désirs et tes réalités,
En sachant que ton corps peut te limiter.
Mais n'oublie pas que plus tu avanceras,
Plus tu t'émerveilleras, et plus tu grandiras.
Alors cesse d'avancer en regardant derrière toi et fais rejaillir avec intensité, toutes les qualités de ton Moi.
Accepte en toute honnêteté que tu es un être imparfait.
Ce qui s'appelle être humble………
Tirer sa flèche….. un peu plus loin……..
Lorsqu'on regarde un archer débutant, jeune ou adulte, on s'aperçoit que ce qui lui importe le plus c'est de savoir ou se trouve sa flèche en cible. Ceci dénote son inexpérience
parce qu'il n'est pas sûr de ce qu'il fait. Il doute. La solution ne viendra pas seule mais si déjà lors des premières séances décrites plus haut on inculquait au nouveau venu au tir à l'arc des
consignes strictes qu'il les comprenne qu'il les applique parce qu'elles sont presque automatisées, le problème de cette décentration serait plus facile à résoudre.
La décentration est le deuxième élément le plus important dans le tir d'une flèche, en effet si l'archer regarde où est allée
sa flèche c'est qu'obligatoirement avant ou pendant son tir il s'est posé la question. Or c'est justement cela qu'il faut combattre avec vigueur et obliger l'archer à tirer sa flèche avec ses
compétences et la réussite qu'il doit en attendre non pas du fait du hasard.!!!!
C'est en cela que réside une des grandes vertus du tir à l'arc tirer en complète décontraction et relaxation, avec en accompagnement une parfaite maîtrise de ses pensées, dans le
sens de l'efficacité, (pensées positives)
En kuydo par exemple lorsqu'on regarde tirer un archer il est complètement décentré de l'impact de sa flèche pour la bonne raison que le RITE qui lui est imposé le captive
tellement et parce qu'en fait pour lui c'est le plus important, que l'endroit ou se trouve l'impact de la flèche ne peut être que la conséquence de l'efficacité de son tir.
Si nous prenons exemple sur cette méthode, ce qui est possible, nous avancerions plus rapidement.
Il faut donc être plus imaginatif et imposer à l'archer une pensée, un geste, aune attitude tellement "obligataire" qu'il en arrive a ne plus penser que c'est pour le tir de sa
flèche.
Il faut aussi apprendre à l'archer que sa visée est toujours instinctive et donc il vaut mieux s'occuper de son comportement et de son action de tirer sur la corde, puis de lâcher,
que de penser au futur sur lequel nous n'avons pas d'action.
à cela une réflexion devrait nous indiquer qu'une visée est sans conteste instinctive et que, si l'on ne veut pas troubler le nouveau venu avec des pensées parasites il faut
surtout ne pas lui dire de viser mais lui indiquer comment s'orienter le mieux possible en s'aidant soit de la position de la flèche l'arc bandé, et sa stature spatiale.
Le formateur devrait avoir à l'esprit que la visée est instinctive et que, au fur et à mesure que l'expertise de l'archer s'affine sa visée devient de plus en plus
pertinente.
Dans la recherche de performance plus tard nous nous appesantirons sur la visée.
Quelques principes entendus ici ou là:
- "Si tu n'es pas clair dans ta tête, au moment ou tu vas te retrouver tout seul devant ta cible avec ton arc, tu auras du mal à la mettre dedans".
- "Regardez votre attitude: vous avez perdu avant de tirer votre volée..." (entraîneur étranger regardant des archers se dirigeant vers un pas de tir en IDF - concours
local):
- "Tu alimentes ta stratégie d'échec ?" (remarque d'un débutant, fin psychologue...)
- Personnellement, je constate que dans certains cas, je suis capable de savoir que ma flèche sera dedans avant de d'armer mon arc. Ma question est: comment systématiser pour
chaque flèche et peut-on travailler pour que cet état d'esprit soit constant pendant une demi-journée par exemple ?
Plus l'archer se sent compétent plus il s'engage et s'investit, il faut entretenir cette attitude mentale, et ne jamais mettre le nouvel archer en situation d'échec, car là nous
tombons dans le processus inverse.
Il faut aussi déterminer constamment avec celui-ci sa stratégie de tir
concernant la stratégie de tir, elle permet de porter son attention sur un élément de l'action de tirer ( en principe on porte son attention sur l'élément dont on voudrait avoir la
maîtrise complète ou là où nous nous sentons plus fragiles). c'est peut être aussi ce qu'il faut déterminer chez chacun et qui permettra d'avancer.
Cette stratégie de tir évoluera au fur et à mesure de l'augmentation des compétences de l'archer car il portera certainement son attention sur des éléments différents au fur et à
mesure de l'avancement de ses connaissances.
mais le conseil que je donnerai est de tirer en parfaite décontraction, musculaire, tendineuse et de pensées ( surtout négatives ) du genre ne pas....ou....est ce que
?.....etc...
-
Au japon, pour décrire l'évolution d'un pratiquant (quelque soit son art), on dit: Shin, Gi, Taï
Taï: le corps, c’est à dire développer la musculature, la souplesse, l’équilibre, renforcer les tendons et ligaments...
Gi: la technique, c'est à dire travailler intensément et régulièrement le ou les gestes technique, les perfectionner, les automatiser au point de ne plus avoir à y penser (cerveau
cortical/intellect)
Shin: l'esprit, terme générique incluant l'énergie, les états de conscience, la perception du monde et de sa place dans le monde.
-
Dans la pratique du sabre, on parle de Ki, Ken, Taï: l'union du corps (Taï), du sabre (Ken) et de l’énergie (Ki)
Le problème, évidemment, c'est la gestion des paramètres.
Il s'agit en conséquence, pour l'archer, d'améliorer ses habiletés mentales pour favoriser l'apprentissage et la progression. Il doit apprendre à se positionner sereinement face
aux événements, dans une attitude d'affirmation de soi et de confiance. Mieux se connaître, physiquement et psychiquement.
Il doit aussi maîtriser les méthodes de relaxation pour récupérer plus vite et plus efficacement. S'intéresser, par exemple, au training autogène de Schultz ou la relaxation
Ericksonienne etc….
Comme nous le voyons, à l'inverse de ce qui se fait, la première séance d'apprentissage est "la" séance la plus importante pour la carrière de l'archer qui veut faire du tir à
l'arc un sport et non un loisir, auquel cas les séances de découverte telles qu'elles sont pratiquées actuellement conviennent tout a fait. La nécessité d'un dialogue / entretien au début du
contact avec l'individu prend ici toute son importance.
Rien ne présage encore à ce stade si l'archer ira vers la compétition ou pas.
nous en sommes encore au tir sans viseur et, avant de passer au stade supérieur qui nous mènera vers la recherche de performance, le moniteur doit s'assurer
que
l'archer a bien saisi toutes les consignes qui lui sont données, qu'il les applique d'une manière automatique, le plus parfaitement possible.
À ce stade il doit avoir déjà un peu plus confiance en lui et son plaisir de tirer doit être visible. Le contentement d'un archer se mesure au nombre de flèches qu'il tire à
l'entraînement, en effet l'archer a, lors de l'entraînement , s'il n'est pas ou moyennement motivé, la possibilité de faire "autre chose", bavarder, aller vers les autres etc… par contre l'archer
motivé tire un maximum de flèches pose des questions à son entraîneur, s'inquiète de son attitude ou de sa performance, pose des questions sur le matériel etc… en somme l'archer motivé travaille,
l'archer loisir vient passer un bon moment avec les amis.
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<<L'entraînement c'est des étapes successives de conseils, d'applications de stratégie et ensuite on parle d'analyse et de suivi...
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alors, tout archer qui se pose la question avec son boss des pas de tir est capable de déterminer les plus et les moins et c'est comme ça qu'on a travaillé dans le (……..) et
on est une bande pas mécontente même si on est pas devenu des athlètes de Haut Niveau...
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oui mais……….. l'objectif était-il vraiment là ????
ce qui prouve (en décodant) que vraisemblablement le formateur a bien tenté de structurer un entraînement mais que finalement la motivation était…. Ailleurs.
Le résultat aussi!!!!!!!
(Propos relevés sur un forum, qui illustre tout simplement notre discours du début, l'archer nouveau vient – il faire du "sport" ou du loisir??)
Il est important de connaître les motivations de celui qui se présente devant l'activité pour orienter sa formation. Nous ne le répéterons jamais assez
Pour en revenir à un aspect plus poétique….
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L'archer est un calligraphe: il écrit sur la cible avec ses flèches.
Son tir témoigne de son niveau de communication avec le monde.
Sa recherche est de trouver sa juste place, entrer en résonance avec l' arc, de s'harmoniser avec la cible, d'entrer en relation avec l'environnement.
Le tir à l'arc est vraiment une source inépuisable de ressentis!!!!
Nous allons maintenant, logiquement, passer à la première séance avec viseur.
Dans l'esprit d'un archer, l'entraînement, c'est avant tout tirer des flèches. Pour l'archer "LOISIR" nous l'admettrons volontiers. Par contre pour l'archer sportif
qui dirige son entraînement en vue de réaliser un objectif d'autres contraintes viennent s'ajouter. Objectif, endurance, stratégie, matériel etc…….
Animations, recrutement.
Quoique les animations de quartier n'ont jamais prouvé leur efficacité sur le plan du recrutement des clubs elles sont néanmoins nécessaires au niveau vulgarisation et
communication. De plus au regard des subventions octroyées aux clubs il est normal que dans les cas de manifestations locales le club local participe aux festivités.
Lorsque l'on participe à ces animations de quartier, la population qui se présente est toute entière remplie de curiosité, de sentiments ludiques, mais pas du tout comme venant
s'essayer à la pratique d'un sport. Cela est prouvé par les demandes des parents qui présentent "pour essayer" des bambins de trois ou quatre ans hauts comme trois pommes sans aucune capacité
physique pour pouvoir prétendre à bander un arc même de faible puissance.
Nous nous apercevons au fil des demos et animations que peu de personnes perçoivent l'activité comme un sport à part entière. Aussi il nous est obligatoire de teinter l'affectivité
des "clients" par un sentiment de réussite et de facilité, si l'on souhaite caresser l'individu dans le sens du poil et l'intéresser afin de le retrouver sur nos pas de tir.
1 / faire tirer sur des cibles de 122 Cm placées entre 5 et 8 mètres.
2/ avoir un nombre d'arcs en service important afin de pallier aux essais avec des visiteurs de différentes morphologie et latéralité.
3 / avoir des flèches de différentes longueur en nombre important pour satisfaire aux différentes allonges et à la casse car malgré la proximité des cibles l'inexpérience des
individus fait que de temps en temps on n'est pas à l'abri d'un "coup de bras" intempestif. En dehors du fait que pour des raisons de sécurité nous sommes toujours placés devant un mur ou des
rochers (en campagne) les flèches n'apprécient pas les chocs sur du dur. Se munir aussi d'un stock d'encoches correspondant aux diamètres des tubes en service. Il est facile de changer une
encoche et cela peut rendre des services.
D'une manière générale tout le matériel utilisé doit être en bon état révisé avant de partir sur le lieu des manifestations.
Cela montre aussi aux visiteurs la respectabilité du club.
4 / tous les animateurs devraient être vêtus de la tenue club.
Au vu de tous également un press-book informerait les archers de la vie du club.
5 / si possible prévoir des "postes" sur le pas de tir qui traiteront les affinités adultes droitiers ou gauchers enfants , etc.. cela permet en cas d'affluence de traiter
plus de personnes en même temps.
La méthode :
Le choix du "poste" ou du matériel fait en fonction de la personne qui se présente, la placer à cheval sur le pas de tir, perpendiculaire à une cible de 122 Cm qui se trouve à 5
mètres, prendre soin de l'aider à bien placer ses pieds parallèles ou légèrement ouverts à cause des retours de corde sur l'avant bras. Faire tendre le bras d'arc avec l'arc en direction de la
cible ( orientation).
Expliquer comment prendre la corde à trois doigts à quelques centimètres sous l'encoche.
Le moment le plus important est arrivé. Il s'agit d'expliquer d'une manière précise et concise que l'archer doit tracter la corde jusqu'à venir positionner le bout de son index à
la commissure des lèvres. Il faut être tenace et l'obliger à la faire car son idée n'est que de lâcher la corde pour voir ou va se planter la flèche!!
Il faut informer le tireur que cette consigne doit être appliquée à la lettre, au besoin l'obliger à le faire, sans cela la suite ne sera que banalité est insatisfaction
À partir du moment ou cette consigne est exécutée l'archer REGARDE la cible et lâche sa corde.
NE PAS ATTENDRE …….
Si tout se passe suivant les conditions énoncées la flèche doit se trouver dans le jaune…..
À la grande satisfaction du candidat.
Remarque :
Dans son discours le moniteur ne doit en aucun cas parler de viser. Il arrivera aussi que le tireur pose la question de viser. La réponse est :
<<Vous ne m'avez pas entendu parler de viser c'est donc, et vous en avez la preuve, que pour cet essai la visée n'est pas nécessaire >>.
Explications :
En parlant de viser l'archer se polarise sur la situation et oublie tout le reste, sachant que de ce que l'on entend on retient 10%, notre message est stérile.
Il s'agit donc de ne pas donner trop d'informations à l'archer de cette manière et avec cette méthode 60% au moins des flèches sont dan le jaune.
Il faut utiliser l'instinct ou l'inné de chacun qui va teinter favorablement l'approche et l'intérêt de l'individu pour l'activité.
Autre particularité :
Nous savons tous que lorsque l'on attend l'arc bandé nous bougeons et plus l'on attend plus cela bouge, résultat la flèche est mauvaise.
C'est aussi ce qui arrive aux archers qui tirent avec un arc trop puissant pour eux, et qui ne veulent pas le reconnaître!!
Cette méthode possède l'avantage d'être simple, rapide et efficace et rend l'essayeur content d'avoir réalisé quelque chose d'inhabituel et qui même si cela à posteriori lui semble
facile il en parlera autour de lui avec empathie.