Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /2009 10:24

On s’aperçoit tous les jours combien il est difficile de se faire bien comprendre. Cela implique en outre de bien être écouté et vis et versa,

Dans la relation d’apprentissage quand il s’agit de montrer un geste sportif nous avons à notre disposition la photographie et mieux encore la vidéo. Seulement quand la dimension mentale s’en mêle l’écoute devient plus difficile car il s’agit de bien cerner et décoder le discours du partenaire, afin de trouver les mots justes qui lui permettront d’appréhender les éléments utiles à sa progression.

L’écoute doit être totale de manière à connaître l’autre et ses pensées même au travers des filtres de communication qui ne manquent pas de s’établir entre les interlocuteurs.

En fait toute la difficulté réside dans la compréhension : l’élève doit trouver les mots pour expliquer son ressenti, le professeur grace à l’écoute issue de sa formation d’enseignant doit impérativement s’en rendre compte et pour cela, il a à sa disposition trois techniques.

1 /  le questionnement,
 pour trouver dans les réponses de l’élève les éléments manquants ou expliquant le discours écouté.

2 / la reformulation,
avec d’autres mots : reformuler ce que le professeur a entendu au cours de l’écoute. Dans sa pensée il substitue son problème entrevoit la différence il prend alors conscience de l’anomalie et prend la décision de la corriger. L’écouté est devenu l’écouteur car il sera ainsi devenu écouteur de son discours.

3 / les métaphores,
corolaires de la reformulation, imageant le discours entendu. Cela permet aussi de simplifier ou de complexifier le ressenti de l’élève. Suivant son degré d’écoute il peut arriver que l’écouté s’identifie et s’intègre dans le récit de ;la métaphore ce qui lui donne le sentiment de correspondre à son problème ou pas.

On sait maintenant que l’écoute est un élément important en pédagogie lorsqu’il est accompagné de la « manière » et du vocabulaire adéquat pour s’exprimer. Savoir s’exprimer pour« faire passer » le message, c’est aussi respecter l’autre. un autre volet de la formation, le respect de la personnalité, consiste à ne pas mettre l’individu dans des situations dangereuses psychologiquement ou dans des situations d’échec.

pour exemple, dans un but de représentativité, des dirigeants, contre l’avis des techniciens, présentent en compétition des béotiens à peine dégrossis. Cette pratique fait vivre à ces jeunes, car il s’agit souvent de jeunes, les adultes ont malgré tout la maîtrise de leur sentiments et de leurs décisions, des situations angoissantes voire agressives qui mettent leur mental à rude épreuve, risquant même de ruiner pour toujours leurs souhaits de formation.

Rassurer celui qui vient en apprentissage, : il entre en formation avec un désir évident de progresser. Le premier contact doit le rassurer sur le bien fondé de son choix, il faut l’écouter de manière à dissiper les doutes, donner des réponses à  ses interrogations,. Respecter l’individu en lui distribuant des éléments  qui doivent éliminer les questions qui sont la porte ouverte au stress et à l’angoisse, permettre ainsi d’accepter les changements qui seront proposés. Le rassurer aussi sur les capacités intrinsèques nécessaires à son épanouissement dans la spécialité mais aussi sur la communauté nouvelle dans laquelle  il s’engage. Connaître les us et coutumes que chaque activité sportive génère.

L’assurer que son implication dans l’activité va lui faire acquérir d’autres compétences, d’autres aptitudes dont, peut être il n’en ne soupçonne pas encore l’existence, il sera certainement très fier de découvrir, au-delà de ses espoirs, que sa personnalité s’enrichit de comportements nouveaux et de réflexions plus approfondies.

Le sport est tout cela, il est générateur de vertus et d’expression de véritables personnalités. Il développe l’esprit d’équipe, le respect d’autrui, l’humilité. Il fait prendre conscience de son corps et de ses aptitudes.

Le tir à l’arc, qu’il soit de loisir ou sportif, statique (cibles anglaises) ou de parcours nécessite dans le tir d’une flèche le même mental et met en jeu la même dose de capacités intrinsèques nécessaire à la bonne réussite du tir.

Dans cette façon d’assurer ou de rassurer, on s’aperçoit parfois de la rigidité des individus à accepter des situations de changement. Combien sont regrettables les formations ne respectant pas la mentalité de l’élève qui provoque une immobilité tout à fait néfaste à une progression normale.

On voit vite et l’entraîné aussi, de cet état de peu de compétence, quand les résultats stagnent alors que d’autres, moins rigides mentalement progressent.

L’écoute efficace indique à l’enseignant si l’élève a besoin de moyens mentaux tels que la sophrologie ou autres techniques mentales, ericsson, schultz etc…le formateur aura pris le soin de s’assurer avant toute représentation mentale de l’existence ou pas de la rigidité intellectuelle de l’individu.

Tout ceci dans les faits, passe par une écoute et une observation fine du formateur. Un message visant à transformer un geste d’apprentissage sera beaucoup mieux perçu, s’il est adapté à la personne.

On ne peut changer quelqu’un contre son gré.

Il sera toujours nécessaire d’accepter les apprentis avec leur affectivité, leur spécificité et leur comportement dans l’espoir d’un déclic favorable à leur  progression et à leur adaptation à la spécialité.

Il arrive aussi que sous couvert du respect de la personne on laisse filer entre nos doigts des potentialités intéressantes. La valeur de l’écoute peut nous venir en aide pour trouver les arguments ciblés qui vont toucher l’individu et modifier temporairement son jugement, c’est alors que le professionnalisme de l’entraîneur doit dépasser ses limites afin de faire modifier le raisonnement de l’élève vers un intérêt plus grand envers la spécialité.

Diverses idées de méthode d’apprentissage s’élaborent mais certaines sont plutôt de nature à déstabiliser l’impétrant ( par exemple équiper l’arc d‘un viseur et d’une dragonne dès les premières leçons !!) on peut mesurer le stress engendré dans l’esprit du débutant suites aux contraintes de la gestion des différents ustensiles et paramètres pour un tir efficace.

L’écoute et le dialogue permet de faire développer chez l’archer ou autre sportif des stratégies personnelles efficaces, dans le respect de sa personnalité avec son agrément total.

La définition de l’apprentissage pourrait se définir ainsi :

Grâce à l’écoute et au dialogue l’apprentissage permet l’acquisition de contenus, la maîtrise de capacités et de compétences nouvelles.

La démarche d’écoute, on le voit, peut et doit améliorer le changement sans nuire à la personnalité d’autrui

Par J B - Publié dans : pratique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /2009 19:55

La caste des seigneurs,ou

                      le fait du prince 

Qui sont les seigneurs ?

 

Il y a dans la vie courante et surtout dans le milieu associatif, des comportements qui méritent d’être soulignés pour comprendre l’état d’esprit et la personnalité des seigneurs.

Le seigneur moderne, celui qui nous préoccupe ici, est celui, ou celle, qui par délégation ou vote a été désigné comme le responsable d’une personne morale, une association régie par la loi du 1er juillet 1901.où les modes de désignations et les pouvoirs sont clairement et strictement définis dans les statuts de l’association..ils précisent l’étendue et le contenu de la mission des dirigeants et en particuliers celle du président.

Maurice DRUON a  dit :

le fractionnement du pouvoir est la plus sûre manière d’en empêcher l’abus.

Montesquieu avait déjà en son temps fait des observations il en a déduit :

 

C’est une expérience éternelle que, tout homme qui a du pouvoir est porté a en abuser…….

Il est fortement conseillé de prévoir à la rédaction des statuts, une limitation de prérogatives pour éviter une dérive dictatoriale ou mégalomaniaque du président

 

Nous avons fait le même constat. On peut cerner les agissements dépassant le mandat confié et surtout le mépris des règles statutaires en matière de renouvellement des dirigeants à condition de rester au sein de cette association au moins une année ou en questionnant adroitement les membres affiliés depuis assez longtemps et qui s’en sont rendu compte.

Beaucoup de membres ne connaissent pas, ou peu, les différents articles de la loi ils ne savent pas que l’assemblée générale doit être tenue tous les ans que, suivant les statuts les membres élus au bureau doivent remettre leur titres ou prérogatives en jeu, ils doivent être réélus normalement. Les statuts de l’association de même que le règlement intérieur doivent être affichés et proposés à la lecture à tous les membres, ce qui est rarement fait.

Investi d’un pouvoir très encadré, le « seigneur » doit se soumettre aux exigences des statuts qui sont la loi de l’association. Même quand il s’agit d’un petit pouvoir sur une trentaine de sujets, mais la loi ne fait pas de distinction entre les grandes et petites associations seuls les statuts doivent en faire part en mentionnant les particularités intrinsèques à l’association pour laquelle ils ont été rédigés.

 

Le pouvoir est un aphrodisiaque suprême ( henri kissinger)

 

On se demande parfois comment il se fait que certains présidents d’association pérennisent leur pouvoir. ils demeurent à la tête à longueur de temps pendant des années et des années à telle enseigne qu’en finalité, l’association s’identifie à travers leur personne.

Ce pouvoir qui devrait être éphémère, car soumis à réélection par période n’excédant généralement pas quatre années, mentionné, comme nous l’avons dit plus haut à l’intérieur des statuts de l’association.

 

 Il faut croire que le pouvoir est grisant et pas si contraignant que cela car les seigneurs s’y cramponnent, adhérent et s’identifient à l’association, ils deviennent le petit chef que tout le monde rencontre lorsqu’il  approche l’activité. 

Moins on a de pouvoir plus on aime à en user

Parmi les freins au développement du bénévolat il en est un de taille qui met en cause directement le président seigneur d’une association. Cela représente un handicap à la progression et à l’initiative.

Le président peut être quelqu’un qui délègue beaucoup . Par contre s’il se conduit en responsable qui tient à endosser sans partage les responsabilités de la gestion associative, les bénévoles  ne se sentant plus utiles désertent les tâches, amenant les critiques acerbes du Président qui n’imagine même pas d’où vient la cause. Les parodies de réunions où les décisions sont déjà prises sont coutumières. On s’en aperçoit dans le discours du seigneur lorsqu’il annonce : j’ai décidé …….alors qu’il a contrecarré les initiatives des autres membres du bureau ou du comité.

 

Après les constatations du comportement dictatorial et mégalomaniaque des seigneurs d’association qui font fi des éventuelles limitations et prérogatives de  l’association essayons de comprendre ces comportements.

Le maigre pouvoir conféré au Président d’une petite association loi 1901 par un vote semble le revêtir d’une tenue qui ne lui sied pas tout à fait, surtout quand il a ces idées de dictature. Mais lors du vote d’investiture personne ne le soupçonne à priori, car, qui s’investit dans le bénévolat aura un jour la possibilité d’être désigné  Président. Nous ne voulons ici parler que des individus qui présentent la maladie du petit chef se prenant pour un seigneur, et qui usent de stratagèmes afin de perdurer à ce poste en écrasant leur entourage. Le seigneur au pouvoir n’a qu’un seul parti à prendre, le sien,…… qui le maintiendra au pouvoir…..

 

Par exemple la rétention d’informations venant de collectivités ou d’autres associations associées ou hiérarchisées. Cela confère, face aux autres bénévoles, une certaine compétence tout à fait illusoire car à l’époque ou nous vivons, l’information demeure facilitée par la multiplication des moyens de communication. N’empêche, que cela fait quand même son effet sur celui ou celle qui prend part à la vie de l’association et qui recherche a mettre à profit la loi physique de la recherche du meilleur chemin sans obstacle. Dans ces cas de régime seigneurial le plus gros obstacle est bien le Président lui-même.

 

il est normal que des membres soient récompensés pour leur investissement personnel, pour les  pouvoirs acquits dans des taches où ils  ont brillé, gravissant petit à petit  les échelons qui les ont amenés vers des postes à responsabilité. Ce ne sont pas des élus mais certains recherchent, des lauriers.

il serait peut être judicieux de tester l’humilité de ces honnêtes membres en leur confiant des tâches de basse besogne, qui peuvent être tout aussi intéressantes et observer si leur motivation reste la même. Si nous appliquions cette règle à nos seigneurs, que se passerait il ?

Je n’ai encore jamais rencontré un Président seigneur qui une fois déchu reste dans l’activité !!! Si Une fois sa démission donnée il disparaît cela porte à  penser  que sa véritable motivation n’était pas l’activité ni la générosité pour s’occuper des autres mais bien son pouvoir éphémère de petit chef.

 

Montesquieu l’avait observé, nous l’observons, d’autres l’observeront, la vie est ainsi faite et en attendant nous relevons tous, le problème des bénévoles dans les associations Ce phénomène de la race des seigneurs joue sans doute un grand rôle sur le turn over des bénévoles.

 JB

 

Par J B - Publié dans : constats
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 16 juin 2008 1 16 /06 /2008 10:04

Le maître de stage, tuteur.

 

Il est de coutume, ou obligatoire, qu'un candidat à la formation de brevet d'état, soit encadré par un titulaire du diplôme. C'est une bonne chose car, quand il y a une communication entre l'élève et le maître c'est tout à l'avantage de l'élève qui bénéficie ainsi des compétences de son tuteur. Autre avantage vis-à-vis des collectivités locales, l'élève peut ainsi acquérir de l'expérience en pratiquant comme si il était breveté avec une carte professionnelle temporaire appelée certificat de pré qualification.

Dans le carnet de formation délivré par la fédération (FFTA) le nom du tuteur est mentionné et certains documents sont même signés par lui, également des appréciations sont demandées.

Et écrites sur ce même carnet.

Tout ceci se fait presque naturellement à l'inscription du candidat BE. Auprès du service de formation de la fédération et de la DRJS. le tuteur est mis au courant du planning de formation tout naturellement.

Les cours sont dispensés sur 7 semaines non consécutives, et positionnées durant l'année scolaire. L'élève et le tuteur ont ainsi, le temps et les moyens d'organiser leur collaboration.

La suite peut être heureuse avec la réussite de l'impétrant, ou pas. Dans le second cas il devra se représenter son certificat de pré qualification est valable 3 ans.

J'aimerai relater une particularité et vous faire, vous lecteurs et passionnés, réfléchir sur la considération que l'on accorde à un Breveté d'état . j'ai déjà mentionné sur ce blog la considération que la hiérarchie octroie aux Brevets d'état.

Par exemple lors d'opération de coaching et d'accompagnement de tireurs sur les compétitions nationales voire même régionales, alors que bien des fois les accompagnements ne sont pas ou très peu remboursés, les brevetés d'état ' qui exercent leur métier!!!!!!!sont mélangés au public.les archers que l'on accompagne et surtout les parents ne comprennent pas. C'est un peu nous dévaloriser. Comment voulez vous que l'on soit crédibles ensuite…..

La particularité que j'aimerai vous signaler relève d'un fait pas très habituel, car pour ma part c'est bien la première fois que cela se produit .

Voici, un candidat BE arrive à la date de l'examen qui dure environ une semaine, la veille de partir un dernier briefing (coaching oblige) et en route pour la dernière ligne droite.

Pendant la semaine pas de nouvelles de notre impétrant. Nous attendrons donc le week end ou peut être le lundi. nous essayons de lui téléphoner, puis envoyons un mail, plusieurs SMS  toujours sans réponse, l'idée nous vient alors de contacter l'organisme de formation, et là……..

Nous apprenons que l'individu ne s'est pas présenté à l'examen!!!!!!!!!il aurait été naturel que le tuteur soit prévenu ou qu'on lui demande explications. Là aussi silence radio……..

Nous avons été plus loin dans nos investigations le stagiaire est encore en vie ( car tout peut arriver) mais pas de nouvelles.

 

Réflexion : à quoi peut donc servir un maître de stage?????? Un nom sur un papier???????

Dans un cas extrême ou tout aurait pu arriver personne ne prévient personne on ne pense même plus que le stagiaire est aussi suivi par une personne qui s'implique dans le système, de la même manière le club qui offre ses infrastructures............

Nous manquons de brevetés d'état. À quoi servent-ils????quelle considération leur attribue-t-on???

 

Par J B - Publié dans : reflexions
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Jeudi 17 janvier 2008 4 17 /01 /2008 10:57
Comment améliorer la confiance en soi. ?
 
Tout un chacun a été confronté à utiliser la confiance en soi que ce soit pour s'élancer le premier sur une piste de danse, parler en public, se présenter devant une assemblée etc…
Qui n'a pas eu les mains moites, la gorge sèche en attendant ce moment fatidique ou tout allait se passer. Le moment de tous les dangers, le moment ou les gens allaient vous juger, allaient sourire, vous vous sentez déjà ridicule
En tir à l'arc vous avez eu un incident de tir et il y a deux flèches à rattraper, seul sur le pas de tir et tous ces regards fixant la cible et moi même pour voir si je ne vais pas craquer et faire une, voire deux pailles???comme j'aimerai que ce moment soit passé…..
 
La confiance en soi ce n'est que cela, mais ce qui nous fait les mains moites la gorge sèche c'est la manifestation du stress. En analysant ce qui se passe en nous , on s'aperçoit que si à ce moment que nous redoutions nous avions été compétents, parce que nous sommes de très bons danseurs, de très bons orateurs, nous avons l'habitude de nous présenter en public. Ce moment tant difficile à vivre aurait été vécu comme tout autre moment de la vie quotidienne, acheter le journal, traverser une rue, poster une lettre…..
Nous le voyons vaincre la confiance en soi c'est devenir compétent, connaître ce qui va se passer et exécuter la tâche sans se poser de questions.
Ce n'est qu'un question de compétence, face au regard des autres mais aussi de soi même.
Pour se rendre compétent et vaincre cette confiance en soi qui est aussi de la timidité, c'est s'entraîner comme en sport en commençant par un apprentissage, et un perfectionnement.
 
La méthode :
 
1/ faire le bilan
            a / de ce qui risque de se présenter qui va mettre à jour la confiance en soi.
            b / de ce que nous savons comme difficile à vivre et qui va révéler ce manque de confiance en soi.
 
2 / programmer un entraînement
 
3 / vérifier la progression de notre potentiel de confiance en soi.
 
Pour faire le bilan il faut bien sûr soit, se confronter volontairement à des situations génératrices de stress, soit se remémorer des situations déjà vécues qui nous ont procuré ses manifestations corporelles dont nous avons fait mention plus haut.
 
En général analysons ces situations en tir à l'arc.
1 / au début du concours, la première volée marquante
            alors que tout allait bien lors de l'échauffement et des volées d'essai, dès la première flèche marquante je fais un mauvais score là le doute s'installe :
 
<< est ce le matériel qui subitement est défaillant, la lumière qui doit être différente etc
…….etc
il nous faudra alors 3,4,5 volées pour re rentrer dans le match et ce sera tout autant de points précieux perdus.
Pendant le déroulement de la première série un certain moment je fais une mauvaise voire très mauvaise flèche ou peut être deux. Là c'est la catastrophe le match est terminé je ne ferai certainement pas le score envisagé, je blanchis, la gorge sèche…. Que vont dire les autres ????
 
À la pause je me motive je me briffe je me dis que ce serait bien si j'arrivais à faire le même score, j'y crois malheureusement à force de me poser toutes ces questions je n'ai pas vu le temps passer. Je reprend le tir sans préparation sans mental préparé, et voilà, la même représentation que pour la première série.
 
D'autant qu'un malheur n'arrivant jamais seul j'ai deux flèches à rattraper ce qui va augmenter mon désarroi.
 
On le voit les situations ou la confiance en soi est sollicitée ne manquent pas.
 
Je dois donc analyser tout cela, me créer avec l'aide d'autres archers ou de l'entraîneur, s'il y en a un, des situations analogues et m'entraîner à mieux les vivre.
La confiance en soi progresse en nous au fur et à mesure des confrontations avec ce genre de situations difficilement vécues.
En fait on n'ose pas de peur du regard des autres et de la moquerie imaginée. 
 
Une bonne programmation avec des situations appropriées nous apprendra à relativiser la difficulté par rapport à notre compétence. Elle nous permettra en outre d'accepter les contre performances et nous permettra de réaliser ce que nous savons faire sans vouloir à chaque instant être le meilleur du monde.
 
Nous devons accepter ce que l'on ne sait pas exécuter parfaitement, d'ailleurs la perfection n'étant pas de ce monde il est d'autant plus facile de croire en soi dans notre compétence intrinsèque, en sachant qu'on a donné le meilleur de nous même.
Soyez indulgents avec votre personne ne vous auto critiquez pas par rapport aux autres. sachez que la compétence et la confiance en soi progressent par le renouvellement de situations gênantes, que l'on apprend à gérer de mieux en mieux.
 
Dans notre esprit, c'est légitime, on s'idéalise comme étant net de toute imperfection on s'imagine superman et on a tendance à se comparer à cette image. Celui ou celle qui croit réaliser le score parfait avec une compétence moyenne, sera sans nul doute déçu de se résultats parce que 'il n'a pas su évaluer sa compétence et sa confiance en soi. Quelque soit le cas ou la situation, il faut agir, parler, exécuter, s'engager en faisant ce que l'on sait faire tout simplement.
 
Ayez toujours à l'esprit que la confiance en soi est entamée par le stress généré par la différence entre le croire et le savoir.
 
N'hésitez pas a en parler avec vos entraîneurs ils sauront sûrement trouver les mots qui vous rassurerons pour retrouver de la confiance en soi et en somme être content de vous .
 

Par J B - Publié dans : pratique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 29 décembre 2007 6 29 /12 /2007 10:42
MENTAL ET ACTIVITE
 
Tout en restant installé dans une grande humilité, tout en sachant pertinemment que l'on ne sait rien comparé à ce que nous pourrions savoir, je vais oser énoncer quelques principes découverts, et utilisés, dans la littérature traitant du sujet, mais aussi selon des principes que j'utilise en initiation, sur les pas de tir, en entraînement et en compétition.
Il est très difficile de coacher un archer si on ne le connaît pas véritablement si on n'a pas travaillé avec lui au quotidien pendant des mois, voire des années afin de connaître ses réactions devant la tâche qu'il doit accomplir, son caractère, qui le prédispose à accepter les consignes et les remarques pour en tirer profit techniquement, son approche auprès de ses camarades sur le pas de tir, ses ambitions. Nous avons énoncé dans nos lignes les critères qui, selon nous, basés sur l'expérience, un archer devrait posséder pour avoir la prétention d'accéder au haut niveau.
Malgré tout cela, connaît – on vraiment les archers ou l'archer que l'on doit entraîner et coacher ???? bien sûr que non, alors, il faut que l'entraîneur ait assez de recul et d'expérience pour s'adapter et contourner l'obstacle.
Je reste perplexe devant la réaction des candidats aux diplômes fédéraux qui, maintenant, d'initiateur, vont passer de cette compétence basique, au titre de "entraîneur 1", puis entraîneur 2 pour les anciens entraîneurs de club, tout cela n'est qu'une question de nomenclature mais j'avoue que si cela possède le mérite de faire venir à la formation des nouveaux archers, plus de bénévoles, il y aura ainsi plus d'efficience pour mieux structurer les clubs et faciliter l'intégration des nouveaux venus, diminuer le turn over.
Mais cela est un ensemble décrit dans le texte :
 " une approche psychologique du tir à l'arc". ( cf :Sur ce site )
 
Pour la préparation du diplôme d'entraîneur 1 ou 2 il est établi des pré requis à connaître, basés sur les fondamentaux. Cette partie technique il est vrai doit être maîtrisée par le futur formateur, mais posons une interrogation :?
 
-- en dehors de tracter la corde de l'arc du point de repos de celle-ci jusqu'au contact sous le maxillaire, appliquer les fondamentaux d'une manière plus ou moins académique permettrait de faire plus de dix, qu'un archer motivé, combatif et gagneur, qui aurait son style et sa manière pour être efficace?
 
Autre interrogation ?
-- apprend t-on au futur entraîneur à observer, à être imaginatif pour adapter sa pédagogie au caractère de l'archer? Toute pédagogie a ses lacunes ou ses contradictions. Aussi il est bon de s'observer soi même et se remettre en question afin d'avancer et de faire avancer les élèves apprentis pour le haut niveau.
Les archers n'ont pas tous la même approche ni les mêmes capacités en pratiquant l'activité, cela se constate tous les jours. Alors pourquoi dès le départ s'obstiner à vouloir faire de tous de haut niveaux??après quelques temps d'apprentissage et en général dès l'autonomie acquise un entretien et une évaluation devrait être pratiqués afin d'orienter le nouvel archer suivant les résultats obtenus et discutés.
Il y a assez de possibilités dans l'activité tir à l'arc pour satisfaire même le plus exigeant.
 
J'ai toujours plaisir à citer un texte d'un écrivain inconnu qui disais:
 
Si tu ne sais pas ce qui est important, alors c'est que tout est important, quand tout est important, tu dois tout faire, et, quand tu dois tout faire, tu n'as alors pas le temps de penser à ce qui est réellement important.
 
Les règles communautaires:
Dans le processus d'entraînement il faut distinguer deux cas
1 / le groupe
2 / l'individu 
dans le cas d'un groupe il faut définir les règles de vie, relayées par le leader, qu'il soit nommé ou désigné naturellement par l'ensemble du groupe,. il faut bien sûr ne pas négliger les individualités pour l'élaboration des objectifs déterminés individuellement. S'il s'agit d'une équipe l'objectif de l'équipe auquel on inclut le capitaine.
Pour l'individu, établir un climat de confiance afin d'avoir un feedback précis qui permettra une adhésion complète de l'archer et une facilité d'adaptation du programme d'entraînement dans le cas de modification du programme originel.
Dans tous les cas cela doit renforcer la motivation et l'acceptation sans réserve du ou des archers. Ceci est très important, aussi important que le travail qui doit être entrepris pour faire progresser l'archer. Sans cette dernière notion d'acceptation inutile de penser que le travail que nous allons accomplir sera efficace, personne ne progressera dans cette affaire et l'objectif, car il doit y avoir un objectif !! ne sera pas atteint.
Beaucoup d'archers croient savoir ce qui est bon pour eux mais sont incapables de faire une analyse saine basée sur leur vécu et l'observation des éléments visibles de l'extérieur tels que peut les voir et les analyser l'entraîneur. Si la collaboration est basée sur ce principe mieux vaut abandonner tout de suite, l'avenir n'étant pas du tout assuré. L'observation de la progression de l'archer par lui même, doit confirmer, avec sa vision à courte vue, la stagnation de ses compétences.
 
Utilité du mental
 
Le mental c'est l'état dans lequel on se trouve malgré soi totalement orienté. Physique et mental agissent sur la performance. La maîtrise de la confiance en soi  nous persuade de la réussite dans la ou les tâches qui se présentent à nous..
 
Une sorte de pilotage automatique……
 
Quels sont les conditions pou obtenir cet état ??
La première des conditions c'est la confiance, confiance dans tout ce qui concerne et gravite autour de cette performance à accomplir, soi même évidemment, le matériel, l'entraîneur et ses consignes, mais aussi et surtout NOTRE COMPETENCE. Sans une confiance en soi et connaissant la compétence acquise, travaillée, mesurée, comparée, etc…cette compétence doit agir comme une armure qui vous protège de l'adversité, on entend dans ce cas d'adversité l'archer lui même.
Les compétences qu'il doit atteindre :
Contrôler son activation, sa motivation,
Sa capacité de concentration sur la tâche à effectuer, une grande confiance en soi, une estime de soi (connaissance de ses capacités à performer) donneront à l'archer
Détermination pour réussir, et, être persuadé qu'il en est capable.
Être capable également d'une grande résistance au stress et aux questions internes qui viennent parasiter la concentration sélective, s'apparentant à une angoisse face à la tache à effectuer.
 
Plus l'archer se sent et se connaît compétent plus il s'investit.
 
L'angoisse et les pensées parasites.
 
Le plus difficile pour un archer qui ne maîtrise pas ce que nous disons ci-dessus est de ne pas générer dans son moi interne des questions à connotation négatives dans le style :
<< et si je n'y arrive pas >> ou encore <<où va aller ma flèche si…>> et encore je ne suis pas sûr de faire le score prévu>> etc…
dans ces conditions la performance ne sera pas au rendez-vous. Au lieu de penser cela il est préférable d'essayer et apprendre à ne penser à rien. Il est très difficile de ne penser à rien, alors, il vaut mieux générer des pensées positives telles que :
<<je me sens fort et compétent >>, <<c'est merveilleux après tout ce travail d'être là et de montrer ma compétence>>, <<je suis sûr maintenant de pouvoir gagner, mais même si je ne gagne pas je montrerai de quoi je suis capable!!>>, << mes concurrents n'ont qu' bien se tenir je suis là pour leur montrer ce que je sais faire>> etc….ou alors fixer son attention sur une partie du geste à partir du moment ou on est assuré que sa visée est pertinente.
 
ce que tu veux être tu seras……
si l'archer pense qu'il sera battu il le sera , s'il souhaite gagner mais qu'il pense que ce sera dur et qu'il n'y arrivera pas , il n'y arrivera certainement pas,
les compétitions se gagnent toujours quand on pense je peux , je dois, je fais…
 
cet état de pensées performantes fortes, présente l'avantage de procurer du plaisir et plonge l'archer dans cet état second ou il n'a plus besoin de penser à rien. Il ne peut à ce moment qu'accomplir ce sur quoi il a tant travaillé.
Cela c'est à l'entraîneur d'apprendre à l'archer à gérer ses angoisses par un entraînement aux stratégies mentales.
 
L'entraînement aux stratégies mentales.
 
On peut scinder les stratégies mentales en deux types :
 
1 / les stratégies fondamentales qui comprennent:
            motivation
            engagement
            confiance,
 
2 / le stratégies de performance
            concentration sélective
            résistances aux stress
            génération d'images positives
            génération de pensées positives
            connaissance parfaite de la tâche à accomplir.
 
la différence entre les archers performants et les autres réside dans leur capacité à gérer leurs stratégies mentales qu'ils mettent au service de la performance. Les stratégies mentales ne sont rien sans un grand niveau de motivation, une compétence connue et reconnue et un grand pouvoir de concentration sélective.
 
Qu'est ce que la concentration sélective ?
 
La concentration peu être définie par la capacité a fixer son attention sur un objectif précis. Pour la stratégie de tir, cela se décline en:capacité à fixer son attention sur ce qui est important pour faire un dix…
On entend souvent des ""entraîneurs"" sur les pas de tir, dire à leurs archers
:<< concentres toi>>!!!……..sur quoi l'archer doit-il se concentrer ????
si l'entraîneur et l'archer en ont déjà parlé et travaillé d'un point particulier de la technique, le coach sait que si l'archer l'exécute suivant certaines directives sa motivation et sa confiance seront renforcés. La commande alors, est pertinente et la connivence entre les deux partenaires est parfaite, il n'y a pas alors à préciser ce sur quoi l'archer doit se concentrer.
Par contre si cette précaution n'est pas organisée alors la commande, la consigne est plutôt néfaste à la performance.
 
Le succès c'est obtenir ce que l'on veut
Le bonheur c'est d'avoir voulu ce qu'on obtient…
 
Si l'archer n'est pas persuadé qu'il y a toujours quelque chose à apprendre ou un geste à améliorer, que la technique se travaille à longueur d'année, que cette technique sombre dans un automatisation que doit être contrôlée et maintenue à son plus haut niveau , qu'il peut toujours faire mieux, car le score parfait n'est pas encore atteint, il arrivera un moment ou il ne pourra plus progresser car il ne le voudra plus.
 
Jimmy CONNORS disait un jour :
Le plus important est de ne jamais être négatif sur soi même, bien sûr que l'adversaire est coriace et qu'il m'a même battu la dernière fois, mais aussi que si je ne joue pas bien aujourd'hui, à la minute ou ces pensées arrivent je suis mort. C'est pour cela que je vais à tous mes matches convaincu que je vais gagner et c'est tout.
 
C'est ainsi que les méthodes de stratégies mentales telles que imagerie mentale, dialogue interne, préparation mentale sont utiles pour se recentrer car ils augmentent la capacité d'effort, la détermination et la concentration.
Stratégies pour améliorer la concentration et le contrôle de l'attention.
Il s'agit de simuler dans sa tête une compétition en portant les mêmes vêtements, les mêmes équipements, utilisant les mêmes routines et le même état d'esprit que si c'était une compétition. Sans pour cela tomber dans les croyances.
Veiller pendant cette simulation à une répétition mentale des gestes et des routines qui sont habituellement pratiquées en compétition.
Peu d'archers, à ma connaissance, arrivent sur le pas de tir en entraînement avec l'objectif de mieux se connaître, de mieux savoir et quantifier leur performance. Par exemple un exercice tout simple tirer une flèche sur un spot (rond de préférence) à 18 mètres en se disant intérieurement je dois l'atteindre 3 fois avec trois flèches. Si la flèche touche le spot on mesure intrinsèquement sa motivation et sa concentration. Si une flèche ne touche pas le spot il faut revenir sur son tir et comprendre ce qui a manqué pour la réussite de ce tir. Ainsi l'archer apprend à se connaître et à connaître son mode de fonctionnement pour en déduire sa stratégie de tir et l'appliquer coûte que coûte.
Cet exercice est plus difficile qu'il n'y paraît, car peu d'archers acceptent cette démarche. Il l'acceptent d'autant moins que quoiqu'ils fassent leur attention est fixée sur l'impact des flèches en cible. Pour la plupart rien ne compte plus que le résultat. peu, très peu d'archers, comprennent que c'est de leur travail et de la structure de leur entraînement que le résultat sera à la hauteur de ce qu'ils souhaitent.
Ne jamais perdre de vue ce postulat :
 
L'étude et l'optimisation du geste commandera l'optimisation de la performance.  
 
Apprend t-on à un archer à faire ce genre de travail sur sa prestation? je ne le pense pas. Par contre la position du bassin, le troisième doigt sur la corde etc… il est à mon avis pas nécessaire au stade de l'apprentissage de ne faire que cela alors qu'au fil du temps et pour atteindre la vrai performance l'archer sera obligé d'améliorer son geste pour s'approcher du geste parfait.
La différence? me direz vous, et bien elle réside dans l'attrait de l'archer pour l'activité dès sa première approche sans lui faire subir des contraintes, lui faire aimer le tir à l'arc sera la garantie d'une vie d'archer pérenne et couronnée de lauriers. 

compléments stratégiques au s undefined ervice de la performance
 
Ces compléments ont été décris en détail dans le livre :
Mental et entraînement des archers 
2éme édition disponible aux éditions émotion primitive :
 
il s'agit de l'imagerie mentale qui génère des images positives et prédispose la musculature à l'action envisagée. l'archer se voit de l'intérieur.
L'imagerie mentale devrait être pratiquée sur des malades ou des blessés sur leur lit de douleur afin de créer en leur esprit une source essentielle de motivation en situation délicate quand le moral est au plus bas.
La relaxation qui permet d'augmenter le pouvoir de concentration sur ce qui est utile à observer pour atteindre la performance.
 
Et maintenant??
 
Maintenant nous avons fait un inventaire des outils et des situations qui se présentent dans l'accomplissement d'une tâche sportive mais aussi qui peut s'appliquer aux différentes situations dans l'exercice de son métier, dans la solution des problèmes familiaux , et autres.
 
Par contre notre volonté exprimée entre les lignes de ce texte est de créer une méthode d'initiation et d'entraînement au tir à l'arc qui soit apparentée, outre sa spécificité, aux vertus que véhicule la spécialité renforcée par une mentalité et une finesse d'esprit que l'on retrouve dans les arts martiaux.
À suivre donc……
 

Par J B - Publié dans : pratique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 29 octobre 2007 1 29 /10 /2007 17:42
     LE GEL at200-2-034.jpg
 
On constate , à l'entraînement ou mieux en compétition que certains archers sont figés au moment de libérer la corde. À croire qu'ils ne termineront jamais leur tir, au bout de quelques secondes bien entendu ils tétanisent, tremblent et lâchent n'importe comment 
Ce phénomène provient de trop d'activités cérébrales. Trop de questions se pressent accompagnées d'incertitudes de doutes. La solution est de formater l'archer,pour qu’il tirent avec une tête vide de pensées, laisser aller le geste, le laisser s'opérer seul le mouvement doit être automatisé.
"" JUST DO IT ""il reflète totalement l'esprit avec lequel un sportif et donc un archer doit effectuer son geste.
 
    Après le "GEL" la colère
 
Après avoir lâché sa flèche dans des conditions mentales déplorables et pleines d'incertitude, le sportif crie intérieurement sa colère se traite de tous les mots, il s'en veut à se donner des coups, s'en prend à son arc, ( il y en a même qui sont arrivés à casser la perche centrale!!!!). pour certains il leur faut encore au moins deux ou trois volées pour retrouver une certaine sérénité intérieure, mais le mal est fait.
Il faut apprendre à l'archer a accepter et "oublier" une mauvaise flèche. Le meilleur moyen est qu'il se persuade que rien n'est jamais perdu, qu'il est capable après une mauvaise flèche d'en faire deux autres (et le reste) bonnes, voire très bonnes.  
Il doit apprendre à ne pas éviter les problèmes car l'évitement apporte une diminution de la confiance et de l'estime de soi. C'est s'avouer vaincu avant même de commencer ou de mener le combat, ainsi enclencher le cercle vicieux .
 
Chaque flèche est une expérience nouvelle. Cette expérience doit être assez difficile pour constituer un risque d'échec sans être suffisante pour nous paralyser.
L'archer doit répondre aux questions suivantes, posées par le moniteur
 
  • Est ce que je trouve cette tache difficile ??
  • Est ce que je me sens prêt à l'assumer ??
  • Qu'est ce qui rend cette tâche si difficile??
 
Suivant les réponses le moniteur doit doser les difficultés de la tâche pour la rendre accessible a la compétence de l'archer.
L'entraîneur doit aider l'archer à trouver et identifier ce qui lui rend le problème insoluble, il doit le guider dans cette recherche à identifier clairement l'habileté manquante par des phrases précises et concises qui permettront à l'archer une réflexion au bout de laquelle pourrait se trouver "la solution". L'archer aura aussi à découvrir les moyens qui le rendront habile et compétent, que ce soit en apprentissage et en entraînement.
 
celui qui gagne est celui qui pense qu'il en est capable, mais pour être capable il faut s'entraîner et se prouver à soi même que ce que l'on va entreprendre est à sa portée parce que vous êtes compétent, et la boucle est bouclée...
tirez en entraînement avec autant de motivation qu' en compétition. ne vous posez pas de questions et faites ce que vous savez être capable de faire c'est l'entraînement qui augmentera vos compétences et qui vous fera devenir des vainqueurs
 
on cite souvent l'histoire de l'individu qui doit traverser une rivière, il se met à l'eau et arrivé au milieu pense qu'il ne va pas pouvoir atteindre l'autre côté. Il nage alors en sens inverse pour retourner à son point de départ!!!!!
 
Il est bon de faire apparaître dans la réflexion de l'archer cette recherche permanente qui l'aide à réfléchir car ainsi sur un pas de tir ou il se retrouvera seul cela lui servira sans aucun doute à résoudre les multiples petits tracas que tout le monde connaît, qui apparaissent pendant l'action de tirer ses flèches.
 
À ce stade, une fois l'archer en mesure d'effectuer d'une manière autonome un tir au moins a la distance de 18 à 20 mètres, il serait bon de commencer à réfléchir sur l'avenir, à l'orientation spécifique, parcours ou cible, faire connaître à l'archer toutes les spécialités qui peuvent s'offrir a lui, ainsi connaître sa logique orientée loisir ou sportive.
N'aborder la notion d'objectif qu'une fois définie l'orientation et la motivation de l'élève pour la spécificité et l'arme choisies. C'est à ce moment là que le nouvel archer jeune ou adulte croit et s'oriente vers le classique ou le compound, qu'il pose beaucoup de questions. Il cherche à essayer différents matériels afin de se conforter dans son idée car à ce stade son choix est déjà pratiquement fait.
À partir de ce moment un dernier effort de psychologie doit nous permettre de le conseiller au mieux afin que son plaisir soit complet.
 
Par J B - Publié dans : reflexions
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 21 octobre 2007 7 21 /10 /2007 15:52
 
      LE TEMPS DU VISEUR. terrain-027.jpg
 
 et si on parlait viseur ?? 
 
Dans l'absolu un archer qui tire sans viseur en prenant sa référence de visée avec la pointe de la flèche, à courtes distances, il exécute un geste compris et maîtrisé il est aussi bon en performance qu'un archer moyen tirant avec viseur.
Cela se voit souvent dans les compétitions de tir campagne ou même depuis peu en compétition salle ou une catégorie tir sans viseur est créée.
 
Pourtant le viseur apporte un plus dans la performance, par le fait que les contacts qui régissent la position de la flèche sur l'arc sont plus conformes à la biomécanique du tir à l'arc, position de la main de corde sous le menton, ( ligne synergique) contact supplémentaire de la corde sur le bout du nez, ligne de visée plus franche et mieux définie entre l'œil, le viseur (œilleton) et la cible.
Une particularité demande à être approfondie et expliquée. La prise de corde à deux ou trois doigts ? nous ne nous prononcerons pas en faveur de l'une ou l'autre façon pour la bonne raison qu’après maintes constatations et observations sur des archers nouveaux et mêmes devenus autonomes certains tirent naturellement avec trois doigts alors que d'autres pas.
Pour avoir essayé de faire modifier cette prise de corde et demandé de passer de deux à trois doigts, pour la plupart la réponse était : je n'y arrive pas……..ou, cela m'est impossible, jusqu'à, j'ai bien essayé mais à force, j'ai mal au poignet et dans l'avant bras.
Mais aussi :<< depuis que j’utilise mon troisième doigt j’ai moins mal à l’avant bras>>
      << moins mal à l’épaule, je supporte mieux le poids de l’arc en pleine traction>>
Notre sentiment a été alors que tous les tireurs n'avaient pas la même morphologie ou la même souplesse dans la façon d'exécuter ce geste. Cela se voit tous les jours, par exemple les jeunes filles qui viennent s'essayer au tir à l'arc, qui sont issues de cours de danse classique ont une souplesse gestuelle différente des autres leur stature spatiale et leur analyse de l'environnement leur confère d'emblée la bonne position. De plus elles acceptent les consignes plus facilement et s'y plient beaucoup plus volontiers que les autres. Il en est de même pour celles et ceux qui font de l'athlétisme.
Il y a même des archers qui ont abandonné le tir avec un arc recurve et qui tirent maintenant avec un compound pour ne plus avoir de choix à faire.
Dans la foulée, après réflexion nous avons conclu que nos archers en perfectionnement ou en initiation devaient apprendre à tirer sans contraintes, que la performance était fonction du plaisir que l'individu prend à pratiquer l'activité.
Donc deux ou trois doigts, nous laissons l'archer libre du choix inné, tout autant que cela ne le gêne pas dans la réalisation de sa performance du moment, et aussi, du plaisir qu'il en retire.
Quand on regarde un archer expérimenté tirer une flèche, on pense que ce geste fait d'harmonie et de souplesse est très simple à exécuter. Cela n'est qu'une apparence car il faut un vrai vécu pour en arriver à une maîtrise certaine de l'arme et du fonctionnement intrinsèque de l'individu. Ce qui se vérifie dans le temps.
En effet il nous est arrivé d'entraîner un archer jusqu'à le faire évoluer autour d'un niveau national, pendant la période d'entraînement sa gestuelle était correcte, ses résultats en évolution, réguliers. Les vicissitudes de la vie estudiantine l'ont obligé de changer de région. En le retrouvant deux années après sur les pas de tir nous avons constaté la dégradation de sa stature spatiale, sa fin de geste surtout et son score stagnant. Certes il avait continué l'activité mais sans plus de conseils, de méthode, d'analyses, simplement en tirant des flèches pour ""s'entraîner"" sans aucune programmation ni structuration, il s'est créé une nouvelle stratégie de tir qui lui permet quand même de maintenir un certain niveau mais plafonné. Telle que, toute évolution devient alors longue et difficile.
Mais en fait cet archer a t-il vraiment envie de continuer à progresser maintenant?? 
 
Ne sommes nous pas nous, entraîneurs et professionnels déformés par cette constante envie d'atteindre le score parfait ?????
 
Quelquefois il serait plus sage de simplement favoriser la motivation intrinsèque visible de l'individu plutôt que d'essayer de vouloir changer sa vision de l'activité voire sa motivation au risque d' abandonner parce que ce n'était pas son objectif.
Mais est ce bien pour notre satisfaction?? ou celle de l'archer ????
 
Nous n'entrerons pas dans la description détaillée du viseur ni de son fonctionnement, ni même dans la manière de tirer une flèche en visant par son intermédiaire, dans cette étude nous élaborerons des fiches de séance qui seront plus parlantes.
C'est plutôt l'aspect mental qui doit nous intéresser plus spécifiquement.
 
    Utilisation du viseur /
              technique de tir avec viseur.
 
Parlons quand même de la façon de tirer en s'aidant du viseur, tout ce qui précède reste valable sauf que la position de la main de corde sur le visage change.
L'archer doit tracter la corde dans un mouvement vers l'arrière comme auparavant mais la corde enserrée dans la palette vient au contact du visage sous le menton de façon qu’elle se place sur le bout du nez et entre ce point et le dessous du menton elle passe à peu près sur la commissure des lèvres. 
 
 Le contact sous le maxillaire inférieur doit être franc et solide, car il en va de la stabilité spatiale de l'archer et de la réalisation de sa stratégie de tir.
C'est aussi pour cela que pendant les premières séances d'apprentissage il est important de "forcer" l'archer ( en lui faisant comprendre biens sûr) de placer impérativement la première phalange de son index, à la commissure des lèvres par un bon contact avec celle ci.
 
 
C'est à partir de cette position que l'archer doit affiner sa visée à travers l'œilleton du viseur ""coller"" celui ci dans le centre de la cible et surtout avoir la capacité physique de l'y maintenir au moins 5 secondes sans bouger
 
Il est difficile pour un adolescent et parfois même pour un adulte d'utiliser efficacement son viseur.
Le principe de la correction de la balistique, n'est pas quelque chose de flagrant.
Il faut user de patience et d'imagination pour arriver à faire comprendre à quel moment on doit régler, dans quel sens, de combien de graduations, etc….
Même en multipliant les séances de proportions viseur l'archer débutant ne pense qu'à mettre ses flèches au centre.
D'autant que tant que le geste n'est pas répétitif et fiable 
 
bien régler le viseur est une utopie.
La meilleure méthode est de régler sur une zone de réussite, faire accepter au jeune archer cette surface de cible ou doivent aller ses flèches. Ensuite régler constamment en conséquence jusqu'à ce que celui-ci prenne conscience mais aussi confiance dans la réalisation de son tir. ( voir à ce sujet la fiche de séance de réglage du viseur suivant la méthode MC2)
Nous avons fait l'expérience suivante ;
Partant d'une hypothèse que le rendement et la réaction mécanique d'un arc diffère entre deux ou plusieurs archers.
Nous avons pris 3 archers de même compétence, de même morphologie, et un arc classique. Un des archers fait deux volées d'essai et règle le viseur suivant la méthode classique. Ensuite Chaque archer tire 3 flèches en continuité absolue sans aucun arrêt on constate alors que le groupement est différent pour chaque archer ce qui nous permet de conclure que notre hypothèse devrait être bonne.
Considérons là comme telle.
Nous avons alors mis sur pied une séance de réglage de viseur adaptée à notre méthode.
On apprécie facilement la compréhension du réglage du viseur par l'archer quand on lui dérègle volontairement le viseur et qu'on observe la facilité ou la difficulté qu'il a à remettre les choses en ordre.
L'archer saura qu'il a affiné sa visée avec les critères de qualité maxima quand au fil des secondes la cible deviendra floue et le viseur net.
 
Cet instant s'appelle l'instant "T" c'est le moment le plus important celui où l'archer doit coordonner sa visée et son mouvement de libération de la flèche.
 
Il libère sa flèche tout simplement en ouvrant ses doigts sans à coups en libérant la pression de ses fléchisseurs de doigts, pour que la corde puisse s'échapper et ainsi expédier vers l'arrière sa main de corde dans un geste naturel tout en maintenant le contact le long de la joue. Sa fin de geste se stabilise derrière l'oreille.
 
L'archer doit maintenir son regard sur la cible ( non pas sur la flèche) jusqu'à ce qu’il entende le bruit de l’impact.
 
L'archer doit maîtriser sa stature spatiale, observer les conseils de son moniteur sur les fondamentaux et cultiver tout ce qui pourrait lui donner confiance en soi.
 
 Libérer sa flèche !!
 
instant crucial ou le doute prend le pas sur l'action 
c'est au moment de libérer la corde que l’archer peut se trouver dans deux situations
 
1 / il est compétent dans sa tête, dans son comportement, dans son matériel, dans la maîtrise physique de son arc, il a confiance en lui, son tir ne peut que le conforter dans cette confiance et son score sera vraisemblablement satisfaisant et conforme à ce que l'on attend de lui.
 
2 / il se pose des questions, il n'a pas confiance en lui, ou alors il connaît ses défauts et il compense de lui même mais avec le doute permanent de non réussite.
             Un exemple s'impose :
 
             Nous avons tous vu un archer qui tirait trop vite qui ne prenait pas le temps de viser, sa main de corde sitôt arrivée au menton la flèche était libérée 
 
Solution :après avoir questionné le jeune archer et procédé par recoupement des réponses on s'aperçoit que celui-ci, d'une part veut faire mieux que ce qu'il sait faire, mais aussi que son arc est sûrement trop puissant et qu'il n'a pas la capacité physique suffisante pour lui faire maintenir l'œilleton pendant quelques secondes, afin d'ajuster sa visée.
 
Il existe aussi le cas inverse de l'archer qui peut tenir le viseur dans le centre de la cible et qui reste figé sans pouvoir lâcher sa corde.
Pour cet individu c'est le doute qui le paralyse (voir le chapitre sur le gel prochain paragraphe) et qui fatalement lui fera faire une mauvaise flèche car il lâchera en dehors de la coordination maximale exigée pour le tir de sa flèche son cerveau étant "ailleurs" perdu dans ses doutes.
 
Personnellement, je constate que dans certains cas, je suis capable de savoir que ma flèche sera dedans avant d'armer mon arc. Ma question est: comment systématiser pour chaque flèche et peut-on travailler pour que cet état d'esprit soit constant pendant une demi-journée par exemple ? (question posée par un archer pris par le "gel": voir le paragraphe )
Il doit apprendre à ne pas éviter les problèmes car l'évitement apporte une diminution de la confiance et de l'estime de soi. C'est s'avouer vaincu avant même de commencer ou de mener le combat, ainsi enclencher le cercle vicieux .
 
La meilleure façon de perdre c'est d'abandonner avant d'avoir réussi
 
Chaque flèche est une expérience nouvelle. Cette expérience doit être assez difficile pour constituer un risque d'échec sans être suffisante pour nous paralyser.
L'archer doit répondre aux questions suivantes, posées par le moniteur
 
Par J B - Publié dans : pratique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 19 octobre 2007 5 19 /10 /2007 10:03
 
      DSCN0839.JPG            
pourquoi une rubrique entraînement
 
l'entraînement n'est qu'une petite partie de performance de l'archer. En effet un athlète s'entraîne lorsqu'il commence, et même un peu plus, à maîtriser les bases et les fondamentaux de son sport il est toute sa vie de sportif en apprentissage, pour trouver des solutions aux différents problèmes qui se posent à lui dans l'exercice de son activité. Cela est quotidien. L'entraînement est un exercice de maturité sportive et non pas d'initiation. Or, si l'on considère que l'initiation est l'élément important dans la vie du sportif, et si le ou les moniteurs, initiateurs, ont compris que la pédagogie c'est aussi faire aimer la matière enseignée. Le sportif en herbe s'investira pour arriver à la notion d'entraînement.
Il faut aussi, que la direction du club intègre cette vision, car si cela était, le bonheur de l'initiateur, entraîneur, BE-balayeur, serait complet, voire mieux intégré et considéré.
            La pédagogie actuelle frise l'intégrisme. Elle ne va pas dans le sens " FAIRE AIMER" mais plutôt oblige le débutant à observer les fondamentaux, le troisième doigt, la position du bassin, la position des pieds etc… combien de fois a t-on critiqué Jacques CADET !!!!!!!
Et l'individu dans tout cela ????
Rien de tel pour effrayer le nouvel arrivant, et s'étonner qu'après la séance d'essais, il ait changé d'orientation.
            parmi tous les archers ou initiateurs, voire entraîneurs de tous poils, qui répondent à des nouveaux venus au tir à l'arc, qui n'a pas entendu ?
 
:<< moi je ne ferai pas de compétition!>>, où, je ne suis pas venu pour faire de la compétition……,je n'ai pas le temps, mon travail m'accapare, je viens pour me détendre.. etc….
pourquoi cette remarque? Parce que nous faisons partie d'une fédération délégataire à vocation sportive, donc logiquement la 1ére invitation à participer à l'effectif du club oblige presque le nouvel arrivant vers la nécessité absolue de faire de la compétition.
La démonstration est faite avec la progression record du nombre d'archers pour la spécialité 3D, avant tout ludique, que l'on peut presque pratiquer en famille. Promener un dimanche dans la nature, redevenir l'homme du néolithique qui vivait de chasse et de cueillette. Sauf que maintenant la chasse se fait sur des animaux en mousse et la cueillette uniquement de fleurs.
Combien d'archers nous rencontrons sur le terrain, qui tirent dans leur jardin pour la bonne raison que l'accueil en club ne les a pas plus intéressés ni satisfaits justement à cause de cette orientation obligatoire, vers la compétition, qu'ils n'étaient pas forcément venus chercher dans notre sport ??
 
 Les fondements de l'entraînement :
 
S'entraîner pourquoi faire ?? comment faire ??
À l'instar des apprentis golfeurs à qui l'on confie des seaux de balles et qui en dix minutes chrono ont déjà tout "jeté" sur le practice avec pour seul souci de voir s'élever la balle et certainement sans savoir ou vouloir comprendre comment et pourquoi elle ne s'élève pas. Chaque balle doit avoir son objectif, de même que chaque flèche dans notre spécialité doit avoir le sien.
Il ne sert à rien de libérer des flèches en constatant que celles ci sont dans le paillon et pas dans le jaune……
Il faut apprendre aux archers, qu'avant chaque flèche on doit savoir ce que l'on doit faire et l'exécuter tel quel, afin de se rendre compte si la stratégie de tir adoptée est la bonne.
Il s'agit aussi quelle soit répétitive.
On voit des archers tirer dans une cible 7, 8, 10 flèches par volée. Cela ne veut rien dire. Dans un blason nous devons tirer, sauf exercice particulier, 3 flèches et ce dans les meilleures conditions de tir afin d' être en recherche de performance.
S'imaginer que de tirer flèche après flèche pendant des heures pour rechercher une certaine efficacité est une utopie. Il faut prendre du recul et de l'introspection, analyser le ressenti, faire une analyse émotionnelle sur chaque flèche pour comprendre la position de l'impact en cible.
Avant chaque flèche
revoir mentalement le déroulement de sa stratégie de tir et l'exécuter.
 
Toutes les méthodes d'initiation, mises au point en fonction du moment, élaborées suite à l'évolution des investigations bio mécaniques, biologiques, suite au perfectionnement des matériaux et des fabrications, écrites où décrites dans la revue ou dans des livres, ont un point commun qui est celui de montrer comment se servir d'un arc, mais ont un manque évident qui est celui de savoir se servir de son cerveau.
Pas une publication ne traite des vertus du tir à l'arc sur le plan de la personnalité, tout est accès sport de haut niveau mettant en exergue certains de nos valeureux archers avec un palmarès important, certes ils le méritent amplement. Cependant il faut se rappeler aussi de ses débuts et penser que d'autres sont à ce stade et qu'ils ont besoin d'aide comme eux même ont eu à leur tour !!
 
Il est vrai que les collectivités locales nous invitent à la compétition en brandissant la menace des subventions, il y a aussi, et heureusement, d'autres moyens pour se faire valoir!!!!
 
De ce fait lors du premier entretien avec un néophyte, nous annonçons que l'orientation de l'apprentissage que devra subir l'impétrant sera orienté vers la compétition, nous nous octroyons le droit d'orienter sans l'accord préalable du nouveau venu, son apprentissage vers la compétition.…………………..
comme avant tout entraînement il y a apprentissage, j'ai même annoncé qu'il y aura apprentissage durant toute la vie d'archer. Nous en parlerons au moment venu lors de séances mises en place de l'apprentissage au …….perfectionnement, et a l'entraînement. Le nouvel archer se voit déjà jeté en pâture dans un circuit obligé avec des contraintes draconiennes, des obligations à n'en plus finir.
 
Il serait plus sage de laisser l'archer en herbe se faire de lui même une idée de "LA CHOSE" et ensuite progressivement, si son potentiel le désigne on lui inculque la notion de compétition.
terrain-035.jpg
 
Quand l'homme décide par lui même de son avenir il s'investit avec beaucoup plus de conviction.
 
Ne pas avoir peur de risquer l'échec peut favoriser la victoire
 
_uacct = "UA-2844772-1"; urchinTracker();
Par J B - Publié dans : reflexions
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 14 octobre 2007 7 14 /10 /2007 19:07
Quand je dis : tu places ton viseur dans le jaune environ 5 à 10 cm avant l’instant « T » c’est un ordre de grandeur. 
Certains prennent en compte leur viseur plus tôt, mais cela demande une grande capacité physique pour le maintenir sans bouger.,plus tôt et même le plus tard possible est encore le plus efficace.


andorre-gem-060.jpg

D’autres c’est lors du passage au visage (ex : coréens) qu’ils coordonnent le maintient de la visée dans le jaune et la traction. 

Actuellement la technique serai de se centrer uniquement sur la qualité de son mouvement : régularité du mouvement à la fois en trajectoire et vitesse, le viseur se plaçant automatiquement dans le jaune lorsque que ces paramètres sont mis en place de manière très précise et automatisé. 80% d’attention sur le mouvement, 20% sur la visée le placement du viseur au jaune vérifie la qualité du mouvement mis en place c’est un gros travail à faire sur la précision de sa stratégie de tir. Et cela demande beaucoup d’entraînement, il faut tirer au minimum 1500 flèches par semaine pour y arriver.

On voit de plus en plus d’archers de haut niveau avec des oeilletons sans grain d’orge et généralement assez gros prenant en compte toute la cible C’est une manière de se décentrer du résultat et de se centrer sur la qualité du mouvement.

Trop d’archers sont centrés sur la visée, la conséquence, pour la plupart, ils sont champions du monde de l’entraînement mais en compétition il n’y a plus personne.

Dans tous les cas il faut beaucoup s’entraîner pour bien maîtriser sa coordination visuo-motrice au minimum 500 tubes par semaine par 120 140 flèches par entraînement avec une attention particulière sur la qualité, pas de flèche tirées pour tirer, sans préparation et sans objctif de précision….
Par J B - Publié dans : pratique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 7 octobre 2007 7 07 /10 /2007 11:07
       DSCN0511.JPG     L'APPRENTISSAGE
 
    Approchons la première séance :
 
Il s'agit de faire fonctionner avec une osmose la plus parfaite possible le couple arc / archer
D'une manière générale avec un arc d'initiation correspondant à la morphologie de l'archer et à sa latéralité gestuelle et, ou, visuelle, nous lui indiquons comment se positionner (stature spatiale) Il est important de donner à l'archer la notion d'orientation par rapport à la cible. Comment placer ses doigts sur la corde de manière à ce que la flèche soit devant l'œil, on profite pour expliquer que la référence de visée est toujours la pointe de la flèche, en visée flèche ou en visée pointe lorsque l'élève abordera la notion de distance.
La référence du contact arrière se trouve au bout de l'index placé à la commissure des lèvres.
Cette particularité est très importante pour ne pas dire primordiale. Combien de fois un initiateur ou un entraîneur voire un BE ont lutté contre cette manie qu'ont les archers d'avoir peur d'approcher la corde de leur visage? Tous ont cette réaction, pour différentes raisons d'ailleurs, selon les hommes ou les filles, la plupart pour ne pas dire tous. Or, il est important que l'archer en connaisse la raison. Sur un plan général nous devons toujours donner une explication aux consignes que nous donnons, l'archer a aussi un cerveau, un pouvoir de réflexion, une intelligence il doit s'en servir.
Revenons au contact à la commissure des lèvres avec le bout de l'index. Nous devons être très vigilants et intransigeants sur la bonne réalisation de la solidité du contact arrière, si ce premier automatisme est acquit nous avons déjà fait un grand pas vers une gestuelle efficace,
Ne pas lâcher prise tant que cela n'est pas au top. cette rigueur va nous faire gagner de longues séances de rattrapage lorsque nous serons au moment d'introduire le viseur.
 
La première séance
Placer l'arche près du paillon d'entraînement (5 mètres environ) afin de ne pas teinter son émotivité et favoriser sa confiance nous lui faisons tirer sa première flèche,          dans la paille……
Cela devrait être pour lui un soulagement, une "autre" expérience. C'est autour de cette première flèche que beaucoup de choses se passent, que le formateur doit faire apparaître il doit anticiper grâce à son expérience les questions de l'archer le mettre à son aise et lui faire tirer les autres flèches. Il faut accompagner le nouveau comme un bébé à qui on apprend à se mettre debout.
Il faut qu'il comprenne qu'il y a beaucoup de choses à apprendre pour être autonome et se faire plaisir en définitive, nous avons déjà dit maintes fois que plus un archer se sent compétent plus il s'investit.
Si l'archer a aimé cette première séance il y a de fortes chances pour qu'il devienne un archer assidu qu'il progresse à un rythme normal et intègre le club définitivement.
On a souvent dit que l'archer venait au tir à l'arc pour tirer des flèches, certes, mais aussi pour se faire plaisir, avoir des sensations. Rien n'empêche de tirer pour le nouveau venu, pendant que le formateur argumente, corrige, fait ressentir, intéresse et accapare le nouvel archer.
On constate pendant la première séance d'apprentissage ou on fait tirer les nouveaux archers sur une cible placée coté verso blanc que malgré tout ils cherchent à atteindre le centre et que même mieux ils devinent les contours du jaune et se réjouissent quand ils l'atteignent. Il y a là deux remarques à faire.
1 / l'archer se croit à la fête du patronage sur un stand de jet de pelotes pour détruire un tas de boites de conserves , c'est avant tout le plaisir du jeu la partie ludique de son apprentissage.
2 / il s'organise pour créer un système de visée avec les rudiments de conseils qu'il a entendu mais pas intégrés.
Pour cela posons nous la question de l'opportunité de mettre une cible (même du côté non imprimé) ou pas.
Pour ma part je ne met pas de cible du tout
 
   Réflexions.
Pourquoi une première séance d'apprentissage dans une rubrique entraînement??
Tout simplement parce que cette première séance doit initier le jeune archer à découvrir et estimer tout ce que son avenir sportif va lui réserver, sur le plan technique mais aussi sur le plan mental. Il est préférable de lui faire découvrir tôt les enseignements et les vertus du tir à l'arc.
 
Nous avons dit plus haut que la première séance se répétait tout au long de la vie de l'archer tout au moins tant qu'il n'est pas devenu autonome et expérimenté.
Une explication semble s'imposer :
En effet pendant la première séance d'initiation l'archer découvre le tir d'une flèche suivant la méthode décrite plus haut , en fait il commence son apprentissage.
Un peu plus tard, nous l'analyserons après, l'archer va découvrir une autre méthode pour atteindre la cible placée plus loin. À ce moment il va effectuer une autre première séance avec un objectif différent et ce sera pour lui une autre découverte.
Lorsqu'il sera un peu plus compétent il va un jour être confronté à un tir à 70 mètres, nous avons tout lieu de penser que ce sera dans sa tête les mêmes sensations et les mêmes interrogations que lors de sa première séance à 5 mètres.
Nous avons après cette analyse la possibilité d'annoncer que chaque fois que l'archer est amené à découvrir une différence ou de faire face à une nouvelle modification, ce doit être comme la première séance d'apprentissage. Ne sommes nous pas en apprentissage tout au long de notre vie.
Si l'on a pris soin, au cours de l'entretien préalable qui s'est déroulé lors de l'inscription, d'avertir l'impétrant de la méthode qui lui sera proposée alors ce qui va suivre prend tout son sens.
Une fois que l'on a décrit au nouvel archer comment utiliser à 5 mètres l'arc et les flèches qui lui ont été confiées, et lui avoir expliqué toutes les règles de sécurité, il faut le convaincre que toutes les consignes doivent être exécutées à la perfection et respectées à la lettre.
C'est à partir de ce moment là, au vu de l'observation portée aux conseils, que le moniteur ou le formateur commence à connaître psychologiquement son élève.
Le respect des consignes, dénote déjà l'intérêt porté à l'activité et au plaisir qu'il en retire, en second lieu, l'acceptation de la hiérarchie technique et des conseils, troisièmement, la patience et la volonté d'aller jusqu'au bout. de la tâche. La volonté peut être de construire quelque chose ???
Les gens ont tendance à entendre ce qu'ils veulent entendre, à penser ce qu'ils veulent penser, à comprendre ce qu'ils veulent comprendre. Ils lisent dans le cadre de leur expérience vécue. Il faut écouter le nouvel arrivant, c'est lui qu'il faut comprendre.
 Pour cela il faut que le moniteur soit formé à la communication en dehors de ses propres filtres. Il doit remiser provisoirement ses jugements personnels qu'il utilisera, peut être plus tard pour convaincre. C’est un fait, on a bien conscience de connaître une personne, en réalité on ne le connaît que sur la facette du moment présent. certes on peut prévoir suivant son caractère quelle sera sa réaction devant telle ou telle situation, mais penons l’exemple d’une compétition avec du vent, suivant le type de vent, rafales, puissance ou niveau, voire autres caractéristiques, la stratégie adoptée ne sera pas la même. Il faut donc avoir dans la panoplie du tireur plusieurs stratégies pour modifier le comportement face a cet adversaire imprévu.
L’archer doit en être conscient et surtout convaincu. Sans cela il perdra sa compétition, surtout s’il s’agit de finales, la place reviendra au plus expérimenté où au mieux entraîné ce qui confortera la cohésion avec son entraîneur.
Toutes les remarques que peut se faire le moniteur il doit les consigner sur une fiche qui retracera le suivi technique de l'archer.
Il est nécessaire que l'archer exécute à la lettre et à la perfection toutes les consignes que lui a données le formateur
On voit trop sur les pas de tir des archers faire n'importe quoi de n'importe quelle façon, se désoler de ne pas réussir puis au bout de quelques séances ne plus revenir au club, faute de conseils, de prise en charge des difficultés.
Pour cette première séance, qui en fait durera quelques cours, l'archer devra ressentir que l'on s'occupe de lui et que l'apprentissage doit être correctement effectué pour que la gestuelle soit comprise et automatisée.
Par exemple mettre le bout de l'index à la commissure des lèvres, gestuelle tout a fait simple si on n'a pas d'arc en mains, mais extrêmement complexe sitôt que l'on tire sur la corde.
Et bien il faut dédramatiser le mouvement dans la réflexion de l'archer et lui expliquer que c'est surtout à cause de la flèche qui se trouve sur l'arc car l'archer à partir du moment ou il tire sur la corde il n'a de cesse que de savoir ou elle va aller. Son cerveau limbique bloque le système. si on ne prend pas la précaution de lui expliquer et lui faire exécuter facilement, lors de la première séance au viseur (CQFD)
comment fera t-il pour se positionner sous le menton ? recommenceront alors les difficultés???……..
un principe que l'on observe jamais c'est de ne pas passer à autre chose tant que la technique donnée en consigne n'est pas totalement maîtrisée.
On voit trop souvent des nouveaux archers aborder le tir avec viseur alors que la visée flèche qui donne la position de base et l'orientation n'est pas du tout maîtrisée.
 
    les consignes :
 
L'attitude :
Les pieds ancrés au sol, la tête haute et droite, dire à l'archer de ressembler à un arbre les pieds ancrés au sol et la tête vers le ciel!!!
La colonne vertébrale est droite, verticale, les épaules basses, le bassin stabilisé répartissant le poids uniformément sur les deux pieds.
Pratiquer la respiration ventrale qui fait circuler l'énergie, tirer sur la corde sur une expiration.
Chercher la fluidité du geste sans précipitation. sans tremblement et sans heurts c'est à partir de ce moment que commence l'éducation du mental de l'archer, se concentrer sur les consignes va permettre plus tard de se décentrer du résultat.
 
Les archers qui tremblent en tirant sur la corde ont :
Soit peur , soit l'arc est trop puissant , pour dédramatiser faire tirer sur la corde ( sans lâcher) sans flèche
l'archer dès les premières séances doit faire corps avec son arc ne plus en avoir peur, le maîtriser ainsi que sa gestuelle pour que nous passions à la deuxième séance.
La relaxation, également, est très importante, apprendre à l'archer a être détendu la pensée attentive sur ce qui est important pour son tir, ne pas la laisser vagabonder en dehors de ses gestes. L'archer doit être en harmonie avec son esprit, son matériel et son action. Il doit chasser ses pensées parasites. Le rôle du moniteur est de lui apprendre a rester humble devant la réalisation de son tir, et lui dire que :
Un jour viendra où………….
L'archer doit être stable sur son bassin ses jambes ses pieds le poids du corps bien réparti sur ses deux pieds, les archers débutants ont tendance a porter le poids de leur corps sur le pied avant ce qui crée un décalage du bassin .
L'archer débutant doit prendre l'habitude de prolonger son regard sur la cible pendant le vol de la flèche ce qui lui permet de ne pas bouger jusqu'a l'impact.
 
Faire tirer en binôme car, tirer sous le regard d'autrui donne de l'humilité et de la confiance.
Remercier son coéquipier ( même intérieurement) d'être meilleur que soi permet de progresser intérieurement.
 
Tout archer devrait être sans cesse à la recherche d'un état de grâce
 
Si cette méthode et ses consignes sont énoncées petit à petit lors de conseils ou de repositionnement spatial de l'archer soit pour donner une explication sur un impact ou un geste mal réalisé, soit pour apprendre à maîtriser son geste ou son matériel l'archer sera alors conscient de ses lacunes, cela lui permettra de progresser en conscience.
Ne pas chercher à faire un champion régional d'un débutant ne pas lui parler de compétition à un stade ou il éprouve de réelles difficultés à mettre une flèche dans une cible correctement à 5 mètres.
 
Voici une question qui m'a été posée , qui reflète totalement les propos ci dessus.
 
:<< . Enfin, en arrivant sur les dernières cibles, il me prend toujours la peur d'en rater une. le tout fait que je modifie ma position, cherchant à la rendre meilleure mais c'est tout le contraire qui arrive car comme je tire en instinctif, tous mes repères changent sans que je m'en rende compte et mes flèches ne vont plus la ou elles devraient aller. >>
 
illustration grandeur nature et prise sur le vif, qui prouve que le stress, car il s'agit de lui, s'alimente sur des idées parasites qui sont issues de la non confiance en soi. Mais sur des idées autres que celles que pourraient donner la vraie compétence de l'archer. L'archer veut se surpasser mais il sait dans son for intérieur qu'il n'a pas la compétence voulue alors il alimente une spirale négative qui le prive un peu plus de moyens.
Il est très difficile de tirer en parfaite décontraction de pensées, mais là aussi un apprentissage s'avère utile.
 
Ainsi lorsque l'élève aura acquit une certaine maîtrise de son tir en visée flèche, il faudra l'initier à la balistique. Afin qu'il comprenne plus aisément, nous le faisons reculer de deux en deux pas et à chaque fois l'archer lâche une flèche sans rien changer à la technique de la première séance (à faire avec un arc de faible puissance ou alors reculer de 5 en 5 mètres). Le constat que devra faire le tireur sera que ses flèches se repartissent sur un ligne verticale, la plus basse étant la dernière tirée. Le moniteur aura là toute matière à expliquer à l'archer que sa flèche étant sur une sorte de rampe de lancement d'une fusée, par exemple, doit en modifier l'inclinaison, afin que la trajectoire suivie par la flèche, se retrouve sur le même impact quelque soit la distance de tir.
Peut être pourrions nous, au risque d'y revenir plus tard et souvent dans la vie sportive de l'archer, lui indiquer que cette nouvelle difficulté, lui donne la possibilité de prendre conscience à la solution pour la surmonter. De se donner la possibilité de l'apprivoiser et de finalement en faire une alliée.
 
Son action sera organisée suivant quatre facettes.
 
1 / faire face et prendre conscience, de mesurer le fait nouveau dans toute son amplitude.
 
2 / chercher les moyens de surmonter la difficulté en y opposant les moyens dont il dispose et les rendre encore plus efficaces.
 
3 / rechercher la confiance en soi et l'estime de soi dans un sentiment de sécurité intérieure, parce que nous sommes capables de maîtriser notre savoir faire face à la tâche alors que nous sommes conscients de notre compétence.
 
4 / l'archer doit comprendre aussi que même si il est dans une situation inconnue génératrice de stress, il peut ainsi apprivoiser la difficulté.
Bien entendu pour cela il aura besoin d'un moniteur - entraîneur qui le lui fera ressentir et le guidera pour que son mental l'aide à mieux réfléchir et a surmonter ses doutes.
Ceci démontre également que plus l'archer est compétent plus il s'investit
 
Tu as le pouvoir de rire et aussi celui de pleurer.
Tu as le pouvoir de dire le fond de ta pensée
Tu as le pouvoir de changer ta propre destinée.
 
Mais tu n'as pas le pouvoir de revivre ton passé
Ni celui de prévoir tout ce qui va t'arriver.
 
Avance pas à pas vers un monde que tu choisiras avec tes rêves,
Tes désirs et tes réalités,
En sachant que ton corps peut te limiter.
 
Mais n'oublie pas que plus tu avanceras,
Plus tu t'émerveilleras, et plus tu grandiras.
Alors cesse d'avancer en regardant derrière toi et fais rejaillir avec intensité, toutes les qualités de ton Moi.
Accepte en toute honnêteté que tu es un être imparfait.
 
Ce qui s'appelle être humble………
  divers--06-10-2007-10-12-27.jpg
   Tirer sa flèche….. un peu plus loin……..
 
Lorsqu'on regarde un archer débutant, jeune ou adulte, on s'aperçoit que ce qui lui importe le plus c'est de savoir ou se trouve sa flèche en cible. Ceci dénote son inexpérience parce qu'il n'est pas sûr de ce qu'il fait. Il doute. La solution ne viendra pas seule mais si déjà lors des premières séances décrites plus haut on inculquait au nouveau venu au tir à l'arc des consignes strictes qu'il les comprenne qu'il les applique parce qu'elles sont presque automatisées, le problème de cette décentration serait plus facile à résoudre.
 
 La décentration est le deuxième élément le plus important dans le tir d'une flèche, en effet si l'archer regarde où est allée sa flèche c'est qu'obligatoirement avant ou pendant son tir il s'est posé la question. Or c'est justement cela qu'il faut combattre avec vigueur et obliger l'archer à tirer sa flèche avec ses compétences et la réussite qu'il doit en attendre non pas du fait du hasard.!!!!
 
C'est en cela que réside une des grandes vertus du tir à l'arc tirer en complète décontraction et relaxation, avec en accompagnement une parfaite maîtrise de ses pensées, dans le sens de l'efficacité, (pensées positives)
 
En kuydo par exemple lorsqu'on regarde tirer un archer il est complètement décentré de l'impact de sa flèche pour la bonne raison que le RITE qui lui est imposé le captive tellement et parce qu'en fait pour lui c'est le plus important, que l'endroit ou se trouve l'impact de la flèche ne peut être que la conséquence de l'efficacité de son tir.
 
Si nous prenons exemple sur cette méthode, ce qui est possible, nous avancerions plus rapidement.
 
Il faut donc être plus imaginatif et imposer à l'archer une pensée, un geste, aune attitude tellement "obligataire" qu'il en arrive a ne plus penser que c'est pour le tir de sa flèche.
 
Il faut aussi apprendre à l'archer que sa visée est toujours instinctive et donc il vaut mieux s'occuper de son comportement et de son action de tirer sur la corde, puis de lâcher, que de penser au futur sur lequel nous n'avons pas d'action.
à cela une réflexion devrait nous indiquer qu'une visée est sans conteste instinctive et que, si l'on ne veut pas troubler le nouveau venu avec des pensées parasites il faut surtout ne pas lui dire de viser mais lui indiquer comment s'orienter le mieux possible en s'aidant soit de la position de la flèche l'arc bandé, et sa stature spatiale.
Le formateur devrait avoir à l'esprit que la visée est instinctive et que, au fur et à mesure que l'expertise de l'archer s'affine sa visée devient de plus en plus pertinente.
 
Dans la recherche de performance plus tard nous nous appesantirons sur la visée.
 
Quelques principes entendus ici ou là:
 
- "Si tu n'es pas clair dans ta tête, au moment ou tu vas te retrouver tout seul devant ta cible avec ton arc, tu auras du mal à la mettre dedans".

- "Regardez votre attitude: vous avez perdu avant de tirer votre volée..." (entraîneur étranger regardant des archers se dirigeant vers un pas de tir en IDF - concours local):
- "Tu alimentes ta stratégie d'échec ?" (remarque d'un débutant, fin psychologue...)

- Personnellement, je constate que dans certains cas, je suis capable de savoir que ma flèche sera dedans avant de d'armer mon arc. Ma question est: comment systématiser pour chaque flèche et peut-on travailler pour que cet état d'esprit soit constant pendant une demi-journée par exemple ?
 
Plus l'archer se sent compétent plus il s'engage et s'investit, il faut entretenir cette attitude mentale, et ne jamais mettre le nouvel archer en situation d'échec, car là nous tombons dans le processus inverse.
Il faut aussi déterminer constamment avec celui-ci sa stratégie de tir
concernant la stratégie de tir, elle permet de porter son attention sur un élément de l'action de tirer ( en principe on porte son attention sur l'élément dont on voudrait avoir la maîtrise complète ou là où nous nous sentons plus fragiles). c'est peut être aussi ce qu'il faut déterminer chez chacun et qui permettra d'avancer.
Cette stratégie de tir évoluera au fur et à mesure de l'augmentation des compétences de l'archer car il portera certainement son attention sur des éléments différents au fur et à mesure de l'avancement de ses connaissances.
mais le conseil que je donnerai est de tirer en parfaite décontraction, musculaire, tendineuse et de pensées ( surtout négatives ) du genre ne pas....ou....est ce que ?.....etc...
 
  • Au japon, pour décrire l'évolution d'un pratiquant (quelque soit son art), on   dit: Shin, Gi, Taï
    Taï: le corps, c’est à dire développer la musculature, la souplesse, l’équilibre, renforcer les tendons et ligaments...
    Gi: la technique, c'est à dire travailler intensément et régulièrement le ou les gestes technique, les perfectionner, les automatiser au point de ne plus avoir à y penser (cerveau cortical/intellect)
    Shin: l'esprit, terme générique incluant l'énergie, les états de conscience, la perception du monde et de sa place dans le monde.


  • Dans la pratique du sabre, on parle de Ki, Ken, Taï: l'union du corps (Taï), du sabre (Ken) et de l’énergie (Ki)

    Le problème, évidemment, c'est la gestion des paramètres.
 
Il s'agit en conséquence, pour l'archer, d'améliorer ses habiletés mentales pour favoriser l'apprentissage et la progression. Il doit apprendre à se positionner sereinement face aux événements, dans une attitude d'affirmation de soi et de confiance. Mieux se connaître, physiquement et psychiquement.
Il doit aussi maîtriser les méthodes de relaxation pour récupérer plus vite et plus efficacement. S'intéresser, par exemple, au training autogène de Schultz ou la relaxation Ericksonienne etc….
 
Comme nous le voyons, à l'inverse de ce qui se fait, la première séance d'apprentissage est "la" séance la plus importante pour la carrière de l'archer qui veut faire du tir à l'arc un sport et non un loisir, auquel cas les séances de découverte telles qu'elles sont pratiquées actuellement conviennent tout a fait. La nécessité d'un dialogue / entretien au début du contact avec l'individu prend ici toute son importance.
Rien ne présage encore à ce stade si l'archer ira vers la compétition ou pas.
nous en sommes encore au tir sans viseur et, avant de passer au stade supérieur qui nous mènera vers la recherche de performance, le moniteur doit s'assurer que
l'archer a bien saisi toutes les consignes qui lui sont données, qu'il les applique d'une manière automatique, le plus parfaitement possible.
 
À ce stade il doit avoir déjà un peu plus confiance en lui et son plaisir de tirer doit être visible. Le contentement d'un archer se mesure au nombre de flèches qu'il tire à l'entraînement, en effet l'archer a, lors de l'entraînement , s'il n'est pas ou moyennement motivé, la possibilité de faire "autre chose", bavarder, aller vers les autres etc… par contre l'archer motivé tire un maximum de flèches pose des questions à son entraîneur, s'inquiète de son attitude ou de sa performance, pose des questions sur le matériel etc… en somme l'archer motivé travaille, l'archer loisir vient passer un bon moment avec les amis.
 
  • <<L'entraînement c'est des étapes successives de conseils, d'applications de stratégie et ensuite on parle d'analyse et de suivi...
  • alors, tout archer qui se pose la question avec son boss des pas de tir est capable de déterminer les plus et les moins et c'est comme ça qu'on a travaillé dans le (……..) et on est une bande pas mécontente même si on est pas devenu des athlètes de Haut Niveau...
  • oui mais……….. l'objectif était-il vraiment là ????
ce qui prouve (en décodant) que vraisemblablement le formateur a bien tenté de structurer un entraînement mais que finalement la motivation était…. Ailleurs.
Le résultat aussi!!!!!!!
 
(Propos relevés sur un forum, qui illustre tout simplement notre discours du début, l'archer nouveau vient – il faire du "sport" ou du loisir??)
 
Il est important de connaître les motivations de celui qui se présente devant l'activité pour orienter sa formation. Nous ne le répéterons jamais assez
 
Pour en revenir à un aspect plus poétique….
 
  • L'archer est un calligraphe: il écrit sur la cible avec ses flèches.
    Son tir témoigne de son niveau  de communication avec le monde.

    Sa recherche est de trouver sa juste place, entrer en résonance avec l' arc, de s'harmoniser avec la cible, d'entrer en relation avec l'environnement.

Le tir à l'arc est vraiment une source inépuisable de ressentis!!!!
 
Nous allons maintenant, logiquement, passer à la première séance avec viseur.
 
Dans l'esprit d'un archer, l'entraînement, c'est avant tout tirer des flèches. Pour l'archer "LOISIR" nous l'admettrons volontiers. Par contre pour l'archer sportif qui dirige son entraînement en vue de réaliser un objectif d'autres contraintes viennent s'ajouter. Objectif, endurance, stratégie, matériel etc…….
 
Animations, recrutement.
 
Quoique les animations de quartier n'ont jamais prouvé leur efficacité sur le plan du recrutement des clubs elles sont néanmoins nécessaires au niveau vulgarisation et communication. De plus au regard des subventions octroyées aux clubs il est normal que dans les cas de manifestations locales le club local participe aux festivités.
Lorsque l'on participe à ces animations de quartier, la population qui se présente est toute entière remplie de curiosité, de sentiments ludiques, mais pas du tout comme venant s'essayer à la pratique d'un sport. Cela est prouvé par les demandes des parents qui présentent "pour essayer" des bambins de trois ou quatre ans hauts comme trois pommes sans aucune capacité physique pour pouvoir prétendre à bander un arc même de faible puissance.
Nous nous apercevons au fil des demos et animations que peu de personnes perçoivent l'activité comme un sport à part entière. Aussi il nous est obligatoire de teinter l'affectivité des "clients" par un sentiment de réussite et de facilité, si l'on souhaite caresser l'individu dans le sens du poil et l'intéresser afin de le retrouver sur nos pas de tir.
 
1 / faire tirer sur des cibles de 122 Cm placées entre 5 et 8 mètres.
2/ avoir un nombre d'arcs en service important afin de pallier aux essais avec des visiteurs de différentes morphologie et latéralité.
3 / avoir des flèches de différentes longueur en nombre important pour satisfaire aux différentes allonges et à la casse car malgré la proximité des cibles l'inexpérience des individus fait que de temps en temps on n'est pas à l'abri d'un "coup de bras" intempestif. En dehors du fait que pour des raisons de sécurité nous sommes toujours placés devant un mur ou des rochers (en campagne) les flèches n'apprécient pas les chocs sur du dur. Se munir aussi d'un stock d'encoches correspondant aux diamètres des tubes en service. Il est facile de changer une encoche et cela peut rendre des services.
D'une manière générale tout le matériel utilisé doit être en bon état révisé avant de partir sur le lieu des manifestations.
Cela montre aussi aux visiteurs la respectabilité du club.
4 / tous les animateurs devraient être vêtus de la tenue club.
Au vu de tous également un press-book informerait les archers de la vie du club.
5 / si possible prévoir des "postes" sur le pas de tir qui traiteront les affinités adultes droitiers ou gauchers enfants , etc.. cela permet en cas d'affluence de traiter plus de personnes en même temps.
 
La méthode :
Le choix du "poste" ou du matériel fait en fonction de la personne qui se présente, la placer à cheval sur le pas de tir, perpendiculaire à une cible de 122 Cm qui se trouve à 5 mètres, prendre soin de l'aider à bien placer ses pieds parallèles ou légèrement ouverts à cause des retours de corde sur l'avant bras. Faire tendre le bras d'arc avec l'arc en direction de la cible ( orientation).
Expliquer comment prendre la corde à trois doigts à quelques centimètres sous l'encoche.
Le moment le plus important est arrivé. Il s'agit d'expliquer d'une manière précise et concise que l'archer doit tracter la corde jusqu'à venir positionner le bout de son index à la commissure des lèvres. Il faut être tenace et l'obliger à la faire car son idée n'est que de lâcher la corde pour voir ou va se planter la flèche!!
Il faut informer le tireur que cette consigne doit être appliquée à la lettre, au besoin l'obliger à le faire, sans cela la suite ne sera que banalité est insatisfaction
À partir du moment ou cette consigne est exécutée l'archer REGARDE la cible et lâche sa corde.
NE PAS ATTENDRE …….
Si tout se passe suivant les conditions énoncées la flèche doit se trouver dans le jaune…..
À la grande satisfaction du candidat.
Remarque :
Dans son discours le moniteur ne doit en aucun cas parler de viser. Il arrivera aussi que le tireur pose la question de viser. La réponse est :
 
<<Vous ne m'avez pas entendu parler de viser c'est donc, et vous en avez la preuve, que pour cet essai la visée n'est pas nécessaire >>.
 
Explications :
En parlant de viser l'archer se polarise sur la situation et oublie tout le reste, sachant que de ce que l'on entend on retient 10%, notre message est stérile.
Il s'agit donc de ne pas donner trop d'informations à l'archer de cette manière et avec cette méthode 60% au moins des flèches sont dan le jaune.
Il faut utiliser l'instinct ou l'inné de chacun qui va teinter favorablement l'approche et l'intérêt de l'individu pour l'activité.
Autre particularité :
Nous savons tous que lorsque l'on attend l'arc bandé nous bougeons et plus l'on attend plus cela bouge, résultat la flèche est mauvaise.
C'est aussi ce qui arrive aux archers qui tirent avec un arc trop puissant pour eux, et qui ne veulent pas le reconnaître!!
 
Cette méthode possède l'avantage d'être simple, rapide et efficace et rend l'essayeur content d'avoir réalisé quelque chose d'inhabituel et qui même si cela à posteriori lui semble facile il en parlera autour de lui avec empathie.
 
Par J B - Publié dans : pratique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus