LA METHODE MC2
généralités
Cette méthode d'initiation et d'entraînement se veut être pratique, ludique, VOLONTAIRE,
Pourquoi la méthode MC2 ?
On pourrait la résumer par :
MOTIVATION
CONCENTRATION
CONFIANCE EN SOI
Elle tient compte comme toute méthode d'enseignement du tir à l'arc, de la position, des fondamentaux, ( qui depuis Cadet n'ont jamais été supprimés!!!!), mais aussi du mental, du savoir vivre le tir à l'arc, du respect de l'autre, de l'envie de se battre même contre soi
LE MENTAL
Premièrement et avant d'aborder la technique proprement dite penchons nous sur le mental qui guidera notre apprentissage, notre savoir et notre connaissance, ces principes seront la base de notre compétence mais aussi de notre réussite tant sur le plan humain que sportif.
Le Credo de l'archer
POLITESSE
prendre en compte l'autre
COURAGE
Affronter l'adversaire avec respect
AMITIE
Amour gratuit sans retour
CONTRÔLE DE SOI
la dignité sans colère
SINCERITE
s'exprimer avec honnêteté
MODESTIE
être ce que l'on est
HONNEUR
Fidélité à la parole donnée
RESPECT
respecter l'autre quelque soit sa différence
HUMILITE
Connaître sa vraie valeur et l'accepter.
III- 2 ORGANISATION
1/ Apprentissage
2/ perfectionnement
3/ entraînement
l'apprentissage
Définition de l'apprentissage :
Changement de comportement par des exercices répétés…..
: nous n'allons pas décrire l'apprentissage en tir à l'arc, il suffira de se référer à tous les livres ou fascicules qui fleurissent sur nos étagères pour apprendre comment positionner ses doigts sur le visage, sur la corde, comment s'orienter etc….Pratiquement tous les livres anciens ou nouveaux, insistent sur la technique à adopter pour tirer une flèche avec plus ou moins de réussite, pas un ne cherche à faire aimer et découvrir le tir à l'arc sous son aspect martial et éducatif, découvreur de sa personnalité.
Par contre, nous, nous insisterons sur le moi et le soi de l'archer.
En effet, dans quel but le débutant est venu au tir à l'arc ? que vient-il chercher?
Avant toute chose l'initiateur, ou le formateur qui le reçoit devrait avoir un entretien pour connaître les véritables motivations du nouveau venu. Cela aura au moins deux avantages le premier est de satisfaire le débutant, le second (très important) est que, si le débutant est orienté vers son idée première qu'il trouve ce qu'il est venu chercher et si il est satisfait, il restera au club, ce sera un élément de moins dans le calcul du turn over !!!!……il serait curieux de pouvoir comptabiliser le nombre d'abandons de personnes qui sont venues s'approcher du tir à l'arc, que l'on a mal orientées et pas satisfaites. Habituellement quand une personne se présente dans un club,.on commence par l'éblouir avec les résultats obtenus par l'élite du club, le nombre de trophées sagement rangés sur des étagères, les résultats en championnat de France,
voire plus, etc….
Tout ceci a pour effet de complexer encore plus l'impétrant, plus peut être pour un adulte que pour un enfant, l'enfant reste malgré tout curieux. Donc, la personne qui se présente pour connaître l'activité n'est déjà pas à son aise en entrant pour la première fois dans le club. Nous l'emmenons vers le pas de tir on l'équipe d'un protège bras, on lui donne un arc et des flèches ( généralement pas du tout adaptées), on insiste sur une sécurité que l'on brosse la plus noire possible avec des mots forts tels que <<c'est dangereux>> ou, << c'est une arme>> j'en passe et des meilleures, il y a certainement un autre discours moins nocif pour expliquer que comme quand on traverse une route l'individu regarde de chaque coté , en tir à l'arc il s'agit d'âtre attentif à ses gestes.
on peut tout simplement lui exposer comment mettre ses doigts sur la corde, d'installer la flèche sur l'arc, pour finalement lui dire de tirer sur la corde en lui apprenant à s'orienter. ce qu'il est venu chercher c'est la sensation du lâcher de corde et le résultat de son impact en cible. Le moniteur est assez expérimenté pour favoriser l'affectivité du nouvel arrivant et lui donner envie de revenir.….
il sera bien temps alors, d'adapter notre pédagogie aux souhaits de notre impétrant, il aura été sensibilisé sur la suite de son apprentissage.
Le vieil adage nous le confirme:
Un homme averti en vaut deux ……
REMARQUES :
Si après un entretien convivial avec l'archer, lui même si c'est un adulte, avec un ou les parents si c'est un enfant, essayer de connaître leur motivation, leur caractère, leur souhait, remplir une fiche qui retrace l'entretien afin de pouvoir y revenir ultérieurement, expliquer les vertus du tir à l'arc, expliquer la pédagogie enseignée, le nombre de formateurs, les diplômes, même si ce n'est qu'un initiateur, (ce qui devrait être le cas), les entraîneurs de club et les BEES sont, en principe, destinés à s'occuper de l'élite!!!
Il faut donner envie au nouveau venu d'en savoir plus et qu'en son for intérieur il pense qu'il a fait le bon choix.
LA PRATIQUE
Certes on commence la première séance par la visée flèche, qui est la position la meilleure pour expliquer le geste de l'archer inutile de mettre un blason il faut commencer par faire découvrir a l'archer les sensations qu'il ressent, le faire parler de ses appréhensions, lui faire découvrir à chaud sa stature spatiale le ressenti de son corps en mouvement, la tension musculaire particulière quand on tire sur la corde d'un arc. Mais aussi lui faire exécuter le geste d'une manière reconnue, sensitive, émotionnelle, réussie.
Engager l'action de tirer sur la corde est déjà un acte volontaire qui peut être engagera toute une vie de sportif. L'instant est particulier, et puis, il permet aussi de montrer au nouveau venu qu'il n'est pas entré dans l'enceinte d'une fête de patronage, ôtant le mieux possible la connotation ludique que tout un chacun se fait parce qu'il a déjà approché le tir à l'arc uniquement dans des conditions de jeu d'adresse ou de hasard.
Pour que les progrès à venir soient mieux perçus par le nouvel archer, il faut dès le début lui apprendre à être relaxé. Cette relaxation l'amènera à mieux percevoir les subtilités kinesthésiques, voire les ressentis, mais aussi les crispations et les difficultés. Lui apprendre à être attentif aux paroles de son moniteur, au bruit de son matériel, à sa manière de tirer une flèche afin de détecter toute modification qui ne manquera pas de temps en temps de venir perturber le déroulement de la séance et de la confiance qui s'est préétablie depuis le début de son activité.
Apprendre à l'archer a savoir ce qu'il fait, le regard franc défiant la cible.
Dans la concentration faire rechercher à l'archer la réalisation d'une gestuelle tout en courbure sans heurts. Être détendu est le secret de la réussite de son tir. La pensée attentive sur ce qui est important pour lui, que l'on a déterminé par un questionnaire adapté.
Sur quelle gestuelle il porte son attention ?
Quel est selon lui le plus important dans ce qu'il fait ?
Quelles sensations kinesthésiques il ressent ?
Bien expliquer que c'est précisément sa technique qui lui fera faire des dix.
Plus il sera à la recherche de "sa" vérité plus il comprendra comment il fonctionne, et plus facilement il se corrigera.
Ne pas laisser vagabonder la pensée en dehors des gestes effectués, créer un rite. Chassez les pensées parasites. Par exemple : << où va aller ma flèche ? >>
Apprendre à l'archer d'être en harmonie avec sa pensée, son matériel, (même avec un arc initiation), son action.
Lui apprendre à rester humble devant la réalisation de son tir. Lui apprendre qu'un arc même mal réglé sera toujours plus performant que l'archer. Donc ne pas à priori incriminer le matériel qui lui ne fait que rendre ce qu'on lui a donné.!!!
Choisir d'assumer la difficulté qui se présente et la lui faire admettre, c'est se (ou lui )donner la possibilité de l'apprivoiser et de la surmonter.
1/ faire face
2/ chercher les moyens de surmonter la difficulté parce que nous avons moins peur et ceux utilisés sont plus efficaces.
3/ rechercher la confiance en soi et l'estime de soi (forcer la réussite) dans un sentiment de sécurité intérieure parce que nous sommes capables de maîtriser notre savoir faire , nous sommes conscients de notre compétence.
.4/ arriver par la réussite à faire comprendre que nous ne sommes plus dans l'inconnu et que nous devons, de ce fait, apprivoiser la difficulté.
5/ programmer de temps en temps des séances matériels pour que l'archer se sente encore plus autonome devant des petits problèmes de tranche fil, de band, de détalonnage, de tiller etc…
Nous y reviendrons dans le chapitre compétition..........................


Non, en fait, l’apprentissage mental de l’archer tient plus dans sa manière de vivre Nous parlions de compétence. Suivons la progression d’un
archer débutant à son premier contact avec le tir à l’arc, il va atteindre la cible à cinq mètres, celle ci étant constituée, pour ne pas teinter son affectivité, d’un blason de 80 Cm retourné.
Très vite il va poser la question : pourquoi tirer sur le coté non imprimé ? il veut déjà se frotter au jaune et évaluer sa compétence. C’est à ce moment que doit commencer
l’apprentissage du mental ou il faut demander de tirer avec conviction sur quelque chose de banal sans signification aucune. Il faut mesurer à ce moment si vraiment cet archer saura un jour se
détacher de son score pour atteindre le sublime, l’excellence. Déjà dès le premier stade de son apprentissage, qui se répétera tout au long de sa carrière d’archer, il devra éduquer son mental
réfléchi. Cette situation se dupliquera quand il reculera par rapport à la cible, puis quand il sera équipé d’un viseur, de la dragonne, ou qu’il tirera pour la première fois à 50 mètres ou à 70
mètres. En fait à chaque introduction dans sa gestuelle d’un élément nouveau, l’archer reviendra à son premier stade d’apprentissage mais avec des exigences différentes, fonction de la difficulté
imposée. De même que ce n’est pas parce que nous avons défini le premier stade comme atteindre la cible que celle ci ne doit durer qu’une séance. Pour chaque stade, à part le quatrième qui dure
toute la vie d’archer, l’archer ne doit passer au suivant que s’il a bien assimilé celui sur lequel il travaille.
On s’aperçoit tous les jours combien il est difficile de se faire bien comprendre. Cela
implique en outre de bien être écouté et vis et versa,