Mercredi 3 octobre 2007

 

 TIR à l'ARC.. Une approche psychologique DSCN0359.JPG
 
La pratique du tir à l'arc se range dans les activités sportives confidentielles. Premièrement parce qu'elle est difficilement médiatisable, parce que son histoire n'est pas, ou très peu dévoilée ni enseignée, parce que c'est une activité où l'adresse prime, elle est plus mentale que physique.
 
Pourtant si l'on intègre dans les effectifs les personnes qui pratiquent le tir avec un arc qu’il soit de compétition ou simplement fabriqué à l'ancienne, cela augmenterait les statistiques. Le nombre de gens intéressés par la spécificité sportive est plus important qu'il n'y parait. Seulement nous n'avons d'yeux que pour la fédération qui est orientée sport olympique et c'est un peu l'arbre qui cache la forêt. il est temps de démystifier le tir à l'arc aux yeux du prétendant archer en expliquant les vertus et les bienfaits du tir à l'arc, au lieu de recruter de futurs champions olympiques.
Il n'est pas exclu à partir de cette démarche de faire aimer le tir à l'arc sportif au tireur occasionnel venu au club pour le loisir et éprouver du plaisir à devenir un compétiteur.
Chez tout individu il y a l'inné et l'acquit. Mais il faut aussi imaginer que celui qui possède l'inné n'a pas tous les acquits, l'apprentissage lui en apprendra un peu plus, or, puisqu'il a l'inné l'acquisition des compétences sera pour lui plus simple et c'est peut être ainsi que nous obtiendrons un élément de l'élite régionale voire nationale etc…..
 
Nous savons tous que l'élite sort de la masse. Donc, plus la masse sera importante plus l'élite sera facile à détecter. Le tir à l'arc est une activité de près de 100.000 ans, devenu un sport en lui même depuis le début du XX éme siècle, il a commencé à se structurer que depuis 1970. et, depuis nous n'avons cessé de démontrer, animer, recruter aux fins de compétitions.
Comparons le nombre de personnes venues, lors de fêtes votives ou autres manifestations, pour tirer, essayer de lâcher quelques flèches, par rapport au nombre de personnes qui ont rejoint un club. Le pourcentage doit être significatif, enlevez de ce nombre les mécontents de l'accueil, des structures, de l'encadrement, et les individus empêchés par des obligations familiales ou professionnelles, ce que nous appelons le "turn over", il reste 60.000 licenciés.
La déperdition est énorme.
 
 Une explication possible
 
Il est vrai que nous vivons une société de consommation car beaucoup de choses attrayantes nous sont offertes, notamment dans le domaine sportif où, une palette de sports est proposée à tout un chacun. Chez les enfants, curieux de nature la recherche du jeu et du plaisir est plus importante. Dans un centre sportif ou une initiation est proposée sur plusieurs spécialités sportives, il n’est pas rare de voir des enfants changer chaque année, et même parfois dans le courant de l’année. Bien des fois parce que le nouveau petit copain pratique telle autre spécificité qui lui plait, il entraîne derrière lui les autres afin, croît-il, faire bénéficier les autres de son plaisir.
Pour d’autres ce sont les parents qui décident en fonction de leur affinité, voire même de la proximité du lieu de pratique pour limiter simplement les déplacements. Enfin pour le reste la curiosité fait son effet et on vient pour essayer………
 
Certes il ne faut pas abandonner la technique de recrutement qui nous à permis d’en arriver au chiffre actuel, car nous voyons au retour des vacances que quelques personnes ont quand même été sensibilisées par les activités des tours opérators. Il est à regretter aussi que les enseignants de ces organismes ne soient pas plus techniciens ( en tir à l'arc) ni plus instruits sur la manière d'initier. Une action de sensibilisation amènerait certainement un peu plus de gens intéressés.
 
On pourrait comparer le recrutement dans les clubs à un salon de diseurs de bonne aventure. Il y a chez les nouveaux venus ceux qui croient et qui adhèrent, il y a ceux qui essaient sans conviction, puis il y a ceux qui sont persuadés que tout est vrai et facile.
Dans tous les cas de figure seule une pédagogie adaptée et un suivi efficace, en dehors de la période apprentissage permettra de pérenniser l'effectif dans sa participation à la vie sportive du club.
selon moi, pour que le tir à l’arc progresse et trouve un réel interêt pour le sport de haut niveau voire comme un art martial en mettant en exergue et favorisant les hautes vertus qu'il dégage, il faut qu’une méthode basée sur l’être humain et sa psychologie soit élaborée en concertation depuis l’apprentissage jusqu’au haut niveau international, et que soit enterrée à terme cette connotation ludique dans l’esprit des non initiés.
Il faut faire apparaître les deux aspects très clairement et distinctement, sans ambiguïté.
De la même manière que le tir à l’arc s'est développé avec l’aide des organismes de vacances, une campagne soutenue d’informations et de communication auprès de ceux-ci apporterait la bonne parole en informant le public des possibilités sportives et de ses mérites. Ainsi, il pourrait y avoir des clubs compétition, spécificités FITA et des clubs loisirs dans lesquels on pourrait, par exemple, inclure les spécialités de parcours, et les apéritifs à répétition……………… 
Combien de fois a-t-on vu dans des sessions de formation d’initiateur un candidat désireux d’enseigner uniquement le tir instinctif pour la bonne raison que lui-même tirait avec un arc nu, dans un club de parcours !!!
Nous ne pensons pas que cela soit la bonne méthode pour créer des vocations FITA !!!
 
L'accueil dans les clubs nécessiterait une personne chargée de la communication, de la réception des nouveaux venus, de leur suivi technique et des conseils afin d'assurer la pérennisation dans le club ou l'activité, en explicitant les différents aspects de la pratique, afin que l’archer puisse choisir sa spécialité en toute connaissance de ce que le tir à l’arc peut proposer.
Il faut en finir également avec la rivalité entre les clubs orchestrée par des présidents érigés en monarques, au pouvoir éphémère et utopique. Ils vivent leur vie de petits présidents de quelques personnes alors que s’ouvrir sur le monde du tir à l’arc et participer à des travaux communs mettre ensemble les forces de chacun pour améliorer le niveau des archers par des actions communes, cela paraît si simple, mais si loin de leur préoccupation que la moindre tentative de rapprochement est perçue comme une violation du territoire, et de leur pouvoir.
On voit alors des archers arrivés à un certain niveau stagner en score n’évoluant jamais par manque de conseils et de décision d’organisation technique de leur vénéré président et du bureau. Malgré cela ils quittent le club qui ne leur offre pas la possibilité d'atteindre l'objectif sportif qu'ils se sont fixé.
C’est ainsi que l’on s'aperçoit que même au plus haut niveau des clubs, lors d'une invitation à participer à une réunion sur le sujet, personne ne se déplace. C'est prouver ainsi l'intérêt que les dirigeants portent aux problèmes de turn over, d'accueil, d'encadrement ou de politique sportive. En un mot, aller tous dans le même sens.
Il y a encore fort à faire pour arriver à une communion totale et une grande cohésion vers un objectif commun de la part des dirigeants de clubs. Les querelles intestines sont nombreuses, je suppose que dans d'autres clubs sportifs cela doit se passer d'une manière semblable, l'homme est un homme, ce n'est pas la spécialité sportive pour laquelle il porte un intérêt qui changera sa manière de penser.
 
Dans un autre ordre d'idées tous les documents prévus pour la vulgarisation de notre sport sont orientés compétition, rares sont ceux qui vantent les mérites, et les vertus qu'apportent la pratique du tir à l'arc, par exemple gérer le stress, prendre confiance en soi, gérer une situation dépressive, obtenir une meilleure maîtrise de soi. Respecter l’adversaire, vivre avec autrui.
 
Apprendre à l'individu à maîtriser sa façon de vivre comme il tente de maîtriser son arc pour le tir d'une flèche…..
 
Seulement les formateurs en club ne sont pas assez formés pour cela rien ne compte que la participation à une compétition même si on envoie l'archer à l'échec et qu'il ne recommence pas l'expérience. Il retournera à son jardin tirer dans une botte de paille.
En supposant même que le formateur ait cet esprit, toute action qui aurait pour mission de changer les habitudes serait réduite à l’état d’embryon car non cautionnée par la direction et par là, vouée à l’échec.
C’est ainsi que l’on voit des initiateurs, (bien sûr ils sont bénévoles !!!) ne pas s’occuper d’apprentissage et utiliser leur compétence pour eux même ou pas du tout.
Dans la plupart des clubs l’apprentissage est organisé autour d’archers volontaires changeant à chaque saison.
Structurer les clubs commence aussi par trouver le financement nécessaire à se doter de moyens humains, de brevetés d'état, ce qui permettrait aussi de valoriser aux yeux de tous les compétences que peut apporter formateur aussi bien sur le public du club que sur la formation continue des formateurs qui s'occupent des débutants.
un brevet d'état coûte cher!!!de même que l'on preconise le covoiturage pourquoi nepas louer les services d'un be à plusieurs clubs et organiser des entraînements en commun??
 
L'initiation reste pour les clubs, l'activité la plus difficile à gérer, pourquoi?
 
1/ le nombre des initiateurs opérants est insuffisant en effet certains clubs ont parmi leurs adhérents entre 5 et dix initiateurs, mais peu sont opérants, bien souvent parce qu'ils sont en désaccord soit avec l'organisation et les moyens mis à la disposition de ces initiateurs soit avec le fonctionnement du club sur la répartition horaire des infrastructures.
 La raison est simple : priorité à l'élite qui rapporte des coupes et des podiums.
 
Une anecdote vraie et vécue:
Un club que je fréquentais, devait organiser sur son terrain pour le week end une compétition extérieure, je suis arrivé au club pour aider le vendredi après midi. Sur le terrain se trouvait un membre du club qui tondait l'herbe avec une tondeuse autotractée et un archer qui tirait seul il s'arrêtait (heureusement) lorsque la tondeuse devait passer et reprenait ensuite, au mépris de toute sécurité!!!!!
 
J'ai posé la question de savoir pourquoi :
A/ il était seul à tirer ?
B/ ne pouvait il pas attendre que la tonte soit terminée ?
Après m'avoir dit (le Président) de m'occuper de mes affaires il s'avère que c'était le meilleur archer du club le porte fanion !! et, donc il avait tous les droits!!!!!!!!
 
2/ l'organisation des initiations n'est pas adéquate
3/ les initiateurs sont laissés pour compte on ne les intéresse pas à la vie du club.
Dans le style soit belle et tais toi.
4/ ils ne sont pas aidés pour l'entretien du matériel, certes ils peuvent s'occuper du matériel entre deux entraînements personnels, mais quand un incident survient pendant le cours, rarement se trouve disponible un autre arc de remplacement. Il faut donc réparer celui là, pendant ce temps les archers sont livrés à eux même et le malaise se construit.
 
Quand un BE est recruté, même à temps partiel, dans 8 cas sur 10 il remplace l'initiateur qui n'initie plus à cause des conditions décrites ci dessus.
 
Beaucoup d'initiateurs ont suivi les cours et obtenu le diplôme pour acquérir un certain savoir qui pourrait leur servir à eux personnellement pour la bonne raison que dans le club ou ils s'ont licenciés il n'y a pas d'encadrement technique.
La questions est :
À quoi sert d'avoir pléthore d'initiateurs sur le papier, d'en "fabriquer" de plus en plus pour en manquer sur les pas de tir pour porter la bonne parole et les premiers conseils aux débutants, voire plus??
La clé de voûte de la fidélisation des archers est sans conteste, si le président sait l'utiliser, l'initiateur c'est le membre du club qui est le plus en contact avec les nouveaux venus, qui répond à leur question et à leur préoccupations, il a la possibilité de les orienter
Après l'obtention du diplôme, Un contrat/cadre devrait être signé entre le président du club et le nouvel initiateur. Ce contrat qui préciserait les droits et le devoirs de chacun, serait inscrit dans le règlement intérieur, il mentionnerait le nombre d'heures de rendus de cours par semaine de la part du formateur ainsi que son souci de suivre les recyclages. Également ses attributions et son espace à l'intérieur du club.
Le Président dans ce contrat mentionnerai l'aide qu'il entend apporter à l'initiateur sous forme de mise à disposition de matériel d'apprentissage en bon état (le responsable matériel en étant le garant) la disponibilité de la partie des infrastructures prévues à la formation, un espace de stockage réservé à cet activité. Ne pas oublier les horaires de pratique par niveaux de compétences. Ainsi l'initiateur pourrait enseigner sereinement.
la reconnaissance de la compétence de l'initiateur devrait être reconnue surtout par sa participation aux discussions sur la politique sportive du club en comité directeur ou en commissions, puisqu'il est le premier intéressé
mais ne tentons pas le diable même des BEES n'y sont pas conviés. DSCN0359-copie-1.JPG
Par J B - Publié dans : reflexions
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Dimanche 30 septembre 2007

 

 LA REALITE ET …..(PEUT ÊTRE)
                  LA SOLUTION !!!!!
 
Posons le problème
Un archer pour progresser a besoin d'un maximum de temps et de nombreuses flèches tirées, on n'automatise pas un geste en trois leçons même avec un super entraîneur.
Pour progresser un archer compétiteur a besoin d'un technicien près de lui qui redressera le geste et le rendra plus dynamique, fluide et performant.
La solution idéale serait un programme d'entraînement étalé sur un temps maximum avec contrôle programmé et entraînement libre pour le volume de flèches. ceci pour l'archer sportif.
Pour le ludique, le club devrait être ouvert tous les jours afin de permettre aux archers de tirer quelques flèches et satisfaire leur envie de pratiquer. Il faut avant tout que l’archer soit entouré de conseils et de pédagogie car à partir du moment où il se sentira compétent il voudra alors, se mesurer aux autres, il voudra savoir où il se situe par rapport aux autres archers et satisfaire son ego . c'est là que commencera sa vraie vie sportive et de compétiteur.
 
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parmi ces jeunes jusqu'en 2007 nous avons 27 qualifications aux championnats de France où nous avons obtenu 3 medalles d'or, une selection aux Championnats du monde salle, 3 médailles de bronze, une medaille d'argent et de nombreux podiums regionnaux ........

 Une solution (pourquoi pas ??)
 
Citation:
C'est un défaut naturel à l'homme de croire qu'il possède la vérité!!
 
Les installations ne sont ouvertes que pendant des créneaux de temps définis pour le loisir et pour l'entraînement. bien entendu il faut un encadrement idoine et compétent voire disponible pour occuper les archers loisirs sur le plan de l'animation, tout en les faisant progresser et donner assez d'éléments pour qu'à terme certains basculent vers la compétition.
Il faut aussi une animation club fréquente organisée par l'encadrement pour réunir les deux tendances les faire tirer ensemble, organiser des soirées ou des journées club avec animation, mêler les uns avec les autres. Faire participer les loisirs aux résultats des sportifs, en un mot faire vivre le club en préservant les intimités de chacun mais tout en leur permettant de s'exprimer car ils sont des archers à part entière. Ils peuvent, nous l'avons déjà vu, devenir de bons archers de niveau régional et s'épanouir comme tels.
Nous avons tous comme point commun le tir à l'arc chacun avec nos conceptions d'organisation et d'efficacité, nous devons donc débattre sur ce qui pourrait être le meilleur pour l'ensemble des archers en dépassant nos ambitions personnelles, nos besoins propres, travailler main dans la main pour le bien être du club et de ses membres. Choisir toujours ce qui est meilleur pour les archers et surtout pour les jeunes.
 Du fait que notre fédération est une petite fédération, 60.000 licenciés environ, à comparer avec le football ou autre fédération représentant un sport de masse, l'acquit par les membres d'un club de tir à l'arc est un gain précieux, et pourtant je pense que c'est aussi un sport qui a un des plus forts taux de turn over, c'est un sport difficile, aussi, cet acquit est protégé conservé ce qui empêche l'ouverture vers les autres et en définitive le développement de l'activité.
 
L'homme occidental issu de classe moyenne et doté d'un niveau scolaire moyen ou assez élevé doit faire face, au milieu de sa vie, à un nombre important de tâches qui le mèneront inévitablement à une crise. D'après Loïs TAMIR :<< le milieu de la vie est une période de transition psychologique marquée par des doutes personnels ou un profond désarroi >>(psychologie du développement des ages de la vie par helen BEE editions De Boeck Université 1997)
 
C'est à ce moment là, que l'homme s'intègre le plus dans la société, qu'il s'investit dans la vie associative, bien souvent pour prendre part aux activités des enfants et à leur choix sportif ou culturel.
 
 
 Les ressources
 
Comme cela se passe sur toutes les ligues, sauf exception, le travail fait sur les archers devant la représenter serait plus profitable aux archers si les entraîneurs sur le terrain connaissaient, l'objectif poursuivi, et travaillaient en étroite collaboration avec le CTR.
 
Les "entraîneurs" en méthodes intuitives se reconnaissent par leur façon de ne pas accepter que leur élèves fassent plus de points qu'eux, ils ne sont pas des "passeurs" les véritables entraîneurs sont fiers que leurs élèves fassent des performances, ils prennent cela comme une victoire personnelle.
 
Il y a plusieurs catégories d'entraîneurs, celui qui ne veut faire que ceci ou cela, celui qui refuse de se remettre en question pensant que lors d'un échec ce sont ses consignes qui ont été mal interprétées, il ne veut absolument pas se remettre en question, car cela engendre, d'après lui, des croyances négatives, il reste enfermé dans ses certitudes.
 Le refus d'évoluer provoque en plus de l'immobilisme, à court terme des échecs dus à l'incompétence. il se peut aussi que ces échecs soient engendrés par la main mise des dirigeants qui n'évoluent pas dans le même modèle d'enseignement et qui ne comprennent pas, ne cherchent pas à comprendre celui de l'entraîneur, par défaut de dialogue. .
Il y a par contre des entraîneurs qui cherchent à progresser, à faire progresser leur élève, ils s'entourent de gens qualifiés et ouverts. Ils choisissent un cadre de travail défini provoquent une synergie avec l'encadrement et les sportifs, échangent des renseignements et des informations ce qui permet un enrichissement réciproque et provoque un travail d'équipe. c'est alors que l'on voit grimper les performances des athlètes et les compétences de l'entraîneur.
 
En 1987 et 1991 des chercheurs qui comparaient la performance scolaire des adolescents ont trouvé que les adolescents issus de familles démocratiques réussissaient le mieux à l'école. Cette découverte révèle que les adolescents ont de meilleurs résultats scolaires si leurs parents établissent des règles claires, encouragent les enfants à réussir, sont chaleureux et compréhensifs, et ont de grandes capacités de communication. De plus cette découverte ne tenait pas compte de la situation économique ni du groupe d'appartenance ethnique de la famille.
Le raisonnement moral n'est pas toujours en concordance avec le comportement moral. les habitudes, le degré de responsabilité d'un individu et ce qu'il en coûte à la personne de se comporter de façon morale influent également sur son comportement.
L'individu vient au monde avec certaines capacités d'évaluation de la civilisation qui l'entoure ce que l'on pourrait appeler un "inné"..
Au fur et à mesure de son avance en âge il emmagasine des informations directement issues de son environnement que l'on pourrait titrer d'"acquis". Face à la complexité de la vie sociale, l'adolescent perd de l'estime de soi au début de l'adolescence, pour en reprendre petit à petit. Pour ne considérer que l'enseignement sportif le moniteur ou l'entraîneur doit adapter son enseignement de façon à ne jamais mettre en échec le jeune sportif quitte à le faire évoluer en deçà de ses possibilités jusqu'à ce que l'adolescent par la perception de l'estime de soi et l'appréciation de son potentiel éprouve lui même la volonté de progresser, il adopte un fonctionnement cognitif. C'est alors qu'un objectif clair et démocratiquement défini lui permettra d'évoluer à sa juste dimension. Il considérera également son professeur comme une personne qui lui permettra de redéfinir son identité.
Raison pour laquelle l'apprentissage en archerie doit se faire en évitant toute sorte d'échec comme des compétitions mal préparées, du matériel mal adapté un manque de dialogue et de connaissance de l'autre.
 
Pour qu'un enfant devienne un jour un sportif de haut niveau il faut :
Obtenir la note de 15 à l'évaluation suivante
 
Une potentialité gestuelle innée …...………....5 points
Une motivation et une organisation personnelle.…...5 points
Un engagement complet des parents
 (financier et disponibilité)……..…………….....5 points
Une aptitude à l’écoute des formateurs..…….5 points
 
Des études ont été menées sur la concentration et la mémorisation. Il s'avère qu'un homme au milieu de sa vie se concentre plus sur le sens profond des choses alors qu'au début de la vie d'adulte on est plus sur la précision du fait.
Le processus d'encodage change au cours du vieillissement l'homme d'âge mûr ne cherche pas à encoder des détails mais emmagasine des informations plus générales ou plus synthétiques.
 
Selon Erickson, la confiance en soi augmente à la cinquantaine prenant alors la place de l'affirmation de soi installée à la quarantaine
L'acquit a aussi son importance dans l'évaluation des tâches de la vie à l'age moyen l'homme a tendance à reproduire son acquit, ou tout au moins à s'en servir de référence pour solutionner les problèmes inhérents à son implication sociale. Nous pouvons considérer qu'à cet âge de la vie, l'homme est honnête avec lui même. Alors qu'il s'investit dans un tâche sociale, c'est à dire qu'il prend en charge une communauté dans le genre association, il a intégré en lui même un projet qu'il n'arrive pas toujours à exprimer car ce projet doit coller avec les partenaires qui travaillent avec lui dans cette tâche. Bien souvent ces mêmes partenaires ont aussi une vision de ce qu'il voudraient voir se réaliser mais n'ont pas le courage de s'y investir autant, ils souhaiteraient que celui qui prend en charge la destinée de l'association le fasse avec leur idées, ce qui, sans dialogue franc et honnête et des idées bien exposées, sans un projet défini, aucune réalisation ne pourra être viable. Il est là, question de relation entre les individus, les comportements relationnels doivent être adaptés. Le responsable doit avoir une ouverture d'esprit plus large que sa vision propre, et de plus être psychologue
 
Les critiques doivent être constructives, mais ceux qui critiquent proposent rarement une alternative, où alors proposent une solution impossible car ils n'ont pas toujours les paramètres qui leur permettraient de mieux juger. Le contestataire qui n'a jamais voulu exprimer son projet autrement que par des critiques ponctuelles devant les idées ou les réalisations de celui, ou celle, qui a en charge la gestion de la communauté ne fera jamais un responsable ayant trop peur de se voir à son tour critiqué. Il ne sait pas que le dialogue, l'ouverture, le rassemblement sont la clé du succès et de la convivialité.
Cela me rappelle un certain Léon membre récent d'un club régional. Il était d'allure élancé, toujours pressé, je ne l'ai même, jamais vu sourire. Toujours ponctuel, il faisait des efforts importants pour progresser. On sentait chez lui pragmatisme et ténacité. Son esprit était tellement habitué à la critique qu'il en venait même à douter des conseils que lui prodiguait l'initiateur du club. Il a surprit tout le monde en demandant un jour d'entrer au comité Directeur de l'association, l'expérience était particulière et méritait que l'on s'y attarde. Il s'était vu confié certaines tâches administratives, et comme il n'avait confiance en personne il se faisait aider par d'autres qu'il recrutait au hasard des disponibilités. Un jour en assemblée générale le Président lui demande un compte rendu sur son activité, en explication à une question d'un membre de l'assemblée;. sa réponse à été de mettre en cause le travail qu'avaient effectués les gens qui l'avaient aidé, en aucun cas il n'est apparu comme quelqu'un de compétent, d'organisateur, de manager. Supposez une personne comme cela élue responsable d'un association ?
 
Bien souvent un président d'association a des motifs personnels de se faire élire. . dans un club sportif et surtout en tir à l'arc, il souhaite parfois s'investir pour que l'un de ses enfants qui pratique ce sport ait des installations à sa disposition pour progresser. On s'aperçoit d'ailleurs que ces enfants sont ceux qui constituent la vitrine du club, ce sont ceux qui font les meilleures performances, c'est eux qui amorcent la dynamique sportive du club et qui entraînent derrière eux les champions de demain
 
Le président d'un club ne pourra prétendre avoir la meilleure gestion de la communauté qu'il administre que si cette gestion est approuvée par l'ensemble de ses membres, hormis les éternels insatisfaits, et après avoir exposé et défini dans les détails le projet pour le club.
 
Certains se font élire à la responsabilité pour agir en dictateur, ne divulguant rien, (la rétention d'informations confère un certain pouvoir virtuel) ils restent insensibles aux critiques, leur gestion ne sera jamais menacée. Pas d'assemblée élective, le bureau qui comprend habituellement Président, trésorier, secrétaire, ici l'équipe gestionnaire ne comprend effectivement personne d'autre que le Président ( sauf sur le papier). Dans ce cas de figure les membres ne sont pas sollicités pour des tâches quotidiennes, propreté, peinture, accueil, matériel etc.. on ne demande jamais leur avis. Ce qui permet de critiquer sur le fait que personne aide aux tâches quotidiennes. Il ne se passe rien ou presque. La motivation n'est autre que la possession du pouvoir, on constate que cela ne mène pas à grand chose.
 

 

Mais il faut reconnaître qu'une certaine continuité existe ( au mépris de la loi), le pouvoir n'étant jamais remis en question. le bénévolat n'est plus à l'ordre du jour des associations, les prétendants ne se bousculent pas
 
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Jeudi 27 septembre 2007
 Un pamphlet nommé désir imgdj020.gif
 dans un club de tir à l'arc, deux tendances coexistent : ludique et sportive ;
Beaucoup d'associations fonctionnent suivant les orientations personnelles et la motivation du président ;
Certains présidents ne s’investissent que dans la mesure où cela peut favoriser certains de leurs enfants qui ont montré des dispositions pour la spécialité.
nous remarquons aussi que bon nombre de jeunes sportifs présents sur les pas de tir et qui font des performances ou atteignent le haut niveau, sont des enfants dont les parents dirigent le club. Outre la difficulté que nous connaissons bien de trouver des responsables nous pouvons comprendre que cet état de fait à condition toutefois que les autres enfants puissent bénéficier de la dynamique créée s’agissant d’un projet sportif,
Plus problématique est le club qui fonctionne suivant un objet sportif déclaré dans les statuts, mais qui profite des installations mises à disposition par les collectivités locales pour créer un terrain de jeux, et lieu de rencontre, entre personnes bien sûr autour du tir à l'arc, sans autre ambition que le loisir. Le loisir doit exister, cela est sûr, mais il doit cohabiter avec le sport dans toute l'acception du terme.. Dans le tir à l'arc, l'archer sitôt l'arme à la main croit être un sportif de haut niveau à partir du moment ou il sait tirer sur une corde. Il ne fait donc plus la différence avec le sportif qui a besoin d'un environnement spécifique et d'un travail de tous les instants. Ne devient pas archer de haut niveau qui veut, en dehors de celui qui travaille pour le devenir.
Il existe aussi le Président d'un très petit club qui fait fi des statuts sous prétexte qu'il dirige une petite entité. Sa faible représentativité le fait passer inaperçu, la loi ne peut s'appliquer dans toute sa rigueur. Il ne se passe jamais rien, ni assemblée, ni compte rendu moral ni financier c'est l'opacité extrême, pas d'orientation sportive, hormis l'idée de l'élu sur la question, pas de promotion, pas d'initiation, il y a même des présidents de club qui ont déterminé le nombre maximum de membres pour le club et qui refusent systématiquement toute nouvelle adhésion.
Certains présidents, ne participent même pas à la vie de leur sport ils sont inexistants dans les assemblées de la hiérarchie, comité départementaux ou ligue. De ce fait ils ne participent pas aux orientations sportives, si tant est qu'elles soient définies, ni à des groupements éventuels de clubs, pour des travaux communs orientés vers la progression des archers.
En dehors du Président, les membres élus du Comité Directeur ont parfois sur cette dualité loisir-/ sport des idées différentes inspirées par des orientations personnelles ; c'est ainsi que des désaccords se font jour. N'étant pas entendus ou compris les membres ont alors la réaction de démissionner de leur fonction pensant ainsi punir la hiérarchie. En général ce sont des membres qui n'ont pas non plus de projets définis et une fausse idée de la gestion d'une association démocratique. On constate chez les élus qui siègent dans les comités directeurs un important turn over.
En réalité la gestion d'un club sportif surtout en tir à l'arc est difficile. La principale difficulté réside dans la gestion du temps et des installations. Une ambiguïté se fait jour dans l'esprit de l'archer venant de la connotation loisir qui prend place en premier dans son esprit..
On pourrait donner à ce paragraphe le titre de pamphlet ; il n'est que le constat des différentes orientations que l'on retrouve dans les clubs.
 Comme toute question demande une réponse, selon nous, les clubs de tir à l'arc, à l'instar des succursales régionales des grandes entreprises, devraient être soumis à une réglementation commune.
Obligation aux clubs d'envoyer chaque année les comptes rendus, d'assemblées générales, dans lesquelles un observateur désigné par les élus du comité directeur de la ligue ou du comité départemental devrait être présent et contresigner le compte rendu. Cela se fait déjà pour les présidents de jury d'appel lors des compétitions régionales ou départementales !!
Ne parlons pas de contraintes puisque , par exemple, les clubs sont obligés d'utiliser le même logiciel pour la gestion des compétitions, ils encourent une sanction si le dossier n'est pas parvenu dans les 24 heures!!
Obliger les élus club à définir leur politique sportive suivant leur orientation cible ou parcours. Une lettre de motivation devrait être rédigée par chaque élu mentionnant les orientations sportives ou administratives dans lesquelles il souhaiterait s'investir, (à conserver au siège de l'association)
De même expédier dans le même dossier, le projet de budget établi équitablement par commission Exiger pour les poussins lors de la prise de licence une photocopie du livret de famille.
Ces quelques mesures permettraient à la Fédération de mieux connaître la vie des clubs et se faire une meilleure idée du fonctionnement sur le terrain, de pouvoir mieux cibler les actions de communication, aider à l'attribution des labels, etc…
 
Par J B - Publié dans : reflexions
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Jeudi 27 septembre 2007
Mably-6.JPG
 
Critères d'entraînement
 
Être compétitif et savoir développer des stratégies en compétition
évaluer l'archer sur ses compétences ::
1/ Capacité de l'archer à mettre une flèche dans sa zone de réussite
2/ Capacité de l'archer à mettre plusieurs flèche groupées dans cette même zone, ce qui lui confère la capacité de précision.
3/ Cohérence entre les scores liés à la performance en entraînement, et, la capacité en compétition de développer des stratégies pour atteindre le même score.
4/ Omniprésence de la définition de l'objectif, pour canaliser la performance.
5/ Donner du sens à son action par une motivation et une concentration maximum.
6 / Questionner et analyser le discours du tireur, analyser le score et l'action.
7/ Identifier la motivation de l'archer par l'analyse de :
·        la performance par rapport à l'objectif.
·        la compétitivité par rapport à la place.
8/ Mise en place de stratégies par l'entraîneur en donnant à l'archer la capacité de développer les siennes sur le pas de tir.
9/ L'archer doit rester centré sur sa stratégie de tir et pas sur son résultat, établir la corrélation entre les deux.
10 / Capacité à être relaxé avant concentration sur la tâche à effectuer
11 / Automatisation de pensées et de technique.( rester sur son geste hors de toute pensée parasite et porter son attention sur un élément de sa stratégie de tir)
12 / Ressentir l'instant "T", au maximum de concentration et engager le processus de libération en coordination visée / mouvement, sans perdre les caractéristiques des critères de qualité.
13 / Éviter la congruence entre les remarques et les modifications à faire supporter à l'élève.  
Par J B - Publié dans : pratique
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Mercredi 19 septembre 2007
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   Le Credo de l'archer
 
POLITESSE                   
prendre en compte l'autre
 
COURAGE                   
 Affronter l'adversaire avec respect
 
AMITIE                        
                        Amour gratuit sans retour
 
CONTRÔLE DE SOI   
                        la dignité sans colère
 
SINCERITE                   
s'exprimer avec honnêteté
 
MODESTIE                   
                         être ce que l'on est
 
HONNEUR                  
                       Fidélité à la parole donnée
 
RESPECT                      
respecter l'autre quelque soit sa différence
 
HUMILITE                   
                        Connaître sa vraie valeur et l'accepter.
 
Par J B - Publié dans : reflexions
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Mercredi 19 septembre 2007
   Sourions un peu tir-arc4.gif
Il est arrivé qu'un archer motivé et déterminé à atteindre un objectif nous demande de le suivre et de l'entraîner dans son club. Que croyez vous qu'il arriva ?
Le Président refuse tout net sous prétexte que ses installations sont réservées aux licenciés du club, le BE venant d'ailleurs n'y est pas admis !!!!!!!
Des fois qu’il emporte quelques secrets de grillades ou de cocktails !!!!
Dire que tout va au bénéfice de l'archer !!!!!!
 
Une autre anecdote pour faire sourire :
 
 une demande faite à un club par un archer pour qu'il puisse suivre un entraînement sur les installations dudit club, moyennant compensation financière, l'entraîneur local a refusé sous prétexte que si le BE donne un conseil à son archer et que par hasard, un de ses élèves entende, exécute la consigne et fasse un dix, l’entraîneur local risque d’être discrédité !!!!!!!!!!!!!
Etat d'esprit ou incompétence chronique ??
 
Et bien me direz vous à quoi sert un Brevet d'état ?
 
Je dirai qu'a cette heure cela lui permet d'être rémunéré et de pouvoir accéder et diriger certaines manifestations émanant des collectivités locales, comme BE indépendant.
 
Espérons que les présidents deviennent plus entreprenants et intègrent le fait qu’un breveté d’état est un technicien que son rôle premier est de faire progresser les archers.
 
Bien sûr, il doit être rémunéré, mais il peut se faire aider et se conduire pour lui même, comme un chef d’entreprise à la recherche d’un chiffre d’affaires.
entreprendre, communiquer, prospecter etc.....
 
Par J B - Publié dans : pratique
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Mardi 18 septembre 2007

une nouvelle methode d'apprentissage adaptée au terrain presentant caractéristiques et des valeurs morales des arts martiaux.
c'est une méthode qui fait "AIMER" le tir à l'arc ........................................................ 

le tir à l'arc est une thérapie des biens portants elle entraîne l'individu à éliminer les rigidités mentales et physiques qui frènent et empèchent le développement personel et professionnel de chacun.
il aide à comprendre que chaque geste, chaque évènement, chaque acte est unique

        Le tir à l’arc, art martial ou pas ?
 
Le tir à l’arc véhicule une connotation ludique qui nuit à son développement. En effet tout impétrant archer qui veut approcher la spécialité pense venir s’inscrire à une activité qui ne reflète en aucun cas une approche sportive. nous nous en apercevons chaque fois que nous enregistrons une nouvelle adhésion ou une demande de renseignements. Ainsi la première recommandation du nouveau venu est :<< je ne veux pas faire de compétition !!!>>, ou alors :<< la compétition ne m’intéresse pas>>.il ne faut en aucun cas décevoir une telle opinion car vouloir forcer la décision d’intégrer le club en admettant d’être un compétiteur fera fuir très rapidement le demandeur. De plus la mise en scène sur un archer à ses débuts le harnachement, les protections en tous genres, les mesures de sécurité, la dangerosité de l’ »ARME », font que tous ces ingrédients mis ensemble ne font pas du tout ressembler à une participation à la fête du village, ou du patronage, où s’était imaginé s’inscrire le candidat archer.
 
Il est possible en tous cas de favoriser cette demande par le biais de l’aspect mental de la spécificité. Bien sûr, il faut être entraîné à cette méthode pour avoir la faculté de la décrire auprès du nouvel archer en appuyant sur les mots forts, que celui-ci espérait trouver et entendre.
 
Présenter la spécialité comme un art martial.
 
A l’époque des loisirs, telle que nous la vivons aujourd’hui, de plus en plus tard les gens ont envie d’entendre des discours différents, puisqu’ils essayent de mettre un peu de piquant ou d’aventure dans leur vie. Ils s’engagent dans des spécificités nouvelles qui sont créées avec de plus en plus de variantes. Seulement dans ces spécialités sportives, pour la plupart, ils ne se connaissent pas, ne connaissent pas leur corps, ne savent pas comment ils fonctionnent ne savent pas se servir de leur acquis, ils n’ont pas le ressenti qu’ils sont venus chercher. C’est ici que le tir à l’arc devient intéressant parce que le nouvel archer va découvrir ce qu’il ne maîtrise pas, mais aussi que cela va l’aider à se servir de son arc et de faire corps avec lui.

ne soyez pas émotifs ou stessés ayez confiance

Il va apprendre à faire « UN » avec son arme qui est le prolongement de sa main et à qui il donne un peu de sa propre vie, mais aussi comprendre que la flèche qui part emporte avec elle cette portion de vie…….
Le corps est comme une maison qui nous appartient mais où nous n’habitons, sans le savoir, que dans la tête, un peu comme un grenier bâti sur du vide.
Cette méthode, une fois comprise, permettra d’avoir le sentiment d’être soi. La sensation de tout ressentir, faire descendre le mental pour remplir le corps d’énergie et ainsi ne plus séparer corps et esprit.
désormais nous découvrirons de nouvelles ressources et nous nous rendrons compte que la maison était grande.
Notre but est donc d’apprendre le tir à l’arc en créant un courant de pensées et de sensations pour relier le grenier à la cave. Ainsi nous ne verrons plus la bouteille à moitié pleine mais aussi, à moitié vide, nous aurons réalisé l’harmonie parfaite du corps et de l’esprit, nous allons réconcilier le moi et l’inconscient. L’acquis et l’inné
Depuis très longtemps lorsqu’une personne se présente pour s’informer sur le tir à l’arc, dans un club, la première réaction des responsables est de « faire essayer »l’idée est bonne en soi mais la réalisation moins responsable.
En effet on commence par « harnacher » le nouveau venu d’un protège bras qui ressemble plus à une attelle médicale qu’à une protection. On explique au nouveau que l’opération risque d’être dangereuse par le retour de corde mais aussi que l’arc est une arme et qu’il faut faire attention. Cela est vrai, mais est ce nécessaire de la signaler tout de suite ex abrupto, au risque de faire fuir l’impétrant, ce qui doit certainement arriver.
Ensuite une fois l’essai terminé on parle de licence et d’assurances liées, ceci est important pour le nouveau et futur membre , mais cela amène la conversation autour d’un étalage de coupes et médailles, généralement poussiéreuses devant lesquelles on aborde l’éventualité de la compétition. Là généralement le visiteur se dévoile et annonce qu’il n’est pas venu pour faire de la compétition que le tir à l’arc est pour lui un passe temps et qu’il n’avait pas envisagé de « faire » un sport.
Si l’on considère que jusqu’à l’autonomie complète de l’archer nouveau la période d’apprentissage est la même, que ce soit pour le loisir ou pour la compétition, il serait plus judicieux de parler d’art martial et des vertus que véhiculent la spécialité. Généralement ce parler plait et on aime à l’entendre.
Dans le déroulement de l’apprentissage à partir du moment ou le tireur demande à changer son arc ou a acheter du matériel nouveau nous pouvons nous risquer à aborder l’éventualité de la compétition dés que la performance commence à être intéressante pour ne pas envoyer le nouveau à l’échec ce qui serait rédhibitoire à son avenir au sein du tir à l’arc  
 
L’expérience n’est pas ce qui arrive à l’homme, c’est ce que l’homme fait avec ce qui lui arrive.
 
Au début il faut que l’archer prenne conscience que sa gestuelle une fois maîtrisée deviendra l’élément déterminant de sa performance. C’est ainsi que l’étude des fondamentaux sera une base de travail pédagogique orchestré par le moniteur. Je n’attribue volontairement pas de grade, ni de diplôme car il est reconnu par tous que des BEES fassent de l’initiation alors que des initiateurs voire des entraîneurs de club, voire des sans diplômes fassent des séances de pédagogie sur des hauts niveaux régionaux ou même nationaux. C’est pour cette raison que durant toute cette méthode je n’emploierai que le terme de moniteur. Mais il reste évident que celle-ci pourra peut être apporter un éclairage nouveau à la notion de pédagogie et constituer un fil directeur pour l’organisation des séances pédagogiques et un lien vers le coaching et les arguments qui y sont associés.
Il est donc important que l’archer soit documenté sur la méthode qui va être mise en jeu pour s’initier, progresser, performer, et atteindre la même compréhension que son moniteur puisqu’il aura intégré et compris que le but commun est de progresser ensemble, les archers et le moniteur. En effet, le moniteur qui appliquera les principes psychologiques issus de cette méthode, basés sur le côté martial de la spécialité, et ,ainsi au fur et à mesure, deviendra lui aussi plus performant sur les démonstrations et l’analyse des résultats obtenus par ses élèves.
Evidement comme toute méthode, elle doit être adaptée aux niveaux des élèves et je ne recommanderai jamais assez de travailler en ateliers par niveaux homogènes, pour que les comparatifs finaux soient fiables et ne suscitent pas de questions qui nuiraient à la compréhension des exercices.

la qualité de vos efforts est préferable à la durée

Chaque séance de travail durera une heure et demie et sera consacrée pour moitié au travail sur paille, sans aucun point de visée. Le critère de réussite sera le groupement des flèches en paille uniquement obtenu par la stature spatiale autour des fondamentaux, et l’amélioration du geste.
Autre recommandation plus difficile à faire accepter est de ne passer à un exercice « autre » que lorsque le premier sera exécuté conformément aux besoins de la performance.
Prenons pour exemple la décentration, élément très important pour le résultat en cible et aussi pour la confiance en soi. Il serait donc inutile de faire faire un compté aux archers si ceux-ci ne maîtrisent pas cet élément constitutif obligatoire du processus d’apprentissage.
L’archer devra s’attacher à être détendu, sa pensée attentive sur ce qui est important pour lui. Ne pas laisser vagabonder son esprit dans des pensées parasites en dehors de ne se pencher que sur son geste .
Il doit être en harmonie de pensée avec son action de tir. Il doit rester humble devant la réalisation de sa performance, un jour viendra ou…… 
 
Le troisième quart temps se fera sur cible mono spot de 40 Cm. à 15 ou 18 Mètres. Personnellement je préconise la distance de tir en salle pour la bonne raison qu’en même temps l’archer intègre son image de visée. le groupement des flèches sera identique mais cette fois en cible obtenu à l’aide du viseur. Ce troisième quart temps ne devra en aucune façon s’appuyer sur la visée. il profitera pendant toutes ces volées de régler son viseur de manière que son groupement se place dans le jaune il faut qu’aucune flèche ne sorte du rouge .
Durant ces trois quart temps l’archer ne devra se poser aucune question sur son tir son unique pensée sera dirigée vers, soit la fin de geste, soit la libération de la corde, soit sur sa respiration. Les volées seront de 8 flèches, sauf pour les comptés trois.
 
Le quatrième quart temps sera la résultante technique des périodes antérieures et l’archer se rendra compte par lui-même s’il commence à remplir sa maison quand il mesurera alors si le travail exécuté avant à été bénéfique à sa progression.
Il devra tirer 5 volées de trois flèches en comptant les points réalisés.
Le critère d’appréciation sera déterminé par la différence d’espace entre les flèches entre le groupement du troisième quart temps et celui du quatrième.
 
Pendant toutes ces volées le tireur devra chercher la fluidité de son geste sans précipitation et sans heurts( sans à coups) pour les archers évolués qui tirent au clicker (ou clicqueur) ceux-ci ne doivent pas chercher ce clicker qui doit « passer » dans la continuité du geste, tout au plus nous admettrons un ralentissement même près de l’isométrie mais il faut que le geste soit continu du début à la fin l’index étant arrivé à la base du cou derrière l’oreille.
 
Dans la mesure du possible travailler en binôme car cette situation de tirer sous le regard de l’autre donne de l’humilité et de la confiance. A condition que chacun fasse ce qui lui a été demandé par le moniteur, action et contrôle.
 
Dans l’accomplissement du geste d’un archer il y a le « visible » et le « non visible ».
Le visible c’est la vision que l’on a du geste et du comportement du tireur, de la faculté de répétition de son action de tir, mais aussi de son comportement intrinsèque devant la réussite ou l’échec, de son tir.
Le non visible c’est son cheminement intellectuel, sa manière de penser, de réfléchir face à la tâche qu’il doit accomplir et les moyens qu’il utilise pour réussir.
L’entraîneur doit s’attacher par le questionnement à comprendre le comportement mental du tireur afin d’élaborer une technique et un processus d’entraînement le mieux adapté possible pour la réalisation de son tir.
Les entraîneurs ont tous la même capacité et les mêmes compétences à entraîner et faire progresser les archers, mais tous les archers ne seront pas des archers de haut niveau, la hiérarchie s’établit en fonction de la faculté ou non de compréhension de la méthode employée par l’entraîneur. De la manière de décoder son langage, d’interpréter ou pas les paroles prononcées par celui-ci pour expliquer l’exercice, sa portée, son but, et les transcrire dans une gestuelle adaptée.
La hiérarchie s’établit aussi en fonction de la motivation et de la compétitivité de l’archer et de l’intérêt qu’il porte à sa notoriété et au sport qu’il pratique
 
Il n’y a pas de bon ou de mauvais entraîneur, par contre il y a l’entraîneur chanceux et le non chanceux, chez qui ressortira la « perle rare »,. dans le lot d’entraînés.
 
Le processus mental sur lequel travaillent les chercheurs en neurosciences met en évidence le comportement d’appartenance ou de dépendance, que l’on peut très facilement adapter à un sport individuel tel que le tir à l’arc.
 
Explication :
Dans l’action de tirer une flèche l’archer utilise différents moyens plus ou moins adaptés parce que son geste est commandé par son cerveau qui devant la tâche à accomplir donne une, ou des, réponses inadaptées. Pourtant le tir s’effectue et le cerveau enregistre cette, ou ces, commandes comme étant la bonne puisque exécutée. Il s’ensuit une sorte de dépendance, une certaine « automatisation » d’une mauvaise commande pour la réalisation de son tir. Ainsi l’archer aura du mal à se débarrasser de cette accoutumance. Sa progression sera alors très difficile. Nous pourrions, à un degré moindre, toutes proportions gardées bien entendu, comparer ce comportement à la dépendance à l’alcool ou au jeu, voire plus.    
Il faut que l’entraîneur arrive à trouver le siège de l’anomalie, qui bien souvent se trouve dans le « non visible », par le questionnement ou des exercices appropriés, pour soigner le mal, avant de tenter d’expliquer au sportif le but et la méthode employée, car, sans cela il se trouvera face à une réticence mentale qui nuira à la progression espérée.
 
Exemple : supposons un patient allant chez le dentiste pour faire soigner un abcès dentaire il vaut lieux soigner l’abcès et une fois en voie de guérison expliquer au patient l’efficacité d’un brossage mieux adapté à sa dentition et aux contraintes quotidiennes afin de prévenir ce genre de désagréments.
 
Tout cela doit être orchestré à partir du club et intégré dans sa politique sportive avec si possible un consensus total entre les élus et les techniciens et ceci est très important
 
Attitude et fondamentaux
 
POSITION :
Se positionner de profil devant la cible coté gauche pour un droitier, droit pour un gaucher. La tête est droite tournée vers la cible, l’archer doit apprendre à ne pas bouger la tête ni avant, ni pendant , ni après que la flèche soit partie jusqu'à ce qu’il entende l’impact en cible.
Les pieds sont ancrés au sol légèrement écartés, en principe l’écartement doit être de la largeur des épaules, enjambant le pas de tir, les vertèbres bien empilées pour avoir le corps droit le sommet du crâne pointé vers le ciel.
L’archer représente un arbre dont les racines sont ancrées dans le sol et la tête touche les nuages.
 
1 FONDAMENTAUX :
La colonne verticale est droite, le bassin stabilisé, les épaules sont basses, horizontales et ne doivent pas être relevées pendant l’action de tir.
Le tireur doit être stable sur ses pieds son bassin bien « calé » les épaules sont solides, son regard est franc dirigé vers la cible jusqu'à ce que la flèche impacte celle-ci.
La traction de la corde se fait en utilisant les dorsaux et plus particulièrement le trapèze médian, dans un mouvement linéaire horizontal, dirigé vers l’arrière. les bras sont détendus, son mental est au beau fixe. Il doit être heureux de se trouver face à la cible
La prise de corde se fait à trois doigts, index, majeur,annulaire, la corde se plaçant sur la pliure des premières phalanges, le reste de la main plié à angle droit dans le prolongement de l’avant bras. La prise de corde doit être solide.
 
RESPIRATION :
            Très souvent nous a été posée la question de savoir comment respirer pendant le tir.
La première règle est de se positionner en apnée à partir du moment ou on commence à tirer sur la corde jusqu’à la libération de celle-ci et la projection de la flèche.
En amont, pendant le temps de préparation du tir c'est-à-dire pendant le temps mis à extraire la flèche du carquois, de la positionner sur le repose flèche, ajuster sa dragonne, et défier la cible qui reste le principal adversaire... l’archer doit pratiquer une respiration ventrale au moins trois profondes inspirations et expirations lentes de façon à faire circuler l’énergie autour du plexus solaire, qui est le siège énergétique corporel.
Il pourra aussi si cela lui est possible de visualiser mentalement le tir de sa flèche afin de positionner son esprit et ses muscles au prochain lâcher de sa flèche. La respiration aide aussi l’archer en y étant attentif de ne pas se poser de questions sur l’avenir de la prochaine volée, ni les points qu’il aura réalisés à la fin du concours.
Cette manière d’aborder le tir permet de gérer le stress en ne laissant pas la porte ouverte, au doute et aux questions qui ne manquent jamais de survenir, dans l’esprit du tireur qui n’a pas confiance en sa compétence ni à son savoir faire. L’entraînement est justement fait pour cela à condition qu’il soit dirigé, organisé, suivi.
De plus surtout chez les jeunes archers des croyances se génèrent et il faut à tout prix ne pas les favoriser.
Une croyance est une certitude personnelle que l’on pense vraie
 
Tracter la corde :
Tracter le corde depuis sa position de repos, au band, jusqu’au menton est chose simple, mais, tracter la corde en pensant qu’en finalité il faudra exécuter un lâcher souple sans à coups et avec un minimum de frottement nécessite que la prise de corde soit pensée dans cette optique. Tout d’abord celle-ci doit se trouver d’une façon toute naturelle dans le creux de la première phalange des index, majeur, annulaire, qui doivent faire un angle droit avec le reste de la main. Ainsi la prise de corde sera solide et ne risquera pas d’être lâchée inopinément. Ensuite tirer la corde horizontalement sans à coups d’une manière linéaire avec une vitesse constante. La main doit se trouver dans le prolongement du bras et ne doit pas faire un angle avec celui-ci.
 A partir d’un cheminement d’environ 25 Centimètres, le trapèze prend le relais pour amener la main de corde au menton. Avant d’arriver au placement final sous le maxillaire, l’ajustement de l’œilleton sur la cible est rigoureux et stable. La position du contact entre la main de corde et le dessous du menton doit être solide. Plus rien ne s’oppose alors à décontracter les fléchisseurs des doigts afin que la corde soit libérée sans heurts et retourne à sa position première. C’est au moment du lâcher que se pose toutes les questions et les interrogations dans la tête de l’archer qui n’a pas confiance en lui, qui fait alors entrer le doute. Son esprit est « ailleurs » il n’est plus dans son tir et la flèche est libérée transportant avec elle ce doute si néfaste à la réalisation d’un tir efficace aussi bien que précis. 
pensez au geste et non au résultat du geste
On remarque chez l’archer compétent et sûr de lui un lâcher de corde fluide et rapide qui permet à la corde de sortir de l’emprise des doigts suivant la même trajectoire qu’à l’aller.
 
LA FIN DE GESTE
Une fois la corde libérée la main de corde se recule automatiquement par réaction à la force qui lui a fait tracter la corde. Cette réaction n’a qu’une amplitude limitée et ne doit en aucun cas occasionner un geste provoqué comme par exemple amener volontairement la main sur l’épaule. Le geste doit s’arrêter vers l’arriere du cou un peu au dessous de l’oreille.
 
LA VISEE.
On peut qualifier la visée d'instinctive, en effet il ne viendra pas à l'idée d'un archer même débutant de ne pas vouloir mettre sa flèche dans le centre de la cible, ni se poser la question lorsqu'il est en pleine allonge :
<< vers où dois-je projeter ma flèche ?? question stupide mais en plus impensable.
On qualifie certains archers de viseurs et d'autres de rapides parce que pour les premiers le doute s'installe comme tout le monde et ils ont besoin de se rassurer leur point de mire est situé dans le centre du jaune ils peuvent procéder à la libération de la corde, d'autres plus rapides lâchent très rapidement peut être parce que ils savent ne pas "tenir" en visée possible parce que la puissance de l'arc est trop forte par rapport à leur capacités physique. Chose que pour la plupart ils nieront complètement.
La vérité est donc entre ces deux attitudes lorsque l'on doit introduire le viseur en apprentissage il est utile pour l'archer de lui faire subir le test de tenue viseur et de tenue clicker ( si tant est qu'il en soit équipé).
Faire le test de la puissance max et à partir de là, déterminer la puissance de l'arc afin que la visée se positionne et s'optimise environ deux à trois secondes après le contact de la main de corde sous le menton.
L'archer doit s'atacher à cultiver sa gestuelle et sa stature spatiale, il doit maîtriser son arc par un échange avec lui, pas par une domination.
chercher une harmonie dans le vol de la flèche, accepter que le MOI se libère d'une portion de sa vie en liberant la corde, car le vol de la flèche refletera toujours votre MOI intérieur
 
Pendant toutes ces considérations sur l'apprentissage il faut expliquer à l'archer que ces positions , ces conseils, ces attitudes doivent être faites et refaites jusqu'à complète automatisation. 
pendant l'échauffement alors que vous faites travailler vos muscles et votre énergie, faites aussi travailler vore cerveau!!!
créez des imges mentales de ce que vous ouhaitez realiser durant votre entraînement ou la compétition ue vous vous preparez à faire.
Pendant tout ce temps d'apprentissage l'archer ne doit pas se forger des pensées qui le font douter.
À chaque exercice sur les phases d'apprentissage le moniteur (qui doit être le premier convaincu) demande sans cesse à ses élèves de ne penser qu'au geste qu'il sont en train de faire ou de se perfectionner.
De même que pendant le tir sur paille les pensées de l'archer doivent être portées sur le geste et non pas sur l'impact de la cible dans la paille.
Il faut arriver à ce que l'archer de par sa stature spatiale et la répétition du geste mette toutes ses flèches ensemble d'une manière la plus groupée possible.
Par J B - Publié dans : pratique
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Mardi 18 septembre 2007
mental-ep.jpg  CONSTAT
 
Les Brevets d'Etat.
Comme beaucoup d'archers, hélas pas assez!!! J'ai suivi le cursus fédéral pour obtenir le BE, j'ai également suivi le cursus BE 2 , qui m'a permis de passer ensuite le diplôme d'entraîneur fédéral. Je cherchais des compétences afin justement d'aider mes amis archers, en espérant avoir le soutien des hiérarchies ( je dis bien DES) car en commençant par le Club, le Comité départemental, la Ligue, quelque soit le président, on se contente d'expédier les affaires courantes. En quinze années de licence dont dix de Breveté d'état, j'ai très rarement été convié à une réunion afin de débattre sur la politique sportive, la structuration de l'encadrement, le turn over, la communication, etc…..
Les clubs, en général, ne sont pas encore au stade de la structuration technique, de l'organisation de l'apprentissage, de l'élaboration d'une politique sportive.
En quinze années de licence dont 12 comme formateur, initiateur puis Breveté d'état, au service du club, du comité départemental, de l'ETR, j'ai été convié une fois pour une réunion dont l'ordre du jour était : discussion autour d'une politique sportive.
75 clubs étaient conviés         nous nous sommes retrouvés……….5 personnes !!!!!
 
Par exemple : accompagnons des archers sur une compétition nationale, fruit de notre travail mais aussi, peut être, futur archer du collectif France, nous n'avons même pas le droit de l'assister, sauf de le suivre derrière deux à trois rangs d'accompagnants, non entraîneurs, qui sont là pour se rencontrer, raconter leur vie (et même celle des voisins!!!!)…….mais pas du tout pour coacher leurs compétiteurs.
 
Nos jeunes, engagés dans une compétition importante, souhaitent avoir un soutien moral derrière eux. ils ne comprennent pas et admettent difficilement cette organisation. Le drame est plus grand encore quand il s'agit de benjamins ou minimes lors de leur première participation à une compétition nationale alors que que nous sommes impuissants devant cette décision purement administrative .
C'est peut être un des meilleurs moyens pour que le gamin l'année suivante ne fasse pas l'effort nécessaire pour se qualifier.
 
(((Nous ne demandons pas grand chose mais quelques considérations au regard du travail et de l'abnégation que nous manifestons aussi bien en club, ou dans les ligues pour que vive encore mieux notre sport.)))
 
 
Par J B - Publié dans : constats
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Mardi 18 septembre 2007

imgdj046.gif     L'échauffement

 
L'échauffement est une composante nécessaire à la bonne exécution du geste sportif et surtout à la prévention d'accidents musculaires ou tendineux.
 
L'échauffement permet de préparer la musculature à un surcroît de travail, à un effort intense pour exécuter le geste sportif. Il permet également de préparer les articulations à un bon déroulement du mouvement.
 
Il n'est pas toujours facile de convaincre un sportif en apprentissage de s'échauffer, tellement l'envie d'entrer dans l'activité, et parfois le peu de temps à y consacrer, surtout chez les adolescents, l'échauffement ne bénéficie pas d'une côte d'amour positive.
 
C'est à partir de l'apprentissage que l'habitude doit être prise .en expliquant souvent et toujours les bienfaits de l'échauffement. Chez les ados en intégrant des dimensions ludiques et en variant souvent.
Apprendre aux archers qu'un geste ne doit pas être arrêté brutalement mais qu'il doit être accompagné jusqu'au bout sans crispations, pour être efficace et respectueux des contraintes biomécaniques.
Lorsqu'on pratique un sport asymétrique, on est plus logiquement confronté à des problèmes de dos à cause du déséquilibre de l'action des muscles. Pour compenser ce déséquilibre il faut faire des exercices spécifiques ainsi le risque de douleurs dorsales sera moindre.
Le renforcement musculaire doit être global, pour être efficace: il comprend:
Une phase d'échauffement pour éveiller la vigilance musculaire.
Le travail des "abdos" des muscles du dos et des fessiers
Bras et jambes
Le travail des étirements. et si possible avant et après une séance se mettre en position de relaxation à genoux pousser les mains au sol le plus loin possible en tachant de garder le dos droit.
Faire un geste sportif, c'est faire attention à l'adaptation technique afin que celui-ci soit bio mécaniquement juste.
Autre conseil: apprendre aux archers à pratiquer des étirements pour préparer physiologiquement le muscle à l'effort.
L'encadrant sportif doit veiller particulièrement à ce que ses archers s'échauffent correctement ce qui n'est pas totalement le cas.
 En général une séance d'entraînement doit être symétrique
Commencer par l'échauffement, puis tirs dans la paille, puis exercices. Pour finir quelques volées dans la paille puis étirements.
 
 
 
 
 la formation archer
 
Dans la pratique du golf un nouveau venu n'a pas le droit de pratiquer sur un parcours sans avoir passé sa carte verte.
Petit examen sous forme de compétition ou il faut faire un score, le plus près possible du score théorique, et répondre par écrit à un QCM portant surtout sur le règlement.
Sous une autre forme, sans copier la carte verte, le candidat compétiteur devrait également faire un stage d'une journée, dans son club, si celui-ci possède l'encadrement nécessaire, ou dans un club voisin. Un initiateur peut suffire Pour apprendre les règlements de compétition, la stratégie de compétition et organiser un petit test technique portant sur un nombre de points à faire le passage de flèches bleue, rouge ou jaune peut suffire. Également un test sur le matériel comme par exemple, changer un repose flèche, régler un band ou le tiller.
 
Le président du club et l'initiateur signent tous les deux une sorte de petit diplôme d'archer ce qui lui permet de concourir en concours qualificatif.
 
 Le test technique en points pour les enfants est remplacé par les compétitions spécial jeunes.
 
La nouveauté réside donc dans l'attribution au club du droit de passage du test archer en valorisant au passage les prérogatives et les compétences de l'initiateur. 
Pendant cette journée qui serait une journée conviviale, quasi initiatique, le formateur initiateur, entraîneur ou BEES doit arriver à faire comprendre à l'individu que la compétition est un stimulant qui lui permet de s'élever, d'avoir une grande estime de soi.
 
C'est donc pour cela qu'il faut marquer ce passage post apprentissage en évitant de l'envoyer à l'échec, ce qui provoquera fatalement l'effet inverse
 
L'archer débutant doit être bien préparé pour que la peur de l'échec ne favorise pas l'échec.
 

  100-0562-1.JPG

Par J B - Publié dans : pratique
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Lundi 10 septembre 2007
 
Combien de méthodes pour décider et agir??
 
C
'est à toi ce livre ? s'écrie Thomas s‘adressant à son ami Thierry
Ah ! Oui, répondit Thierry, je comptais t'en parler justement, c'est un nouveau livre sur le tir à l'arc qui traite de l'entraînement et de la préparation mentale, je l'ai acheté pendant un concours de championnat dans une Ligue voisine auquel j'ai participé, je vais le potasser puis je te le prêterai si tu veux ? mais pour l'heure je vais tenter de mettre en application les principes décrits au niveau entraînement.
Thierry continue de monter son matériel, comme d'habitude, il essuie consciencieusement la poignée dans ses moindres recoins, l'inspecte religieusement, puis s'empare des branches enfermées dans des fourreaux de tissus. Il les place ensuite, chacune à son tour, dans leur logement en bout de poignée. Vient le moment de mettre en place la corde pliée chaque fois toujours de la même façon, les tranche fil ensemble, le fast flight replié sur les tranche fil. La corde en place Thierry mesure le band et les tillers avec l'équerre puis un à un installe les accessoires, viseur et l’ensemble de la stabilisation. Il chausse son carquois et y installe ses flèches .il ne manque que le plastron, la dragonne et la palette, Thierry est prêt.
<<À tout à l'heure Thomas lance Thierry, je vais tirer quelques volées sur le terrain.
Thierry s'empare de son matériel et quitte la salle laissant Thomas plongé dans la lecture du livre de Thierry qui semble l'intéresser.
La salle est rectangulaire, assez grande, environ 10 mètres de long sur 5 de large, vitrée et barraudée coté sud, dans le fond un petit bureau et les toilettes ferment le coté Est. A l'opposé se trouvent des armoires métalliques bien alignées et des étagères sur lesquelles sont disposées des coupes plutôt poussiéreuses
Salut thomas lance un nouveau venu, grand moustachu, la pipe au coin des lèvres tenant dans sa main gauche une valise d'arc et dans la droite un sac de sport noir.
Bonjour Président répond Thomas comment vas tu ?
Ça va, répond le nouvel arrivant, je vais tenter de tirer quelques flèches, cela fait 15 jours que je fais prendre l'air à mon matériel sans pouvoir aligner 3 flèches consécutives, nous allons voir aujourd'hui et toi, tu ne tires pas ?
J'étais venu pour çà mais Thierry a acheté un livre que je trouve intéressant, je le regarde pendant qu'il tire quelques flèches. J'irai sur le terrain un peu plus tard.
Là dessus la sonnerie du téléphone retentit, le Président pose ses affaires à même le sol et se précipite dans le bureau en fermant la porte derrière lui.
Des bribes de conversation parviennent dans la salle et au bout de quelques minutes Raoul, le Président, ressort du bureau en maugréant.
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Thomas :<< mauvaises nouvelles Raoul ?
 
-Raoul : << pas vraiment mais je me pose la question de savoir sur qui je pourrai compter pour transporter le matériel afin de faire une animation dans un centre aéré sur deux séances pendant les vacances de Pâques, de plus, qui va se charger de cette animation ?>>
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Thomas :<< et Luc ? >>
 
-Raoul :<< Luc, j'y ai bien pensé mais en ce moment il est seul pour toute l'initiation et l'entraînement, ce qui n'est pas totalement dans ses compétences il n'est qu'initiateur ; à la dernière formation il n'y a eu personne à cause des frais. Je me demande quand la Ligue étudiera la question de la gratuité des formations fédérales ? nous sommes quelques clubs à avoir proposé de mettre au point un contrat de compensation gratuité / heures travaillées, mais cela n'a pas l'air de satisfaire nos élus qui préfèrent thésauriser. Peut être que d'ici quelques décennies…..
 
Car vois-tu toute doctrine traverse trois étapes, on l'attaque d'abord en la déclarant absurde, puis on l'admet comme vraie, évidente mais insignifiante, on reconnaît enfin sa véritable importance et ses adversaires revendiquent l'honneur de l'avoir découverte.
C'est ainsi ….et il faut composer avec!!!!!
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Thomas :<< c'est intéressant ce que tu dis, mais comment font les autres clubs ?
-Raoul : << ils font comme nous, ils se débrouillent, certains s'attachent les services payant d'un ancien archer qui dispense des méthodes plus ou moins dépassées, diffusant une pédagogie pas totalement définie, ou, d'autres qui se déclarent enseignants en tir à l'arc sans avoir jamais eu de principes pédagogiques ni de stratégie pertinente ils considèrent que tous les individus sont faits sur le même modèle alors que tous les archers sont différents et qu'il faut leur enseigner le tir à l'arc suivant leur propre personnalité. Est ce par ignorance du métier d'entraîneur? Sans doute, et cela permet aux dirigeants d'avoir pour eux, en conscience, la satisfaction d'avoir entrepris quelque chose d'utile pour les archersCe qui serait utile, dans notre cas c'est un professionnel. Il prendrait en charge toute la partie technique, il serait aidé en cela par notre initiateur, ainsi l'utilisation de l'infrastructure serait optimisée et nous pourrions alors avoir une politique sportive intéressante pour nos archers .
 
-Thomas :<< c'est vrai ce que tu dis là, je viens de le lire dans le livre de Thierry sous une autre forme, mais tout à fait semblable, il faut croire que c'est une réalité, mais cela dénote un manque de coordination dans la formation aussi bien des formateurs que des licenciés dans un club.
 
-Raoul :<< cela dénote aussi un manque de dynamisme créé par une politique sportive et des objectifs non définis La communication est difficile à ce niveau. Il faut informer, parler, afficher etc…par contre il faut choisir son camp, cible ou parcours avec une mention spéciale pour le tir campagne qui lui peut être assimilé aux deux spécialités.
Le parcours est une spécificité ludique aussi bien le 3D que le nature. Les archers aspirent plutôt à venir en famille passer une bonne journée à la campagne. Tandis que la cible demande plus de préparation et de motivation.
 
-Thomas :<< alors ?
 
-Raoul :<< à mon avis il faut dépasser l'esprit de clocher, se grouper à plusieurs clubs, s'adjoindre les compétences d'un entraîneur diplômé où breveté d'état, dégager un budget pris sur les recettes obtenues par des initiations ou des manifestations auprès de centres aérés, mais aussi sur les subventions. En un mot trouver de l'argent pour financer les interventions de l'entraîneur, il faut avoir l'esprit d'entreprise, dynamiser, générer des recettes, faire fonctionner le procédé suivant un budget réaliste, offrir un accueil de qualité, animer le club sur le plan sportif créer une convivialité omniprésente, avoir identifié un objectif sportif pour le club et pour chacun des archers qui s'investissent ensuite, s'occuper d'eux, les manager et faire que tout le monde travaille dans le même sens, afin que tous ensemble nous puissions vivre notre sport pleinement.
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Thomas :<< d'accord, mais en faisant cela tu ne prends en considération que les archers confirmés, compétiteurs ? et les archers loisirs ???
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Raoul :<<on le fait en même temps et là intervient le travail des diplômés fédéraux, intéresser les initiateurs sur leur travail, sur un objectif, les aider grâce aux compétences de l'entraîneur de manière à ce qu'ils bénéficient d'une formation continue, avoir une politique de recrutement efficace des débutants tout au long de l'année. également diminuer le turn over en s'occupant un peu plus des archers sur le terrain, même si ce ne sont pas des compétiteurs, par des animations à l'intérieur du club. certes nous ne fabriquerons peut être jamais un champion olympique mais au moins nous aurions un club dynamique, omniprésent et reconnu.
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Thomas :<< c'est très bien mais j'opposerai le cas de Jean Luc qui fait des points il a une certaine efficacité en compétition et cela sans entraîneur.
 
-Raoul :<<il ne faut pas oublier un principe qui veut qu'un sportif peut s'entraîner seul et que plus il passe de temps plus il automatise un geste qui peut être efficace sans être académique, il acquiert ainsi une certaine efficience en compétition, une stratégie de tir qui lui est propre.. Le problème est, que ce geste sportif devient presque immuable et le sportif plafonne dans sa performance ; il atteint un certain niveau et il lui est très difficile voire impossible de le modifier pour performer plus, d'autant qu'il a certainement souffert pour en arriver là ; maintenant il aspire à ne rien modifier de peur de perdre quelques points qu'il pourra récupérer après, mais cette idée il ne pourra la supporter, malgré une bonne connaissance du métier et une dose de psychologie, ajoutée à de la patience ; il arrive que certains archers finissent par croire qu’il progressent et au final, tout le monde se sent mieux car chacun a appris à accepter l'autre. Les discussions sont facilitées et la machine avance. mais ce genre de personnes veulent–ils vraiment accepter les recommandations d'un entraîneur?
Un compétiteur doit être compétiteur à l’entraînement comme en compétition.
A l’entraînement il se prépare mentalement et physiquement afin d’obtenir les compétences nécessaires pour être à la hauteur des exigences de la compétition de référence. Il a défini son objectif et fait l’inventaire des moyens pour l’atteindre.
Bon je discute, je discute, et pendant ce temps comme d'habitude je ne vais encore pas tirer, nous remettrons à plus tard cette conversation.
Là dessus Raoul, le Président, commence à monter son matériel, quand entre Luc l'initiateur du club.
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Luc :<< Bonjour tout le monde , il y a peu de monde ce samedi matin est ce le temps qui empêche les sportifs de se déplacer ?
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Raoul :<< je ne sais pas mais tu as bien fait de venir de bonne heure j'ai deux nouvelles pour toi, la première : tu vas accueillir un débutant qui a pris sa licence cette semaine, la seconde c'est une animation sur un centre aéré pendant les vacances de Pâques, si tu pouvais te rendre libre à cette période préviens moi rapidement que je fasse un devis sur les prestations à fournir. Je m'arrangerai pour le transport du matériel mais auparavant j'irai voir sur place ce que nous devrions transporter.
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Luc :<< il se peut que je sois en recyclage initiateur à cette époque mais suivant la date je pense que cela ne gênera pas grand chose car la séance se déroule sur un après midi, dans ce court laps de temps nous n'avons pas la possibilité d'approfondir les situations mais cela permet de valider mon diplôme par une signature supplémentaire, on ne sait jamais. Au sujet de cette animation, Je te préviens rapidement je n'ai pas mon agenda ici.
 
 
 -Raoul :<< je te remercie, comme je le disais à Thomas, cela permet d'avoir quelque recettes de plus, c'est dommage que je ne puisse te rémunérer, car ton diplôme n'y donne pas droit, mais j'ai tout lieu de croire que cela risque de changer. Je ne veux pas, non plus, tomber dans le travers d'une rémunération camouflée, comme cela se pratique, à ce que l'on dit.
 
le nombre d'archers n'est pas assez important pour générer les heures de travail nécessaires à la création de beaucoup d'emplois, par contre toute la partie découverte et animation est à exploiter. Il y a là, pour quelqu'un de dynamique qui veut aussi s'investir un beau champ d’activités qui peut procurer un certain niveau de salaire. Ce qu’il faudrait revoir c’est l’organisation des infrastructures ; certains ont même innové dans ce domaine en utilisant une fourgonnette équipée et rayonnent dans un secteur en exploitant toutes les ressources, écoles, centres aérés, comités d'entreprises, clubs, centres de vacances, foyers ruraux etc.…la solution du groupement de clubs, pour partager les frais de formation, est une initiative intéressante, qui permet à ceux –ci d'avoir un encadrement de qualité avec un niveau de frais acceptable et une espérance de progression du niveau de ses archers plus forte que ceux qui agissent seuls, à condition aussi que le président de l'association soit volontaire pour rechercher des recettes, par des subventions ou des animations et de s'impliquer pour son club. Les archers peuvent aussi participer financièrement il est nécessaire également de choisir le formateur qui possède une pédagogie et une psychologie adaptées au groupe qui lui est proposé, de manière a faire progresser chacun suivant son objectif. Pour des sportifs qui ont un projet ou un objectif une participation a ces frais est souvent acceptée d'autant qu'à terme ces archers se font beaucoup plus plaisir en remportant des victoires, ils se réalisent ainsi, et se procurent une grande estime de soi. Il est vrai que les dirigeants sont des bénévoles et qu'en plus de leur travail quotidien, de leur vie de famille, de leurs obligations autres il faut encore s'investir pour le club avec comme remerciement les critiques de certains membres. 
Les objectifs principaux d'un responsable de club sont le recrutement et les recettes. Il doit savoir déléguer et s'entourer de personnes qui le secondent ce qui lui permet de s'occuper pleinement de ses objectifs de gestion et de marketing. Je suis en train de formuler pour le prochain comité directeur la liste des tâches qui doivent être effectuées pour que nous vivions notre sport dans un espace convivial et amical et accepté par tous.
Thomas se lève, le livre de Thierry dans la main. et dit
<< finalement je trouve ce livre différent des autres en ce sens qu'il considère l'archer comme un individu qui possède un corps des muscles et qui est capable d'effectuer un geste , mais aussi c'est un être humain il a un cerveau et l'auteur, quel que soit le niveau d'enseignement, applique un genre de pédagogie de découverte et de compréhension.
A t-on raison ou tort d'illustrer les situations techniques de rectifications du geste de l'archer par des photos d'athlètes de haut niveau? J'ai entendu par ci par- là des réflexions du genre :<< je pensais que l'archer ……. Était plus à même de nous monter la bonne position que la mauvaise !!
Concrètement nous n'avons pas évolué, car, l'exemple de champions sur la couverture ou dans les pages d'un livre d'apprentissage nous ramène avant 1960 ou le champion du club en était aussi l'idole et qu'a tout prix il fallait lui ressembler, pour soi même devenir un champion. Les archers ne seraient-ils que cela??? 
 
Il sort de la pièce pour se rendre sur le terrain. Celui ci est rectangulaire orienté Est Ouest bordé de pare flèches espacés d'une dizaine de mètres, au fond coté Est une grande butte de terre servant de réceptacle au flèches qui manquent les cibles. Devant cette butte un mur de stramit d'environ quinze mètres partagé en 4 parties recouvertes d'un auvent pour les protéger de la pluie chaque partie est située à une distance différente de cette butte de terre pour des raisons de sécurité, permettant un pas de tir unique.
Le sol est couvert d'herbe fraîchement tondue , sur le côté droit du terrain Thierry est en pleine action.
<<Ça marche Thierry ? dit Thomas en arrivant à sa hauteur
<<Tu sais répond Thierry je tente de mettre en application les principes d'entraînement mentionnés dans le livre , j'ai tiré 50 flèches dans la paille en contrôlant mon geste, en portant mon attention sur mon lâcher qui en ce moment pêche dans l'optimisation de mon tir ; je tire en ce moment sur un visuel, pour m'aider à maîtriser ma visée, ensuite je passerai sur blason pour la performance, les résultats ne sont pas mesurables pour le moment, par contre j'ai la nette impression que je connais mieux ma stratégie de tir il faut que j'affine cela, évidemment si j'avais l'avis et les conseils de quelqu'un de compétent qui me regardait j'avancerais plus vite, il serait peut être bon si tu le souhaites, que sur la base de ce livre nous travaillions à deux, chacun regardant l'autre tirer. Qu'en penses tu ? nous pouvons nous aider mutuellement ?
 
Thomas : << je veux bien mais il faudrait que je lise le livre plus complètement pour que l'on puisse en discuter.
 
Thierry :<< ok garde le, quelques temps, mais chaque fois que nous travaillerons il faudra que tu l'aies avec toi.
Thomas : << d'accord ! je te remercie.
 
Luc l'initiateur s'avançait vers les deux archers et tous deux comme un seul homme lancèrent un : "Bonjour Luc " empreint d'amitié.
 
-Luc :<< Bonjour mes amis vous êtes vaillants ce matin alors que les autres sont encore chez eux ? quelle est la cause de cette motivation ?
 
Thierry :<< c'est je pense le désir de bien faire en compétition d'autant que je me suis procuré un livre récent sur le tir à l'arc, bien entendu, mais un livre récent qui traite de l'entraînement et de la préparation mentale, nous avons avec Thomas décidé de travailler ensemble et de programmer notre entraînement sur les bases décrites dans ce bouquin, qu'en penses tu, toi le technicien du club ?
 
-Luc << c'est une excellente initiative et si je peux vous aider n'hésitez pas à me le demander je peux dans mes faibles moyens, peut être, vous apporter de l'aide. mais avant toute choses, avez vous déterminé un objectif sportif ?
 
-Thomas << justement dans le livre, l'auteur donne tous les critères d'évaluation et d'identification d'un objectif sportif. Nous en discuterons avec Thierry après sa séance d'entraînement.
 
-Luc << c'est très sage de votre part tous les archers compétiteurs devraient avoir identifié un objectif sportif principal, à long terme, et ensuite des objectifs secondaires à échéances plus rapprochées. Il faudrait aussi que vous ne perdiez pas de vue la période à laquelle vous avez été formé elle doit correspondre à un modèle théorique d'enseignement. tenez moi par exemple j'ai débuté le tir à l'arc en 1985, la méthode avait pour nom "méthode globale" conception reposant sur les fondamentaux, les repères, analyse du mouvement suivant une approche analytique alors que votre livre très récent se base sur une méthode hiérarchique, portant sur des actions et non sur des points dans l'espace, tenant compte que l'archer a un cerveau et qu'il a le droit de s'en servir!
vous vous êtes déjà aperçus que sur le pas de tir, où que cela se passe, des archers viennent spontanément vous donner des conseils. Certes ce sont de bons conseils, partant d'un bon sentiment, pour vous permettre de vous améliorer, seulement ces entraîneurs occasionnels ne sont pas en cohérence avec l'enseignement que vous avez reçu et au final si vous essayez de suivre ces conseils vous aurez l'impression de ne plus rien comprendre. C'est ce qui est arrivé à Sylvianne dernièrement et il m'a fallu trois séances pour arriver à lui faire reprendre son geste initial. Si vous le souhaitez nous pouvons un jour discuter des différences. De plus en compétition ?????
 
Thierry pensif l'index droit sur le front demande à Luc
:<< je reconnais le bien fondé de tes propos mais nous pauvres pêcheurs comment pouvons nous reconnaître le bien du mal dans toutes les bonnes intentions des autres ?
 
-Luc :<< pour votre gouverne il y a une analyse très simple à condition de savoir écouter les paroles des conseilleurs, par exemple :
vous entendez parler de séquence de tir, une séquence est par essence chronologique donc vous pouvez à coup sûr penser que cette méthode est ancienne, en réalité elle date des années 1970, de même que les termes "défauts", défaut par rapport à quoi ? à un modèle ? tous les archers sont ils faits sur le même modèle ? réagissent t ils de la même manière ? l'homme n'est pas un modèle unique et chacun a sa spécificité, d'autre part utilisez vous le même matériel ? la même puissance de l'arc? à partir de 1970 le matériel devient plus performant que la technique de tir, les chercheurs ont créé de nouvelles adaptations, cela devient une course sans fin vers la réalisation d'une performance, sans tenir compte de l'esprit de l'archer mais uniquement de son corps. Dans les années 80 un autre critère impose aux chercheurs une nouvelle adaptation c'est la société des loisirs ou le tir à l'arc devient une animation ludique et peu onéreuse pour les organisateurs de vacances au retour des séjours un afflux de personnes s'est retourné vers les clubs pour pratiquer notre sport. Il est donc créé une méthode globale basée sur les fondamentaux, axe horizontal et axe vertical. Vous le voyez tous des termes différents suivant l'époque ce que vous pouvez déceler dans le discours de chacun si vous faites attention choisissez votre modèle et tenez vous y, si vous avez des doutes certaines fois, vous m'en parlez je suis à votre disposition. Avant de vous laisser à votre discussion je vais vous raconter une anecdote , qui n'a rien à voir avec ce dont nous venons de parler mais qui reste dans le tir à l'arc et qui m'a fait bien rire.
 
Pendant la dernière initiation mercredi avec des enfants du premier groupe , les 8, / 10 ans j'ai demandé à Steven pourquoi Alexis ne venait pas depuis quelques temps,
 
Steven :<< je ne sais pas je crois qu'il a déménagé, à ce que je sais il serait parti à Cannes.
 
Jonathan s'interposant dit, avec son accent typique toulousain :<< oh! Si il est parti à Cannes il ne reviendra pas car à Cannes les trains s'arrêtent, les bateaux ne repartent pas, les bus et les voitures ne peuvent plus repartir.
 
Steven :<< c'est faux ce que tu dis là parce que moi je suis allé à Cannes et j'en suis revenu.
 
Jonathan :<< alors, tu as eu beaucoup de chance !!!
. A bientôt les amis.
 
Luc<< bien ! continuez mes amis je vais mettre en place les ateliers d’initiation pour cet après midi, je dois satisfaire aux directives du comité de direction qui veut envoyer un maximum d’enfants sur la compétition jeunes, et si ils ne sont pas prêts je me réserve encore une après midi de pleurs et de grincements de dents, des parents mécontents ou en colère des enfants stressés, etc..
Mais avant de vous laisser à votre entraînement je me permettrai de vous rappeler que s'entraîner ce n'est pas envoyer des dizaines de flèches, dans la paille ou sur un blason les unes derrière les autres, de compter les points etc…
Pendant une séance d'entraînement donnez vous un objectif de travail ainsi chaque flèche sera tirée suivant un ligne de conduite avec des critères définis, analysez vos impacts, travaillez seuls ou a deux mais pas en groupe ou chacun raconte ses petits tracas quotidiens, voire ceux du voisin du dessous!! Cela influe sur votre concentration et votre travail alors ne se résume qu'a tirer des flèches et simplement faire du volume.
   sur un salut de la main LUC quitte le groupe en se dirigeant vers un autre couple d'archers de l'autre côté du terrain en croisant Raoul qui enfin s'avançait vers le pas de tir son arc en main bien décidé cette fois à tirer quelques flèches.
 
Au fait Thierry dit thomas :<< mercredi soir il y a réunion du comité directeur je souhaiterais que tu demandes quelle sera la participation du club pour le championnat de France de tir campagne, il me manque une qualification et je ne suis pas en fond pour tout financer ?
 
-Thierry :<< oui bien sûr il faudra bien que cette fois ci le comité réponde car cela fait plusieurs fois que je pose des questions sur la politique sportive définie où à définir et cela en fait partie. A chaque fois on me répond en termes de sortie club, repas du samedi midi, merguez partie etc.. Je ne dis pas que de temps en temps un repas en commun scelle des amitiés surtout dans un communauté de tir à l'arc ou l'on pratique un sport individuel mais toutes les semaines c'est un peu trop et cette question sans réponse ne me satisfait pas je pense que cela se comprend.
 
-Thomas :<< tu me rappelles quelque chose qui m'a complètement retourné. Samedi dernier à la fin du repas de midi où avaient participé quelques personnes, pratiquement toujours les mêmes, celles qui prennent le club comme maison de campagne, tu connais les habitudes du club ? c'est à ce moment vers 13 h 30 que les parents amènent les gamins pour l'initiation et bien, la salle était complètement enfumée et sur la table des convives trônaient quelques bouteilles, vides bien sûr. Par curiosité j'observais le visage des gens qui sortaient de la salle, quand je pense que l'autre jour avec Raoul nous nous posions la question de savoir pourquoi nous avons tant de turn over surtout chez les enfants ?
 
-Thierry :<< c'est le club de ma première licence je ne sais pas ce qui peux se passer dans les autres clubs, mais j'en parlerai sur les pas de tir car, tu le sais, c'est là que tout se dit se fait et se refait, que les nouvelles circulent, mais j'ai dans l'idée que chaque club a sa particularité. A tu remarqué aussi les archers "sportifs" qui allument une cigarette sur le pas de tir ?
 
Thomas : << une cigarette ! tu es modeste !! la cigarette est allumée presque en permanence et pendant que l'archer tire, en entraînement, celle ci est posée à même le sol pour être reprise sitôt le tir terminé, le tableau est surprenant, à part la pétanque c'est le seul "sport" que je connaisse ou l'on observe ces images.. j'ai même remarqué que sur les concours les archers allaient au résultat retirer leur flèches avec la cigarette entre les lèvres. Je ne pense pas que ce soit une attitude de sportif ?
 
-Thierry :<< ni un modèle pour les jeunes!!!
 
Aucune intention ne doit être imputée à l'auteur Ce récit est une pure fiction toute ressemblance avec des faits, des lieux, des actes ou des paroles, ne serait que pure coïncidence.

à suivre.......................................
Par J B - Publié dans : reflexions
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