Mercredi 3 octobre 2007
TIR à l'ARC.. Une approche psychologique
La pratique du tir à l'arc se range dans les activités sportives confidentielles. Premièrement parce qu'elle est difficilement médiatisable, parce que son histoire
n'est pas, ou très peu dévoilée ni enseignée, parce que c'est une activité où l'adresse prime, elle est plus mentale que physique.
Pourtant si l'on intègre dans les effectifs les personnes qui pratiquent le tir avec un arc qu’il soit de compétition ou simplement fabriqué à l'ancienne, cela
augmenterait les statistiques. Le nombre de gens intéressés par la spécificité sportive est plus important qu'il n'y parait. Seulement nous n'avons d'yeux que pour la fédération qui est orientée
sport olympique et c'est un peu l'arbre qui cache la forêt. il est temps de démystifier le tir à l'arc aux yeux du prétendant archer en expliquant les vertus et les bienfaits du tir à l'arc, au
lieu de recruter de futurs champions olympiques.
Il n'est pas exclu à partir de cette démarche de faire aimer le tir à l'arc sportif au tireur occasionnel venu au club pour le loisir et éprouver du plaisir à
devenir un compétiteur.
Chez tout individu il y a l'inné et l'acquit. Mais il faut aussi imaginer que celui qui possède l'inné n'a pas tous les acquits, l'apprentissage lui en apprendra un
peu plus, or, puisqu'il a l'inné l'acquisition des compétences sera pour lui plus simple et c'est peut être ainsi que nous obtiendrons un élément de l'élite régionale voire nationale
etc…..
Nous savons tous que l'élite sort de la masse. Donc, plus la masse sera importante plus l'élite sera facile à détecter. Le tir à l'arc est une activité de près de
100.000 ans, devenu un sport en lui même depuis le début du XX éme siècle, il a commencé à se structurer que depuis 1970. et, depuis nous n'avons cessé de démontrer, animer, recruter aux fins de
compétitions.
Comparons le nombre de personnes venues, lors de fêtes votives ou autres manifestations, pour tirer, essayer de lâcher quelques flèches, par rapport au nombre
de personnes qui ont rejoint un club. Le pourcentage doit être significatif, enlevez de ce nombre les mécontents de l'accueil, des structures, de l'encadrement, et les individus empêchés par
des obligations familiales ou professionnelles, ce que nous appelons le "turn over", il reste 60.000 licenciés.
La déperdition est énorme.
Une explication possible
Il est vrai que nous vivons une société de consommation car beaucoup de choses attrayantes nous sont offertes, notamment dans le domaine sportif où, une palette de
sports est proposée à tout un chacun. Chez les enfants, curieux de nature la recherche du jeu et du plaisir est plus importante. Dans un centre sportif ou une initiation est proposée sur
plusieurs spécialités sportives, il n’est pas rare de voir des enfants changer chaque année, et même parfois dans le courant de l’année. Bien des fois parce que le nouveau petit copain pratique
telle autre spécificité qui lui plait, il entraîne derrière lui les autres afin, croît-il, faire bénéficier les autres de son plaisir.
Pour d’autres ce sont les parents qui décident en fonction de leur affinité, voire même de la proximité du lieu de pratique pour limiter simplement les déplacements.
Enfin pour le reste la curiosité fait son effet et on vient pour essayer………
Certes il ne faut pas abandonner la technique de recrutement qui nous à permis d’en arriver au chiffre actuel, car nous voyons au retour des vacances que quelques
personnes ont quand même été sensibilisées par les activités des tours opérators. Il est à regretter aussi que les enseignants de ces organismes ne soient pas plus techniciens ( en tir à l'arc)
ni plus instruits sur la manière d'initier. Une action de sensibilisation amènerait certainement un peu plus de gens intéressés.
On pourrait comparer le recrutement dans les clubs à un salon de diseurs de bonne aventure. Il y a chez les nouveaux venus ceux qui croient et qui adhèrent, il y a
ceux qui essaient sans conviction, puis il y a ceux qui sont persuadés que tout est vrai et facile.
Dans tous les cas de figure seule une pédagogie adaptée et un suivi efficace, en dehors de la période apprentissage permettra de pérenniser l'effectif dans sa
participation à la vie sportive du club.
selon moi, pour que le tir à l’arc progresse et trouve un réel interêt pour le sport de haut niveau voire comme un art martial en mettant en exergue
et favorisant les hautes vertus qu'il dégage, il faut qu’une méthode basée sur l’être humain et sa psychologie soit élaborée en concertation depuis l’apprentissage jusqu’au haut niveau
international, et que soit enterrée à terme cette connotation ludique dans l’esprit des non initiés.
Il faut faire apparaître les deux aspects très clairement et distinctement, sans ambiguïté.
De la même manière que le tir à l’arc s'est développé avec l’aide des organismes de vacances, une campagne soutenue d’informations et de communication auprès de
ceux-ci apporterait la bonne parole en informant le public des possibilités sportives et de ses mérites. Ainsi, il pourrait y avoir des clubs compétition, spécificités FITA et des clubs loisirs
dans lesquels on pourrait, par exemple, inclure les spécialités de parcours, et les apéritifs à répétition………………
Combien de fois a-t-on vu dans des sessions de formation d’initiateur un candidat désireux d’enseigner uniquement le tir instinctif pour la bonne raison que lui-même
tirait avec un arc nu, dans un club de parcours !!!
Nous ne pensons pas que cela soit la bonne méthode pour créer des vocations FITA !!!
L'accueil dans les clubs nécessiterait une personne chargée de la communication, de la réception des nouveaux venus, de leur suivi technique et des conseils afin
d'assurer la pérennisation dans le club ou l'activité, en explicitant les différents aspects de la pratique, afin que l’archer puisse choisir sa spécialité en toute connaissance de ce que le tir
à l’arc peut proposer.
Il faut en finir également avec la rivalité entre les clubs orchestrée par des présidents érigés en monarques, au pouvoir éphémère et utopique. Ils vivent leur vie
de petits présidents de quelques personnes alors que s’ouvrir sur le monde du tir à l’arc et participer à des travaux communs mettre ensemble les forces de chacun pour améliorer le niveau des
archers par des actions communes, cela paraît si simple, mais si loin de leur préoccupation que la moindre tentative de rapprochement est perçue comme une violation du territoire, et de leur
pouvoir.
On voit alors des archers arrivés à un certain niveau stagner en score n’évoluant jamais par manque de conseils et de décision d’organisation technique de leur
vénéré président et du bureau. Malgré cela ils quittent le club qui ne leur offre pas la possibilité d'atteindre l'objectif sportif qu'ils se sont fixé.
C’est ainsi que l’on s'aperçoit que même au plus haut niveau des clubs, lors d'une invitation à participer à une réunion sur le sujet, personne ne se déplace. C'est
prouver ainsi l'intérêt que les dirigeants portent aux problèmes de turn over, d'accueil, d'encadrement ou de politique sportive. En un mot, aller tous dans le même sens.
Il y a encore fort à faire pour arriver à une communion totale et une grande cohésion vers un objectif commun de la part des dirigeants de clubs. Les querelles
intestines sont nombreuses, je suppose que dans d'autres clubs sportifs cela doit se passer d'une manière semblable, l'homme est un homme, ce n'est pas la spécialité sportive pour laquelle il
porte un intérêt qui changera sa manière de penser.
Dans un autre ordre d'idées tous les documents prévus pour la vulgarisation de notre sport sont orientés compétition, rares sont ceux qui vantent les mérites, et les
vertus qu'apportent la pratique du tir à l'arc, par exemple gérer le stress, prendre confiance en soi, gérer une situation dépressive, obtenir une meilleure maîtrise de soi. Respecter
l’adversaire, vivre avec autrui.
Apprendre à l'individu à maîtriser sa façon de vivre comme il tente de maîtriser son arc pour le tir d'une flèche…..
Seulement les formateurs en club ne sont pas assez formés pour cela rien ne compte que la participation à une compétition même si on envoie l'archer à l'échec et
qu'il ne recommence pas l'expérience. Il retournera à son jardin tirer dans une botte de paille.
En supposant même que le formateur ait cet esprit, toute action qui aurait pour mission de changer les habitudes serait réduite à l’état d’embryon car non cautionnée
par la direction et par là, vouée à l’échec.
C’est ainsi que l’on voit des initiateurs, (bien sûr ils sont bénévoles !!!) ne pas s’occuper d’apprentissage et utiliser leur compétence pour eux même ou pas
du tout.
Dans la plupart des clubs l’apprentissage est organisé autour d’archers volontaires changeant à chaque saison.
Structurer les clubs commence aussi par trouver le financement nécessaire à se doter de moyens humains, de brevetés d'état, ce qui permettrait aussi de valoriser aux
yeux de tous les compétences que peut apporter formateur aussi bien sur le public du club que sur la formation continue des formateurs qui s'occupent des débutants.
un brevet d'état coûte cher!!!de même que l'on preconise le covoiturage pourquoi nepas louer les services d'un be à plusieurs clubs et organiser des entraînements en commun??
un brevet d'état coûte cher!!!de même que l'on preconise le covoiturage pourquoi nepas louer les services d'un be à plusieurs clubs et organiser des entraînements en commun??
L'initiation reste pour les clubs, l'activité la plus difficile à gérer, pourquoi?
1/ le nombre des initiateurs opérants est insuffisant en effet certains clubs ont parmi leurs adhérents entre 5 et dix initiateurs, mais peu sont opérants, bien
souvent parce qu'ils sont en désaccord soit avec l'organisation et les moyens mis à la disposition de ces initiateurs soit avec le fonctionnement du club sur la répartition horaire des
infrastructures.
La raison est simple : priorité à l'élite qui rapporte des coupes et des podiums.
Une anecdote vraie et vécue:
Un club que je fréquentais, devait organiser sur son terrain pour le week end une compétition extérieure, je suis arrivé au club pour aider le vendredi
après midi. Sur le terrain se trouvait un membre du club qui tondait l'herbe avec une tondeuse autotractée et un archer qui tirait seul il s'arrêtait (heureusement) lorsque la tondeuse devait
passer et reprenait ensuite, au mépris de toute sécurité!!!!!
J'ai posé la question de savoir pourquoi :
A/ il était seul à tirer ?
B/ ne pouvait il pas attendre que la tonte soit terminée ?
Après m'avoir dit (le Président) de m'occuper de mes affaires il s'avère que c'était le meilleur archer du club le porte fanion !! et, donc il avait tous
les droits!!!!!!!!
2/ l'organisation des initiations n'est pas adéquate
3/ les initiateurs sont laissés pour compte on ne les intéresse pas à la vie du club.
Dans le style soit belle et tais toi.
4/ ils ne sont pas aidés pour l'entretien du matériel, certes ils peuvent s'occuper du matériel entre deux entraînements personnels, mais quand un incident survient
pendant le cours, rarement se trouve disponible un autre arc de remplacement. Il faut donc réparer celui là, pendant ce temps les archers sont livrés à eux même et le malaise se construit.
Quand un BE est recruté, même à temps partiel, dans 8 cas sur 10 il remplace l'initiateur qui n'initie plus à cause des conditions décrites ci dessus.
Beaucoup d'initiateurs ont suivi les cours et obtenu le diplôme pour acquérir un certain savoir qui pourrait leur servir à eux personnellement pour la bonne raison
que dans le club ou ils s'ont licenciés il n'y a pas d'encadrement technique.
La questions est :
À quoi sert d'avoir pléthore d'initiateurs sur le papier, d'en "fabriquer" de plus en plus pour en manquer sur les pas de tir pour porter la bonne parole et les
premiers conseils aux débutants, voire plus??
La clé de voûte de la fidélisation des archers est sans conteste, si le président sait l'utiliser, l'initiateur c'est le membre du club qui est le plus en
contact avec les nouveaux venus, qui répond à leur question et à leur préoccupations, il a la possibilité de les orienter
Après l'obtention du diplôme, Un contrat/cadre devrait être signé entre le président du club et le nouvel initiateur. Ce contrat qui préciserait les droits et le
devoirs de chacun, serait inscrit dans le règlement intérieur, il mentionnerait le nombre d'heures de rendus de cours par semaine de la part du formateur ainsi que son souci de suivre les
recyclages. Également ses attributions et son espace à l'intérieur du club.
Le Président dans ce contrat mentionnerai l'aide qu'il entend apporter à l'initiateur sous forme de mise à disposition de matériel d'apprentissage en bon état
(le responsable matériel en étant le garant) la disponibilité de la partie des infrastructures prévues à la formation, un espace de stockage réservé à cet activité. Ne pas oublier les horaires de
pratique par niveaux de compétences. Ainsi l'initiateur pourrait enseigner sereinement.
la reconnaissance de la compétence de l'initiateur devrait être reconnue surtout par sa participation aux discussions sur la politique sportive du club en comité
directeur ou en commissions, puisqu'il est le premier intéressé
mais ne tentons pas le diable même des BEES n'y sont pas conviés.
CONSTAT
L'échauffement