pourquoi une rubrique entraînement
l'entraînement n'est qu'une petite partie de performance de l'archer. En effet un athlète s'entraîne lorsqu'il commence, et même un peu plus, à maîtriser les bases
et les fondamentaux de son sport il est toute sa vie de sportif en apprentissage, pour trouver des solutions aux différents problèmes qui se posent à lui dans l'exercice de son activité. Cela est
quotidien. L'entraînement est un exercice de maturité sportive et non pas d'initiation. Or, si l'on considère que l'initiation est l'élément important dans la vie du sportif, et si le ou les
moniteurs, initiateurs, ont compris que la pédagogie c'est aussi faire aimer la matière enseignée. Le sportif en herbe s'investira pour arriver à la notion d'entraînement.
Il faut aussi, que la direction du club intègre cette vision, car si cela était, le bonheur de l'initiateur, entraîneur, BE-balayeur, serait complet, voire mieux
intégré et considéré.
La pédagogie actuelle frise l'intégrisme. Elle ne va pas dans le sens " FAIRE AIMER" mais plutôt
oblige le débutant à observer les fondamentaux, le troisième doigt, la position du bassin, la position des pieds etc… combien de fois a t-on critiqué Jacques CADET !!!!!!!
Et l'individu dans tout cela ????
Rien de tel pour effrayer le nouvel arrivant, et s'étonner qu'après la séance d'essais, il ait changé d'orientation.
parmi tous les archers ou initiateurs, voire entraîneurs de tous poils, qui répondent à des
nouveaux venus au tir à l'arc, qui n'a pas entendu ?
:<< moi je ne ferai pas de compétition!>>, où, je ne suis pas venu pour faire de la compétition……,je n'ai pas le temps, mon travail m'accapare, je
viens pour me détendre.. etc….
pourquoi cette remarque? Parce que nous faisons partie d'une fédération délégataire à vocation sportive, donc logiquement la 1ére invitation à participer à
l'effectif du club oblige presque le nouvel arrivant vers la nécessité absolue de faire de la compétition.
La démonstration est faite avec la progression record du nombre d'archers pour la spécialité 3D, avant tout ludique, que l'on peut presque pratiquer en famille.
Promener un dimanche dans la nature, redevenir l'homme du néolithique qui vivait de chasse et de cueillette. Sauf que maintenant la chasse se fait sur des animaux en mousse et la cueillette
uniquement de fleurs.
Combien d'archers nous rencontrons sur le terrain, qui tirent dans leur jardin pour la bonne raison que l'accueil en club ne les a pas plus intéressés ni satisfaits
justement à cause de cette orientation obligatoire, vers la compétition, qu'ils n'étaient pas forcément venus chercher dans notre sport ??
Les fondements de l'entraînement :
S'entraîner pourquoi faire ?? comment faire ??
À l'instar des apprentis golfeurs à qui l'on confie des seaux de balles et qui en dix minutes chrono ont déjà tout "jeté" sur le practice avec pour seul souci de
voir s'élever la balle et certainement sans savoir ou vouloir comprendre comment et pourquoi elle ne s'élève pas. Chaque balle doit avoir son objectif, de même que chaque flèche dans notre
spécialité doit avoir le sien.
Il ne sert à rien de libérer des flèches en constatant que celles ci sont dans le paillon et pas dans le jaune……
Il faut apprendre aux archers, qu'avant chaque flèche on doit savoir ce que l'on doit faire et l'exécuter tel quel, afin de se rendre compte si la stratégie de tir
adoptée est la bonne.
Il s'agit aussi quelle soit répétitive.
On voit des archers tirer dans une cible 7, 8, 10 flèches par volée. Cela ne veut rien dire. Dans un blason nous devons tirer, sauf exercice particulier, 3 flèches
et ce dans les meilleures conditions de tir afin d' être en recherche de performance.
S'imaginer que de tirer flèche après flèche pendant des heures pour rechercher une certaine efficacité est une utopie. Il faut prendre du recul et de
l'introspection, analyser le ressenti, faire une analyse émotionnelle sur chaque flèche pour comprendre la position de l'impact en cible.
Avant chaque flèche
revoir mentalement le déroulement de sa stratégie de tir et l'exécuter.
Toutes les méthodes d'initiation, mises au point en fonction du moment, élaborées suite à l'évolution des investigations bio mécaniques, biologiques, suite au
perfectionnement des matériaux et des fabrications, écrites où décrites dans la revue ou dans des livres, ont un point commun qui est celui de montrer comment se servir d'un arc, mais ont un
manque évident qui est celui de savoir se servir de son cerveau.
Pas une publication ne traite des vertus du tir à l'arc sur le plan de la personnalité, tout est accès sport de haut niveau mettant en exergue certains de nos
valeureux archers avec un palmarès important, certes ils le méritent amplement. Cependant il faut se rappeler aussi de ses débuts et penser que d'autres sont à ce stade et qu'ils ont besoin
d'aide comme eux même ont eu à leur tour !!
Il est vrai que les collectivités locales nous invitent à la compétition en brandissant la menace des subventions, il y a aussi, et heureusement, d'autres
moyens pour se faire valoir!!!!
De ce fait lors du premier entretien avec un néophyte, nous annonçons que l'orientation de l'apprentissage que devra subir l'impétrant sera orienté vers la
compétition, nous nous octroyons le droit d'orienter sans l'accord préalable du nouveau venu, son apprentissage vers la compétition.…………………..
comme avant tout entraînement il y a apprentissage, j'ai même annoncé qu'il y aura apprentissage durant toute la vie d'archer. Nous en parlerons au moment venu lors
de séances mises en place de l'apprentissage au …….perfectionnement, et a l'entraînement. Le nouvel archer se voit déjà jeté en pâture dans un circuit obligé avec des contraintes
draconiennes, des obligations à n'en plus finir.
Il serait plus sage de laisser l'archer en herbe se faire de lui même une idée de "LA CHOSE" et ensuite progressivement, si son potentiel le désigne on lui inculque
la notion de compétition.
Quand l'homme décide par lui même de son avenir il s'investit avec beaucoup plus de conviction.
Ne pas avoir peur de risquer l'échec peut favoriser la victoire
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