Samedi 29 décembre 2007
MENTAL ET ACTIVITE
 
Tout en restant installé dans une grande humilité, tout en sachant pertinemment que l'on ne sait rien comparé à ce que nous pourrions savoir, je vais oser énoncer quelques principes découverts, et utilisés, dans la littérature traitant du sujet, mais aussi selon des principes que j'utilise en initiation, sur les pas de tir, en entraînement et en compétition.
Il est très difficile de coacher un archer si on ne le connaît pas véritablement si on n'a pas travaillé avec lui au quotidien pendant des mois, voire des années afin de connaître ses réactions devant la tâche qu'il doit accomplir, son caractère, qui le prédispose à accepter les consignes et les remarques pour en tirer profit techniquement, son approche auprès de ses camarades sur le pas de tir, ses ambitions. Nous avons énoncé dans nos lignes les critères qui, selon nous, basés sur l'expérience, un archer devrait posséder pour avoir la prétention d'accéder au haut niveau.
Malgré tout cela, connaît – on vraiment les archers ou l'archer que l'on doit entraîner et coacher ???? bien sûr que non, alors, il faut que l'entraîneur ait assez de recul et d'expérience pour s'adapter et contourner l'obstacle.
Je reste perplexe devant la réaction des candidats aux diplômes fédéraux qui, maintenant, d'initiateur, vont passer de cette compétence basique, au titre de "entraîneur 1", puis entraîneur 2 pour les anciens entraîneurs de club, tout cela n'est qu'une question de nomenclature mais j'avoue que si cela possède le mérite de faire venir à la formation des nouveaux archers, plus de bénévoles, il y aura ainsi plus d'efficience pour mieux structurer les clubs et faciliter l'intégration des nouveaux venus, diminuer le turn over.
Mais cela est un ensemble décrit dans le texte :
 " une approche psychologique du tir à l'arc". ( cf :Sur ce site )
 
Pour la préparation du diplôme d'entraîneur 1 ou 2 il est établi des pré requis à connaître, basés sur les fondamentaux. Cette partie technique il est vrai doit être maîtrisée par le futur formateur, mais posons une interrogation :?
 
-- en dehors de tracter la corde de l'arc du point de repos de celle-ci jusqu'au contact sous le maxillaire, appliquer les fondamentaux d'une manière plus ou moins académique permettrait de faire plus de dix, qu'un archer motivé, combatif et gagneur, qui aurait son style et sa manière pour être efficace?
 
Autre interrogation ?
-- apprend t-on au futur entraîneur à observer, à être imaginatif pour adapter sa pédagogie au caractère de l'archer? Toute pédagogie a ses lacunes ou ses contradictions. Aussi il est bon de s'observer soi même et se remettre en question afin d'avancer et de faire avancer les élèves apprentis pour le haut niveau.
Les archers n'ont pas tous la même approche ni les mêmes capacités en pratiquant l'activité, cela se constate tous les jours. Alors pourquoi dès le départ s'obstiner à vouloir faire de tous de haut niveaux??après quelques temps d'apprentissage et en général dès l'autonomie acquise un entretien et une évaluation devrait être pratiqués afin d'orienter le nouvel archer suivant les résultats obtenus et discutés.
Il y a assez de possibilités dans l'activité tir à l'arc pour satisfaire même le plus exigeant.
 
J'ai toujours plaisir à citer un texte d'un écrivain inconnu qui disais:
 
Si tu ne sais pas ce qui est important, alors c'est que tout est important, quand tout est important, tu dois tout faire, et, quand tu dois tout faire, tu n'as alors pas le temps de penser à ce qui est réellement important.
 
Les règles communautaires:
Dans le processus d'entraînement il faut distinguer deux cas
1 / le groupe
2 / l'individu 
dans le cas d'un groupe il faut définir les règles de vie, relayées par le leader, qu'il soit nommé ou désigné naturellement par l'ensemble du groupe,. il faut bien sûr ne pas négliger les individualités pour l'élaboration des objectifs déterminés individuellement. S'il s'agit d'une équipe l'objectif de l'équipe auquel on inclut le capitaine.
Pour l'individu, établir un climat de confiance afin d'avoir un feedback précis qui permettra une adhésion complète de l'archer et une facilité d'adaptation du programme d'entraînement dans le cas de modification du programme originel.
Dans tous les cas cela doit renforcer la motivation et l'acceptation sans réserve du ou des archers. Ceci est très important, aussi important que le travail qui doit être entrepris pour faire progresser l'archer. Sans cette dernière notion d'acceptation inutile de penser que le travail que nous allons accomplir sera efficace, personne ne progressera dans cette affaire et l'objectif, car il doit y avoir un objectif !! ne sera pas atteint.
Beaucoup d'archers croient savoir ce qui est bon pour eux mais sont incapables de faire une analyse saine basée sur leur vécu et l'observation des éléments visibles de l'extérieur tels que peut les voir et les analyser l'entraîneur. Si la collaboration est basée sur ce principe mieux vaut abandonner tout de suite, l'avenir n'étant pas du tout assuré. L'observation de la progression de l'archer par lui même, doit confirmer, avec sa vision à courte vue, la stagnation de ses compétences.
 
Utilité du mental
 
Le mental c'est l'état dans lequel on se trouve malgré soi totalement orienté. Physique et mental agissent sur la performance. La maîtrise de la confiance en soi  nous persuade de la réussite dans la ou les tâches qui se présentent à nous..
 
Une sorte de pilotage automatique……
 
Quels sont les conditions pou obtenir cet état ??
La première des conditions c'est la confiance, confiance dans tout ce qui concerne et gravite autour de cette performance à accomplir, soi même évidemment, le matériel, l'entraîneur et ses consignes, mais aussi et surtout NOTRE COMPETENCE. Sans une confiance en soi et connaissant la compétence acquise, travaillée, mesurée, comparée, etc…cette compétence doit agir comme une armure qui vous protège de l'adversité, on entend dans ce cas d'adversité l'archer lui même.
Les compétences qu'il doit atteindre :
Contrôler son activation, sa motivation,
Sa capacité de concentration sur la tâche à effectuer, une grande confiance en soi, une estime de soi (connaissance de ses capacités à performer) donneront à l'archer
Détermination pour réussir, et, être persuadé qu'il en est capable.
Être capable également d'une grande résistance au stress et aux questions internes qui viennent parasiter la concentration sélective, s'apparentant à une angoisse face à la tache à effectuer.
 
Plus l'archer se sent et se connaît compétent plus il s'investit.
 
L'angoisse et les pensées parasites.
 
Le plus difficile pour un archer qui ne maîtrise pas ce que nous disons ci-dessus est de ne pas générer dans son moi interne des questions à connotation négatives dans le style :
<< et si je n'y arrive pas >> ou encore <<où va aller ma flèche si…>> et encore je ne suis pas sûr de faire le score prévu>> etc…
dans ces conditions la performance ne sera pas au rendez-vous. Au lieu de penser cela il est préférable d'essayer et apprendre à ne penser à rien. Il est très difficile de ne penser à rien, alors, il vaut mieux générer des pensées positives telles que :
<<je me sens fort et compétent >>, <<c'est merveilleux après tout ce travail d'être là et de montrer ma compétence>>, <<je suis sûr maintenant de pouvoir gagner, mais même si je ne gagne pas je montrerai de quoi je suis capable!!>>, << mes concurrents n'ont qu' bien se tenir je suis là pour leur montrer ce que je sais faire>> etc….ou alors fixer son attention sur une partie du geste à partir du moment ou on est assuré que sa visée est pertinente.
 
ce que tu veux être tu seras……
si l'archer pense qu'il sera battu il le sera , s'il souhaite gagner mais qu'il pense que ce sera dur et qu'il n'y arrivera pas , il n'y arrivera certainement pas,
les compétitions se gagnent toujours quand on pense je peux , je dois, je fais…
 
cet état de pensées performantes fortes, présente l'avantage de procurer du plaisir et plonge l'archer dans cet état second ou il n'a plus besoin de penser à rien. Il ne peut à ce moment qu'accomplir ce sur quoi il a tant travaillé.
Cela c'est à l'entraîneur d'apprendre à l'archer à gérer ses angoisses par un entraînement aux stratégies mentales.
 
L'entraînement aux stratégies mentales.
 
On peut scinder les stratégies mentales en deux types :
 
1 / les stratégies fondamentales qui comprennent:
            motivation
            engagement
            confiance,
 
2 / le stratégies de performance
            concentration sélective
            résistances aux stress
            génération d'images positives
            génération de pensées positives
            connaissance parfaite de la tâche à accomplir.
 
la différence entre les archers performants et les autres réside dans leur capacité à gérer leurs stratégies mentales qu'ils mettent au service de la performance. Les stratégies mentales ne sont rien sans un grand niveau de motivation, une compétence connue et reconnue et un grand pouvoir de concentration sélective.
 
Qu'est ce que la concentration sélective ?
 
La concentration peu être définie par la capacité a fixer son attention sur un objectif précis. Pour la stratégie de tir, cela se décline en:capacité à fixer son attention sur ce qui est important pour faire un dix…
On entend souvent des ""entraîneurs"" sur les pas de tir, dire à leurs archers
:<< concentres toi>>!!!……..sur quoi l'archer doit-il se concentrer ????
si l'entraîneur et l'archer en ont déjà parlé et travaillé d'un point particulier de la technique, le coach sait que si l'archer l'exécute suivant certaines directives sa motivation et sa confiance seront renforcés. La commande alors, est pertinente et la connivence entre les deux partenaires est parfaite, il n'y a pas alors à préciser ce sur quoi l'archer doit se concentrer.
Par contre si cette précaution n'est pas organisée alors la commande, la consigne est plutôt néfaste à la performance.
 
Le succès c'est obtenir ce que l'on veut
Le bonheur c'est d'avoir voulu ce qu'on obtient…
 
Si l'archer n'est pas persuadé qu'il y a toujours quelque chose à apprendre ou un geste à améliorer, que la technique se travaille à longueur d'année, que cette technique sombre dans un automatisation que doit être contrôlée et maintenue à son plus haut niveau , qu'il peut toujours faire mieux, car le score parfait n'est pas encore atteint, il arrivera un moment ou il ne pourra plus progresser car il ne le voudra plus.
 
Jimmy CONNORS disait un jour :
Le plus important est de ne jamais être négatif sur soi même, bien sûr que l'adversaire est coriace et qu'il m'a même battu la dernière fois, mais aussi que si je ne joue pas bien aujourd'hui, à la minute ou ces pensées arrivent je suis mort. C'est pour cela que je vais à tous mes matches convaincu que je vais gagner et c'est tout.
 
C'est ainsi que les méthodes de stratégies mentales telles que imagerie mentale, dialogue interne, préparation mentale sont utiles pour se recentrer car ils augmentent la capacité d'effort, la détermination et la concentration.
Stratégies pour améliorer la concentration et le contrôle de l'attention.
Il s'agit de simuler dans sa tête une compétition en portant les mêmes vêtements, les mêmes équipements, utilisant les mêmes routines et le même état d'esprit que si c'était une compétition. Sans pour cela tomber dans les croyances.
Veiller pendant cette simulation à une répétition mentale des gestes et des routines qui sont habituellement pratiquées en compétition.
Peu d'archers, à ma connaissance, arrivent sur le pas de tir en entraînement avec l'objectif de mieux se connaître, de mieux savoir et quantifier leur performance. Par exemple un exercice tout simple tirer une flèche sur un spot (rond de préférence) à 18 mètres en se disant intérieurement je dois l'atteindre 3 fois avec trois flèches. Si la flèche touche le spot on mesure intrinsèquement sa motivation et sa concentration. Si une flèche ne touche pas le spot il faut revenir sur son tir et comprendre ce qui a manqué pour la réussite de ce tir. Ainsi l'archer apprend à se connaître et à connaître son mode de fonctionnement pour en déduire sa stratégie de tir et l'appliquer coûte que coûte.
Cet exercice est plus difficile qu'il n'y paraît, car peu d'archers acceptent cette démarche. Il l'acceptent d'autant moins que quoiqu'ils fassent leur attention est fixée sur l'impact des flèches en cible. Pour la plupart rien ne compte plus que le résultat. peu, très peu d'archers, comprennent que c'est de leur travail et de la structure de leur entraînement que le résultat sera à la hauteur de ce qu'ils souhaitent.
Ne jamais perdre de vue ce postulat :
 
L'étude et l'optimisation du geste commandera l'optimisation de la performance.  
 
Apprend t-on à un archer à faire ce genre de travail sur sa prestation? je ne le pense pas. Par contre la position du bassin, le troisième doigt sur la corde etc… il est à mon avis pas nécessaire au stade de l'apprentissage de ne faire que cela alors qu'au fil du temps et pour atteindre la vrai performance l'archer sera obligé d'améliorer son geste pour s'approcher du geste parfait.
La différence? me direz vous, et bien elle réside dans l'attrait de l'archer pour l'activité dès sa première approche sans lui faire subir des contraintes, lui faire aimer le tir à l'arc sera la garantie d'une vie d'archer pérenne et couronnée de lauriers. 

compléments stratégiques au s undefined ervice de la performance
 
Ces compléments ont été décris en détail dans le livre :
Mental et entraînement des archers 
2éme édition disponible aux éditions émotion primitive :
 
il s'agit de l'imagerie mentale qui génère des images positives et prédispose la musculature à l'action envisagée. l'archer se voit de l'intérieur.
L'imagerie mentale devrait être pratiquée sur des malades ou des blessés sur leur lit de douleur afin de créer en leur esprit une source essentielle de motivation en situation délicate quand le moral est au plus bas.
La relaxation qui permet d'augmenter le pouvoir de concentration sur ce qui est utile à observer pour atteindre la performance.
 
Et maintenant??
 
Maintenant nous avons fait un inventaire des outils et des situations qui se présentent dans l'accomplissement d'une tâche sportive mais aussi qui peut s'appliquer aux différentes situations dans l'exercice de son métier, dans la solution des problèmes familiaux , et autres.
 
Par contre notre volonté exprimée entre les lignes de ce texte est de créer une méthode d'initiation et d'entraînement au tir à l'arc qui soit apparentée, outre sa spécificité, aux vertus que véhicule la spécialité renforcée par une mentalité et une finesse d'esprit que l'on retrouve dans les arts martiaux.
À suivre donc……
 

Par J B - Publié dans : pratique
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L'association loi de 1901.
 
De nombreux textes décrivent l'étendue de la loi du 1er juillet 1901, le droit d'association a une portée très générale puisque toutes les associations peuvent librement se constituer à partir d'un projet licite. Elles ont, au moment ou elles ont été publiées, le statut de « personne morale ». La loi est valable pour tout groupement associatif à condition que son activité ne comporte pas de partage de bénéfices.
L'association peut ester en justice pour défendre son patrimoine social et les intérêts des ses membres dans la mesure ou ceux ci auraient pu agir individuellement.
 
 Les statuts.
Les statuts sont la loi de l'association ils décrivent son fonctionnement, le nom des dirigeants leur prérogatives et leurs devoirs, vis à vis des membres et vis à vis de la société.
L'association est gérée par un bureau composé du Président, du Trésorier et du secrétaire, ce bureau constitue la tête pensante de l'association. c'est lui qui détermine les grandes orientations de l'association. D'autres membres sont élus par l'assemblée générale, ils constituent le Comité Directeur l'assemblée générale ordinaire se réunit aux époques fixées par les statuts, généralement une fois par an. Elle entend le rapport moral et financier. Elle approuve les comptes et la gestion en donnant quitus aux administrateurs. Ses décisions sont souveraines.
L'assemblée générale extraordinaire est convoquée en général pour statuer sur des questions présentant une certaine urgence, ou une certaine importance, par exemple des modifications statutaires.
chaque membre peut être responsable d'une charge ou une commission, comme par exemple dans le cas qui nous préoccupe, le tir à l'arc.
La commission sportive qui peut comprendre des sous commissions telles que :
La commission parcours, la commission cible.
La commission matériel avec une sous commission entretien.
La commission formation.( comprend le centre de formation s'il existe)
La commission promotion.( les compétitions organisées par le club)
D'autres encore suivant la spécificité, l'orientation sportive ou l'importance de l'association
Le Président est garant du fonctionnement de l'association en accord avec les statuts et les orientations votées par l'assemblée.
Dans le tir à l'arc les statuts sont fournis par la Fédération Française de tir à l'arc ils sont communs à toute la hiérarchie sportive à quelques exceptions près pour adaptations locales ou particulières. Ces statuts modifiés restent quand même fidèles à l'esprit du tir à l'arc tel que l'a défini la Fédération.
 
 
 

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