pratique

Samedi 23 mai 2009

On s’aperçoit tous les jours combien il est difficile de se faire bien comprendre. Cela implique en outre de bien être écouté et vis et versa,

Dans la relation d’apprentissage quand il s’agit de montrer un geste sportif nous avons à notre disposition la photographie et mieux encore la vidéo. Seulement quand la dimension mentale s’en mêle l’écoute devient plus difficile car il s’agit de bien cerner et décoder le discours du partenaire, afin de trouver les mots justes qui lui permettront d’appréhender les éléments utiles à sa progression.

L’écoute doit être totale de manière à connaître l’autre et ses pensées même au travers des filtres de communication qui ne manquent pas de s’établir entre les interlocuteurs.

En fait toute la difficulté réside dans la compréhension : l’élève doit trouver les mots pour expliquer son ressenti, le professeur grace à l’écoute issue de sa formation d’enseignant doit impérativement s’en rendre compte et pour cela, il a à sa disposition trois techniques.

1 /  le questionnement,
 pour trouver dans les réponses de l’élève les éléments manquants ou expliquant le discours écouté.

2 / la reformulation,
avec d’autres mots : reformuler ce que le professeur a entendu au cours de l’écoute. Dans sa pensée il substitue son problème entrevoit la différence il prend alors conscience de l’anomalie et prend la décision de la corriger. L’écouté est devenu l’écouteur car il sera ainsi devenu écouteur de son discours.

3 / les métaphores,
corolaires de la reformulation, imageant le discours entendu. Cela permet aussi de simplifier ou de complexifier le ressenti de l’élève. Suivant son degré d’écoute il peut arriver que l’écouté s’identifie et s’intègre dans le récit de ;la métaphore ce qui lui donne le sentiment de correspondre à son problème ou pas.

On sait maintenant que l’écoute est un élément important en pédagogie lorsqu’il est accompagné de la « manière » et du vocabulaire adéquat pour s’exprimer. Savoir s’exprimer pour« faire passer » le message, c’est aussi respecter l’autre. un autre volet de la formation, le respect de la personnalité, consiste à ne pas mettre l’individu dans des situations dangereuses psychologiquement ou dans des situations d’échec.

pour exemple, dans un but de représentativité, des dirigeants, contre l’avis des techniciens, présentent en compétition des béotiens à peine dégrossis. Cette pratique fait vivre à ces jeunes, car il s’agit souvent de jeunes, les adultes ont malgré tout la maîtrise de leur sentiments et de leurs décisions, des situations angoissantes voire agressives qui mettent leur mental à rude épreuve, risquant même de ruiner pour toujours leurs souhaits de formation.

Rassurer celui qui vient en apprentissage, : il entre en formation avec un désir évident de progresser. Le premier contact doit le rassurer sur le bien fondé de son choix, il faut l’écouter de manière à dissiper les doutes, donner des réponses à  ses interrogations,. Respecter l’individu en lui distribuant des éléments  qui doivent éliminer les questions qui sont la porte ouverte au stress et à l’angoisse, permettre ainsi d’accepter les changements qui seront proposés. Le rassurer aussi sur les capacités intrinsèques nécessaires à son épanouissement dans la spécialité mais aussi sur la communauté nouvelle dans laquelle  il s’engage. Connaître les us et coutumes que chaque activité sportive génère.

L’assurer que son implication dans l’activité va lui faire acquérir d’autres compétences, d’autres aptitudes dont, peut être il n’en ne soupçonne pas encore l’existence, il sera certainement très fier de découvrir, au-delà de ses espoirs, que sa personnalité s’enrichit de comportements nouveaux et de réflexions plus approfondies.

Le sport est tout cela, il est générateur de vertus et d’expression de véritables personnalités. Il développe l’esprit d’équipe, le respect d’autrui, l’humilité. Il fait prendre conscience de son corps et de ses aptitudes.

Le tir à l’arc, qu’il soit de loisir ou sportif, statique (cibles anglaises) ou de parcours nécessite dans le tir d’une flèche le même mental et met en jeu la même dose de capacités intrinsèques nécessaire à la bonne réussite du tir.

Dans cette façon d’assurer ou de rassurer, on s’aperçoit parfois de la rigidité des individus à accepter des situations de changement. Combien sont regrettables les formations ne respectant pas la mentalité de l’élève qui provoque une immobilité tout à fait néfaste à une progression normale.

On voit vite et l’entraîné aussi, de cet état de peu de compétence, quand les résultats stagnent alors que d’autres, moins rigides mentalement progressent.

L’écoute efficace indique à l’enseignant si l’élève a besoin de moyens mentaux tels que la sophrologie ou autres techniques mentales, ericsson, schultz etc…le formateur aura pris le soin de s’assurer avant toute représentation mentale de l’existence ou pas de la rigidité intellectuelle de l’individu.

Tout ceci dans les faits, passe par une écoute et une observation fine du formateur. Un message visant à transformer un geste d’apprentissage sera beaucoup mieux perçu, s’il est adapté à la personne.

On ne peut changer quelqu’un contre son gré.

Il sera toujours nécessaire d’accepter les apprentis avec leur affectivité, leur spécificité et leur comportement dans l’espoir d’un déclic favorable à leur  progression et à leur adaptation à la spécialité.

Il arrive aussi que sous couvert du respect de la personne on laisse filer entre nos doigts des potentialités intéressantes. La valeur de l’écoute peut nous venir en aide pour trouver les arguments ciblés qui vont toucher l’individu et modifier temporairement son jugement, c’est alors que le professionnalisme de l’entraîneur doit dépasser ses limites afin de faire modifier le raisonnement de l’élève vers un intérêt plus grand envers la spécialité.

Diverses idées de méthode d’apprentissage s’élaborent mais certaines sont plutôt de nature à déstabiliser l’impétrant ( par exemple équiper l’arc d‘un viseur et d’une dragonne dès les premières leçons !!) on peut mesurer le stress engendré dans l’esprit du débutant suites aux contraintes de la gestion des différents ustensiles et paramètres pour un tir efficace.

L’écoute et le dialogue permet de faire développer chez l’archer ou autre sportif des stratégies personnelles efficaces, dans le respect de sa personnalité avec son agrément total.

La définition de l’apprentissage pourrait se définir ainsi :

Grâce à l’écoute et au dialogue l’apprentissage permet l’acquisition de contenus, la maîtrise de capacités et de compétences nouvelles.

La démarche d’écoute, on le voit, peut et doit améliorer le changement sans nuire à la personnalité d’autrui

Par J B
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Jeudi 17 janvier 2008
Comment améliorer la confiance en soi. ?
 
Tout un chacun a été confronté à utiliser la confiance en soi que ce soit pour s'élancer le premier sur une piste de danse, parler en public, se présenter devant une assemblée etc…
Qui n'a pas eu les mains moites, la gorge sèche en attendant ce moment fatidique ou tout allait se passer. Le moment de tous les dangers, le moment ou les gens allaient vous juger, allaient sourire, vous vous sentez déjà ridicule
En tir à l'arc vous avez eu un incident de tir et il y a deux flèches à rattraper, seul sur le pas de tir et tous ces regards fixant la cible et moi même pour voir si je ne vais pas craquer et faire une, voire deux pailles???comme j'aimerai que ce moment soit passé…..
 
La confiance en soi ce n'est que cela, mais ce qui nous fait les mains moites la gorge sèche c'est la manifestation du stress. En analysant ce qui se passe en nous , on s'aperçoit que si à ce moment que nous redoutions nous avions été compétents, parce que nous sommes de très bons danseurs, de très bons orateurs, nous avons l'habitude de nous présenter en public. Ce moment tant difficile à vivre aurait été vécu comme tout autre moment de la vie quotidienne, acheter le journal, traverser une rue, poster une lettre…..
Nous le voyons vaincre la confiance en soi c'est devenir compétent, connaître ce qui va se passer et exécuter la tâche sans se poser de questions.
Ce n'est qu'un question de compétence, face au regard des autres mais aussi de soi même.
Pour se rendre compétent et vaincre cette confiance en soi qui est aussi de la timidité, c'est s'entraîner comme en sport en commençant par un apprentissage, et un perfectionnement.
 
La méthode :
 
1/ faire le bilan
            a / de ce qui risque de se présenter qui va mettre à jour la confiance en soi.
            b / de ce que nous savons comme difficile à vivre et qui va révéler ce manque de confiance en soi.
 
2 / programmer un entraînement
 
3 / vérifier la progression de notre potentiel de confiance en soi.
 
Pour faire le bilan il faut bien sûr soit, se confronter volontairement à des situations génératrices de stress, soit se remémorer des situations déjà vécues qui nous ont procuré ses manifestations corporelles dont nous avons fait mention plus haut.
 
En général analysons ces situations en tir à l'arc.
1 / au début du concours, la première volée marquante
            alors que tout allait bien lors de l'échauffement et des volées d'essai, dès la première flèche marquante je fais un mauvais score là le doute s'installe :
 
<< est ce le matériel qui subitement est défaillant, la lumière qui doit être différente etc
…….etc
il nous faudra alors 3,4,5 volées pour re rentrer dans le match et ce sera tout autant de points précieux perdus.
Pendant le déroulement de la première série un certain moment je fais une mauvaise voire très mauvaise flèche ou peut être deux. Là c'est la catastrophe le match est terminé je ne ferai certainement pas le score envisagé, je blanchis, la gorge sèche…. Que vont dire les autres ????
 
À la pause je me motive je me briffe je me dis que ce serait bien si j'arrivais à faire le même score, j'y crois malheureusement à force de me poser toutes ces questions je n'ai pas vu le temps passer. Je reprend le tir sans préparation sans mental préparé, et voilà, la même représentation que pour la première série.
 
D'autant qu'un malheur n'arrivant jamais seul j'ai deux flèches à rattraper ce qui va augmenter mon désarroi.
 
On le voit les situations ou la confiance en soi est sollicitée ne manquent pas.
 
Je dois donc analyser tout cela, me créer avec l'aide d'autres archers ou de l'entraîneur, s'il y en a un, des situations analogues et m'entraîner à mieux les vivre.
La confiance en soi progresse en nous au fur et à mesure des confrontations avec ce genre de situations difficilement vécues.
En fait on n'ose pas de peur du regard des autres et de la moquerie imaginée. 
 
Une bonne programmation avec des situations appropriées nous apprendra à relativiser la difficulté par rapport à notre compétence. Elle nous permettra en outre d'accepter les contre performances et nous permettra de réaliser ce que nous savons faire sans vouloir à chaque instant être le meilleur du monde.
 
Nous devons accepter ce que l'on ne sait pas exécuter parfaitement, d'ailleurs la perfection n'étant pas de ce monde il est d'autant plus facile de croire en soi dans notre compétence intrinsèque, en sachant qu'on a donné le meilleur de nous même.
Soyez indulgents avec votre personne ne vous auto critiquez pas par rapport aux autres. sachez que la compétence et la confiance en soi progressent par le renouvellement de situations gênantes, que l'on apprend à gérer de mieux en mieux.
 
Dans notre esprit, c'est légitime, on s'idéalise comme étant net de toute imperfection on s'imagine superman et on a tendance à se comparer à cette image. Celui ou celle qui croit réaliser le score parfait avec une compétence moyenne, sera sans nul doute déçu de se résultats parce que 'il n'a pas su évaluer sa compétence et sa confiance en soi. Quelque soit le cas ou la situation, il faut agir, parler, exécuter, s'engager en faisant ce que l'on sait faire tout simplement.
 
Ayez toujours à l'esprit que la confiance en soi est entamée par le stress généré par la différence entre le croire et le savoir.
 
N'hésitez pas a en parler avec vos entraîneurs ils sauront sûrement trouver les mots qui vous rassurerons pour retrouver de la confiance en soi et en somme être content de vous .
 

Par J B
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Samedi 29 décembre 2007
MENTAL ET ACTIVITE
 
Tout en restant installé dans une grande humilité, tout en sachant pertinemment que l'on ne sait rien comparé à ce que nous pourrions savoir, je vais oser énoncer quelques principes découverts, et utilisés, dans la littérature traitant du sujet, mais aussi selon des principes que j'utilise en initiation, sur les pas de tir, en entraînement et en compétition.
Il est très difficile de coacher un archer si on ne le connaît pas véritablement si on n'a pas travaillé avec lui au quotidien pendant des mois, voire des années afin de connaître ses réactions devant la tâche qu'il doit accomplir, son caractère, qui le prédispose à accepter les consignes et les remarques pour en tirer profit techniquement, son approche auprès de ses camarades sur le pas de tir, ses ambitions. Nous avons énoncé dans nos lignes les critères qui, selon nous, basés sur l'expérience, un archer devrait posséder pour avoir la prétention d'accéder au haut niveau.
Malgré tout cela, connaît – on vraiment les archers ou l'archer que l'on doit entraîner et coacher ???? bien sûr que non, alors, il faut que l'entraîneur ait assez de recul et d'expérience pour s'adapter et contourner l'obstacle.
Je reste perplexe devant la réaction des candidats aux diplômes fédéraux qui, maintenant, d'initiateur, vont passer de cette compétence basique, au titre de "entraîneur 1", puis entraîneur 2 pour les anciens entraîneurs de club, tout cela n'est qu'une question de nomenclature mais j'avoue que si cela possède le mérite de faire venir à la formation des nouveaux archers, plus de bénévoles, il y aura ainsi plus d'efficience pour mieux structurer les clubs et faciliter l'intégration des nouveaux venus, diminuer le turn over.
Mais cela est un ensemble décrit dans le texte :
 " une approche psychologique du tir à l'arc". ( cf :Sur ce site )
 
Pour la préparation du diplôme d'entraîneur 1 ou 2 il est établi des pré requis à connaître, basés sur les fondamentaux. Cette partie technique il est vrai doit être maîtrisée par le futur formateur, mais posons une interrogation :?
 
-- en dehors de tracter la corde de l'arc du point de repos de celle-ci jusqu'au contact sous le maxillaire, appliquer les fondamentaux d'une manière plus ou moins académique permettrait de faire plus de dix, qu'un archer motivé, combatif et gagneur, qui aurait son style et sa manière pour être efficace?
 
Autre interrogation ?
-- apprend t-on au futur entraîneur à observer, à être imaginatif pour adapter sa pédagogie au caractère de l'archer? Toute pédagogie a ses lacunes ou ses contradictions. Aussi il est bon de s'observer soi même et se remettre en question afin d'avancer et de faire avancer les élèves apprentis pour le haut niveau.
Les archers n'ont pas tous la même approche ni les mêmes capacités en pratiquant l'activité, cela se constate tous les jours. Alors pourquoi dès le départ s'obstiner à vouloir faire de tous de haut niveaux??après quelques temps d'apprentissage et en général dès l'autonomie acquise un entretien et une évaluation devrait être pratiqués afin d'orienter le nouvel archer suivant les résultats obtenus et discutés.
Il y a assez de possibilités dans l'activité tir à l'arc pour satisfaire même le plus exigeant.
 
J'ai toujours plaisir à citer un texte d'un écrivain inconnu qui disais:
 
Si tu ne sais pas ce qui est important, alors c'est que tout est important, quand tout est important, tu dois tout faire, et, quand tu dois tout faire, tu n'as alors pas le temps de penser à ce qui est réellement important.
 
Les règles communautaires:
Dans le processus d'entraînement il faut distinguer deux cas
1 / le groupe
2 / l'individu 
dans le cas d'un groupe il faut définir les règles de vie, relayées par le leader, qu'il soit nommé ou désigné naturellement par l'ensemble du groupe,. il faut bien sûr ne pas négliger les individualités pour l'élaboration des objectifs déterminés individuellement. S'il s'agit d'une équipe l'objectif de l'équipe auquel on inclut le capitaine.
Pour l'individu, établir un climat de confiance afin d'avoir un feedback précis qui permettra une adhésion complète de l'archer et une facilité d'adaptation du programme d'entraînement dans le cas de modification du programme originel.
Dans tous les cas cela doit renforcer la motivation et l'acceptation sans réserve du ou des archers. Ceci est très important, aussi important que le travail qui doit être entrepris pour faire progresser l'archer. Sans cette dernière notion d'acceptation inutile de penser que le travail que nous allons accomplir sera efficace, personne ne progressera dans cette affaire et l'objectif, car il doit y avoir un objectif !! ne sera pas atteint.
Beaucoup d'archers croient savoir ce qui est bon pour eux mais sont incapables de faire une analyse saine basée sur leur vécu et l'observation des éléments visibles de l'extérieur tels que peut les voir et les analyser l'entraîneur. Si la collaboration est basée sur ce principe mieux vaut abandonner tout de suite, l'avenir n'étant pas du tout assuré. L'observation de la progression de l'archer par lui même, doit confirmer, avec sa vision à courte vue, la stagnation de ses compétences.
 
Utilité du mental
 
Le mental c'est l'état dans lequel on se trouve malgré soi totalement orienté. Physique et mental agissent sur la performance. La maîtrise de la confiance en soi  nous persuade de la réussite dans la ou les tâches qui se présentent à nous..
 
Une sorte de pilotage automatique……
 
Quels sont les conditions pou obtenir cet état ??
La première des conditions c'est la confiance, confiance dans tout ce qui concerne et gravite autour de cette performance à accomplir, soi même évidemment, le matériel, l'entraîneur et ses consignes, mais aussi et surtout NOTRE COMPETENCE. Sans une confiance en soi et connaissant la compétence acquise, travaillée, mesurée, comparée, etc…cette compétence doit agir comme une armure qui vous protège de l'adversité, on entend dans ce cas d'adversité l'archer lui même.
Les compétences qu'il doit atteindre :
Contrôler son activation, sa motivation,
Sa capacité de concentration sur la tâche à effectuer, une grande confiance en soi, une estime de soi (connaissance de ses capacités à performer) donneront à l'archer
Détermination pour réussir, et, être persuadé qu'il en est capable.
Être capable également d'une grande résistance au stress et aux questions internes qui viennent parasiter la concentration sélective, s'apparentant à une angoisse face à la tache à effectuer.
 
Plus l'archer se sent et se connaît compétent plus il s'investit.
 
L'angoisse et les pensées parasites.
 
Le plus difficile pour un archer qui ne maîtrise pas ce que nous disons ci-dessus est de ne pas générer dans son moi interne des questions à connotation négatives dans le style :
<< et si je n'y arrive pas >> ou encore <<où va aller ma flèche si…>> et encore je ne suis pas sûr de faire le score prévu>> etc…
dans ces conditions la performance ne sera pas au rendez-vous. Au lieu de penser cela il est préférable d'essayer et apprendre à ne penser à rien. Il est très difficile de ne penser à rien, alors, il vaut mieux générer des pensées positives telles que :
<<je me sens fort et compétent >>, <<c'est merveilleux après tout ce travail d'être là et de montrer ma compétence>>, <<je suis sûr maintenant de pouvoir gagner, mais même si je ne gagne pas je montrerai de quoi je suis capable!!>>, << mes concurrents n'ont qu' bien se tenir je suis là pour leur montrer ce que je sais faire>> etc….ou alors fixer son attention sur une partie du geste à partir du moment ou on est assuré que sa visée est pertinente.
 
ce que tu veux être tu seras……
si l'archer pense qu'il sera battu il le sera , s'il souhaite gagner mais qu'il pense que ce sera dur et qu'il n'y arrivera pas , il n'y arrivera certainement pas,
les compétitions se gagnent toujours quand on pense je peux , je dois, je fais…
 
cet état de pensées performantes fortes, présente l'avantage de procurer du plaisir et plonge l'archer dans cet état second ou il n'a plus besoin de penser à rien. Il ne peut à ce moment qu'accomplir ce sur quoi il a tant travaillé.
Cela c'est à l'entraîneur d'apprendre à l'archer à gérer ses angoisses par un entraînement aux stratégies mentales.
 
L'entraînement aux stratégies mentales.
 
On peut scinder les stratégies mentales en deux types :
 
1 / les stratégies fondamentales qui comprennent:
            motivation
            engagement
            confiance,
 
2 / le stratégies de performance
            concentration sélective
            résistances aux stress
            génération d'images positives
            génération de pensées positives
            connaissance parfaite de la tâche à accomplir.
 
la différence entre les archers performants et les autres réside dans leur capacité à gérer leurs stratégies mentales qu'ils mettent au service de la performance. Les stratégies mentales ne sont rien sans un grand niveau de motivation, une compétence connue et reconnue et un grand pouvoir de concentration sélective.
 
Qu'est ce que la concentration sélective ?
 
La concentration peu être définie par la capacité a fixer son attention sur un objectif précis. Pour la stratégie de tir, cela se décline en:capacité à fixer son attention sur ce qui est important pour faire un dix…
On entend souvent des ""entraîneurs"" sur les pas de tir, dire à leurs archers
:<< concentres toi>>!!!……..sur quoi l'archer doit-il se concentrer ????
si l'entraîneur et l'archer en ont déjà parlé et travaillé d'un point particulier de la technique, le coach sait que si l'archer l'exécute suivant certaines directives sa motivation et sa confiance seront renforcés. La commande alors, est pertinente et la connivence entre les deux partenaires est parfaite, il n'y a pas alors à préciser ce sur quoi l'archer doit se concentrer.
Par contre si cette précaution n'est pas organisée alors la commande, la consigne est plutôt néfaste à la performance.
 
Le succès c'est obtenir ce que l'on veut
Le bonheur c'est d'avoir voulu ce qu'on obtient…
 
Si l'archer n'est pas persuadé qu'il y a toujours quelque chose à apprendre ou un geste à améliorer, que la technique se travaille à longueur d'année, que cette technique sombre dans un automatisation que doit être contrôlée et maintenue à son plus haut niveau , qu'il peut toujours faire mieux, car le score parfait n'est pas encore atteint, il arrivera un moment ou il ne pourra plus progresser car il ne le voudra plus.
 
Jimmy CONNORS disait un jour :
Le plus important est de ne jamais être négatif sur soi même, bien sûr que l'adversaire est coriace et qu'il m'a même battu la dernière fois, mais aussi que si je ne joue pas bien aujourd'hui, à la minute ou ces pensées arrivent je suis mort. C'est pour cela que je vais à tous mes matches convaincu que je vais gagner et c'est tout.
 
C'est ainsi que les méthodes de stratégies mentales telles que imagerie mentale, dialogue interne, préparation mentale sont utiles pour se recentrer car ils augmentent la capacité d'effort, la détermination et la concentration.
Stratégies pour améliorer la concentration et le contrôle de l'attention.
Il s'agit de simuler dans sa tête une compétition en portant les mêmes vêtements, les mêmes équipements, utilisant les mêmes routines et le même état d'esprit que si c'était une compétition. Sans pour cela tomber dans les croyances.
Veiller pendant cette simulation à une répétition mentale des gestes et des routines qui sont habituellement pratiquées en compétition.
Peu d'archers, à ma connaissance, arrivent sur le pas de tir en entraînement avec l'objectif de mieux se connaître, de mieux savoir et quantifier leur performance. Par exemple un exercice tout simple tirer une flèche sur un spot (rond de préférence) à 18 mètres en se disant intérieurement je dois l'atteindre 3 fois avec trois flèches. Si la flèche touche le spot on mesure intrinsèquement sa motivation et sa concentration. Si une flèche ne touche pas le spot il faut revenir sur son tir et comprendre ce qui a manqué pour la réussite de ce tir. Ainsi l'archer apprend à se connaître et à connaître son mode de fonctionnement pour en déduire sa stratégie de tir et l'appliquer coûte que coûte.
Cet exercice est plus difficile qu'il n'y paraît, car peu d'archers acceptent cette démarche. Il l'acceptent d'autant moins que quoiqu'ils fassent leur attention est fixée sur l'impact des flèches en cible. Pour la plupart rien ne compte plus que le résultat. peu, très peu d'archers, comprennent que c'est de leur travail et de la structure de leur entraînement que le résultat sera à la hauteur de ce qu'ils souhaitent.
Ne jamais perdre de vue ce postulat :
 
L'étude et l'optimisation du geste commandera l'optimisation de la performance.  
 
Apprend t-on à un archer à faire ce genre de travail sur sa prestation? je ne le pense pas. Par contre la position du bassin, le troisième doigt sur la corde etc… il est à mon avis pas nécessaire au stade de l'apprentissage de ne faire que cela alors qu'au fil du temps et pour atteindre la vrai performance l'archer sera obligé d'améliorer son geste pour s'approcher du geste parfait.
La différence? me direz vous, et bien elle réside dans l'attrait de l'archer pour l'activité dès sa première approche sans lui faire subir des contraintes, lui faire aimer le tir à l'arc sera la garantie d'une vie d'archer pérenne et couronnée de lauriers. 

compléments stratégiques au s undefined ervice de la performance
 
Ces compléments ont été décris en détail dans le livre :
Mental et entraînement des archers 
2éme édition disponible aux éditions émotion primitive :
 
il s'agit de l'imagerie mentale qui génère des images positives et prédispose la musculature à l'action envisagée. l'archer se voit de l'intérieur.
L'imagerie mentale devrait être pratiquée sur des malades ou des blessés sur leur lit de douleur afin de créer en leur esprit une source essentielle de motivation en situation délicate quand le moral est au plus bas.
La relaxation qui permet d'augmenter le pouvoir de concentration sur ce qui est utile à observer pour atteindre la performance.
 
Et maintenant??
 
Maintenant nous avons fait un inventaire des outils et des situations qui se présentent dans l'accomplissement d'une tâche sportive mais aussi qui peut s'appliquer aux différentes situations dans l'exercice de son métier, dans la solution des problèmes familiaux , et autres.
 
Par contre notre volonté exprimée entre les lignes de ce texte est de créer une méthode d'initiation et d'entraînement au tir à l'arc qui soit apparentée, outre sa spécificité, aux vertus que véhicule la spécialité renforcée par une mentalité et une finesse d'esprit que l'on retrouve dans les arts martiaux.
À suivre donc……
 

Par J B
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Dimanche 21 octobre 2007
 
      LE TEMPS DU VISEUR. terrain-027.jpg
 
 et si on parlait viseur ?? 
 
Dans l'absolu un archer qui tire sans viseur en prenant sa référence de visée avec la pointe de la flèche, à courtes distances, il exécute un geste compris et maîtrisé il est aussi bon en performance qu'un archer moyen tirant avec viseur.
Cela se voit souvent dans les compétitions de tir campagne ou même depuis peu en compétition salle ou une catégorie tir sans viseur est créée.
 
Pourtant le viseur apporte un plus dans la performance, par le fait que les contacts qui régissent la position de la flèche sur l'arc sont plus conformes à la biomécanique du tir à l'arc, position de la main de corde sous le menton, ( ligne synergique) contact supplémentaire de la corde sur le bout du nez, ligne de visée plus franche et mieux définie entre l'œil, le viseur (œilleton) et la cible.
Une particularité demande à être approfondie et expliquée. La prise de corde à deux ou trois doigts ? nous ne nous prononcerons pas en faveur de l'une ou l'autre façon pour la bonne raison qu’après maintes constatations et observations sur des archers nouveaux et mêmes devenus autonomes certains tirent naturellement avec trois doigts alors que d'autres pas.
Pour avoir essayé de faire modifier cette prise de corde et demandé de passer de deux à trois doigts, pour la plupart la réponse était : je n'y arrive pas……..ou, cela m'est impossible, jusqu'à, j'ai bien essayé mais à force, j'ai mal au poignet et dans l'avant bras.
Mais aussi :<< depuis que j’utilise mon troisième doigt j’ai moins mal à l’avant bras>>
      << moins mal à l’épaule, je supporte mieux le poids de l’arc en pleine traction>>
Notre sentiment a été alors que tous les tireurs n'avaient pas la même morphologie ou la même souplesse dans la façon d'exécuter ce geste. Cela se voit tous les jours, par exemple les jeunes filles qui viennent s'essayer au tir à l'arc, qui sont issues de cours de danse classique ont une souplesse gestuelle différente des autres leur stature spatiale et leur analyse de l'environnement leur confère d'emblée la bonne position. De plus elles acceptent les consignes plus facilement et s'y plient beaucoup plus volontiers que les autres. Il en est de même pour celles et ceux qui font de l'athlétisme.
Il y a même des archers qui ont abandonné le tir avec un arc recurve et qui tirent maintenant avec un compound pour ne plus avoir de choix à faire.
Dans la foulée, après réflexion nous avons conclu que nos archers en perfectionnement ou en initiation devaient apprendre à tirer sans contraintes, que la performance était fonction du plaisir que l'individu prend à pratiquer l'activité.
Donc deux ou trois doigts, nous laissons l'archer libre du choix inné, tout autant que cela ne le gêne pas dans la réalisation de sa performance du moment, et aussi, du plaisir qu'il en retire.
Quand on regarde un archer expérimenté tirer une flèche, on pense que ce geste fait d'harmonie et de souplesse est très simple à exécuter. Cela n'est qu'une apparence car il faut un vrai vécu pour en arriver à une maîtrise certaine de l'arme et du fonctionnement intrinsèque de l'individu. Ce qui se vérifie dans le temps.
En effet il nous est arrivé d'entraîner un archer jusqu'à le faire évoluer autour d'un niveau national, pendant la période d'entraînement sa gestuelle était correcte, ses résultats en évolution, réguliers. Les vicissitudes de la vie estudiantine l'ont obligé de changer de région. En le retrouvant deux années après sur les pas de tir nous avons constaté la dégradation de sa stature spatiale, sa fin de geste surtout et son score stagnant. Certes il avait continué l'activité mais sans plus de conseils, de méthode, d'analyses, simplement en tirant des flèches pour ""s'entraîner"" sans aucune programmation ni structuration, il s'est créé une nouvelle stratégie de tir qui lui permet quand même de maintenir un certain niveau mais plafonné. Telle que, toute évolution devient alors longue et difficile.
Mais en fait cet archer a t-il vraiment envie de continuer à progresser maintenant?? 
 
Ne sommes nous pas nous, entraîneurs et professionnels déformés par cette constante envie d'atteindre le score parfait ?????
 
Quelquefois il serait plus sage de simplement favoriser la motivation intrinsèque visible de l'individu plutôt que d'essayer de vouloir changer sa vision de l'activité voire sa motivation au risque d' abandonner parce que ce n'était pas son objectif.
Mais est ce bien pour notre satisfaction?? ou celle de l'archer ????
 
Nous n'entrerons pas dans la description détaillée du viseur ni de son fonctionnement, ni même dans la manière de tirer une flèche en visant par son intermédiaire, dans cette étude nous élaborerons des fiches de séance qui seront plus parlantes.
C'est plutôt l'aspect mental qui doit nous intéresser plus spécifiquement.
 
    Utilisation du viseur /
              technique de tir avec viseur.
 
Parlons quand même de la façon de tirer en s'aidant du viseur, tout ce qui précède reste valable sauf que la position de la main de corde sur le visage change.
L'archer doit tracter la corde dans un mouvement vers l'arrière comme auparavant mais la corde enserrée dans la palette vient au contact du visage sous le menton de façon qu’elle se place sur le bout du nez et entre ce point et le dessous du menton elle passe à peu près sur la commissure des lèvres. 
 
 Le contact sous le maxillaire inférieur doit être franc et solide, car il en va de la stabilité spatiale de l'archer et de la réalisation de sa stratégie de tir.
C'est aussi pour cela que pendant les premières séances d'apprentissage il est important de "forcer" l'archer ( en lui faisant comprendre biens sûr) de placer impérativement la première phalange de son index, à la commissure des lèvres par un bon contact avec celle ci.
 
 
C'est à partir de cette position que l'archer doit affiner sa visée à travers l'œilleton du viseur ""coller"" celui ci dans le centre de la cible et surtout avoir la capacité physique de l'y maintenir au moins 5 secondes sans bouger
 
Il est difficile pour un adolescent et parfois même pour un adulte d'utiliser efficacement son viseur.
Le principe de la correction de la balistique, n'est pas quelque chose de flagrant.
Il faut user de patience et d'imagination pour arriver à faire comprendre à quel moment on doit régler, dans quel sens, de combien de graduations, etc….
Même en multipliant les séances de proportions viseur l'archer débutant ne pense qu'à mettre ses flèches au centre.
D'autant que tant que le geste n'est pas répétitif et fiable 
 
bien régler le viseur est une utopie.
La meilleure méthode est de régler sur une zone de réussite, faire accepter au jeune archer cette surface de cible ou doivent aller ses flèches. Ensuite régler constamment en conséquence jusqu'à ce que celui-ci prenne conscience mais aussi confiance dans la réalisation de son tir. ( voir à ce sujet la fiche de séance de réglage du viseur suivant la méthode MC2)
Nous avons fait l'expérience suivante ;
Partant d'une hypothèse que le rendement et la réaction mécanique d'un arc diffère entre deux ou plusieurs archers.
Nous avons pris 3 archers de même compétence, de même morphologie, et un arc classique. Un des archers fait deux volées d'essai et règle le viseur suivant la méthode classique. Ensuite Chaque archer tire 3 flèches en continuité absolue sans aucun arrêt on constate alors que le groupement est différent pour chaque archer ce qui nous permet de conclure que notre hypothèse devrait être bonne.
Considérons là comme telle.
Nous avons alors mis sur pied une séance de réglage de viseur adaptée à notre méthode.
On apprécie facilement la compréhension du réglage du viseur par l'archer quand on lui dérègle volontairement le viseur et qu'on observe la facilité ou la difficulté qu'il a à remettre les choses en ordre.
L'archer saura qu'il a affiné sa visée avec les critères de qualité maxima quand au fil des secondes la cible deviendra floue et le viseur net.
 
Cet instant s'appelle l'instant "T" c'est le moment le plus important celui où l'archer doit coordonner sa visée et son mouvement de libération de la flèche.
 
Il libère sa flèche tout simplement en ouvrant ses doigts sans à coups en libérant la pression de ses fléchisseurs de doigts, pour que la corde puisse s'échapper et ainsi expédier vers l'arrière sa main de corde dans un geste naturel tout en maintenant le contact le long de la joue. Sa fin de geste se stabilise derrière l'oreille.
 
L'archer doit maintenir son regard sur la cible ( non pas sur la flèche) jusqu'à ce qu’il entende le bruit de l’impact.
 
L'archer doit maîtriser sa stature spatiale, observer les conseils de son moniteur sur les fondamentaux et cultiver tout ce qui pourrait lui donner confiance en soi.
 
 Libérer sa flèche !!
 
instant crucial ou le doute prend le pas sur l'action 
c'est au moment de libérer la corde que l’archer peut se trouver dans deux situations
 
1 / il est compétent dans sa tête, dans son comportement, dans son matériel, dans la maîtrise physique de son arc, il a confiance en lui, son tir ne peut que le conforter dans cette confiance et son score sera vraisemblablement satisfaisant et conforme à ce que l'on attend de lui.
 
2 / il se pose des questions, il n'a pas confiance en lui, ou alors il connaît ses défauts et il compense de lui même mais avec le doute permanent de non réussite.
             Un exemple s'impose :
 
             Nous avons tous vu un archer qui tirait trop vite qui ne prenait pas le temps de viser, sa main de corde sitôt arrivée au menton la flèche était libérée 
 
Solution :après avoir questionné le jeune archer et procédé par recoupement des réponses on s'aperçoit que celui-ci, d'une part veut faire mieux que ce qu'il sait faire, mais aussi que son arc est sûrement trop puissant et qu'il n'a pas la capacité physique suffisante pour lui faire maintenir l'œilleton pendant quelques secondes, afin d'ajuster sa visée.
 
Il existe aussi le cas inverse de l'archer qui peut tenir le viseur dans le centre de la cible et qui reste figé sans pouvoir lâcher sa corde.
Pour cet individu c'est le doute qui le paralyse (voir le chapitre sur le gel prochain paragraphe) et qui fatalement lui fera faire une mauvaise flèche car il lâchera en dehors de la coordination maximale exigée pour le tir de sa flèche son cerveau étant "ailleurs" perdu dans ses doutes.
 
Personnellement, je constate que dans certains cas, je suis capable de savoir que ma flèche sera dedans avant d'armer mon arc. Ma question est: comment systématiser pour chaque flèche et peut-on travailler pour que cet état d'esprit soit constant pendant une demi-journée par exemple ? (question posée par un archer pris par le "gel": voir le paragraphe )
Il doit apprendre à ne pas éviter les problèmes car l'évitement apporte une diminution de la confiance et de l'estime de soi. C'est s'avouer vaincu avant même de commencer ou de mener le combat, ainsi enclencher le cercle vicieux .
 
La meilleure façon de perdre c'est d'abandonner avant d'avoir réussi
 
Chaque flèche est une expérience nouvelle. Cette expérience doit être assez difficile pour constituer un risque d'échec sans être suffisante pour nous paralyser.
L'archer doit répondre aux questions suivantes, posées par le moniteur
 
Par J B
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Dimanche 14 octobre 2007
Quand je dis : tu places ton viseur dans le jaune environ 5 à 10 cm avant l’instant « T » c’est un ordre de grandeur. 
Certains prennent en compte leur viseur plus tôt, mais cela demande une grande capacité physique pour le maintenir sans bouger.,plus tôt et même le plus tard possible est encore le plus efficace.


andorre-gem-060.jpg

D’autres c’est lors du passage au visage (ex : coréens) qu’ils coordonnent le maintient de la visée dans le jaune et la traction. 

Actuellement la technique serai de se centrer uniquement sur la qualité de son mouvement : régularité du mouvement à la fois en trajectoire et vitesse, le viseur se plaçant automatiquement dans le jaune lorsque que ces paramètres sont mis en place de manière très précise et automatisé. 80% d’attention sur le mouvement, 20% sur la visée le placement du viseur au jaune vérifie la qualité du mouvement mis en place c’est un gros travail à faire sur la précision de sa stratégie de tir. Et cela demande beaucoup d’entraînement, il faut tirer au minimum 1500 flèches par semaine pour y arriver.

On voit de plus en plus d’archers de haut niveau avec des oeilletons sans grain d’orge et généralement assez gros prenant en compte toute la cible C’est une manière de se décentrer du résultat et de se centrer sur la qualité du mouvement.

Trop d’archers sont centrés sur la visée, la conséquence, pour la plupart, ils sont champions du monde de l’entraînement mais en compétition il n’y a plus personne.

Dans tous les cas il faut beaucoup s’entraîner pour bien maîtriser sa coordination visuo-motrice au minimum 500 tubes par semaine par 120 140 flèches par entraînement avec une attention particulière sur la qualité, pas de flèche tirées pour tirer, sans préparation et sans objctif de précision….
Par J B
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Dimanche 7 octobre 2007
       DSCN0511.JPG     L'APPRENTISSAGE
 
    Approchons la première séance :
 
Il s'agit de faire fonctionner avec une osmose la plus parfaite possible le couple arc / archer
D'une manière générale avec un arc d'initiation correspondant à la morphologie de l'archer et à sa latéralité gestuelle et, ou, visuelle, nous lui indiquons comment se positionner (stature spatiale) Il est important de donner à l'archer la notion d'orientation par rapport à la cible. Comment placer ses doigts sur la corde de manière à ce que la flèche soit devant l'œil, on profite pour expliquer que la référence de visée est toujours la pointe de la flèche, en visée flèche ou en visée pointe lorsque l'élève abordera la notion de distance.
La référence du contact arrière se trouve au bout de l'index placé à la commissure des lèvres.
Cette particularité est très importante pour ne pas dire primordiale. Combien de fois un initiateur ou un entraîneur voire un BE ont lutté contre cette manie qu'ont les archers d'avoir peur d'approcher la corde de leur visage? Tous ont cette réaction, pour différentes raisons d'ailleurs, selon les hommes ou les filles, la plupart pour ne pas dire tous. Or, il est important que l'archer en connaisse la raison. Sur un plan général nous devons toujours donner une explication aux consignes que nous donnons, l'archer a aussi un cerveau, un pouvoir de réflexion, une intelligence il doit s'en servir.
Revenons au contact à la commissure des lèvres avec le bout de l'index. Nous devons être très vigilants et intransigeants sur la bonne réalisation de la solidité du contact arrière, si ce premier automatisme est acquit nous avons déjà fait un grand pas vers une gestuelle efficace,
Ne pas lâcher prise tant que cela n'est pas au top. cette rigueur va nous faire gagner de longues séances de rattrapage lorsque nous serons au moment d'introduire le viseur.
 
La première séance
Placer l'arche près du paillon d'entraînement (5 mètres environ) afin de ne pas teinter son émotivité et favoriser sa confiance nous lui faisons tirer sa première flèche,          dans la paille……
Cela devrait être pour lui un soulagement, une "autre" expérience. C'est autour de cette première flèche que beaucoup de choses se passent, que le formateur doit faire apparaître il doit anticiper grâce à son expérience les questions de l'archer le mettre à son aise et lui faire tirer les autres flèches. Il faut accompagner le nouveau comme un bébé à qui on apprend à se mettre debout.
Il faut qu'il comprenne qu'il y a beaucoup de choses à apprendre pour être autonome et se faire plaisir en définitive, nous avons déjà dit maintes fois que plus un archer se sent compétent plus il s'investit.
Si l'archer a aimé cette première séance il y a de fortes chances pour qu'il devienne un archer assidu qu'il progresse à un rythme normal et intègre le club définitivement.
On a souvent dit que l'archer venait au tir à l'arc pour tirer des flèches, certes, mais aussi pour se faire plaisir, avoir des sensations. Rien n'empêche de tirer pour le nouveau venu, pendant que le formateur argumente, corrige, fait ressentir, intéresse et accapare le nouvel archer.
On constate pendant la première séance d'apprentissage ou on fait tirer les nouveaux archers sur une cible placée coté verso blanc que malgré tout ils cherchent à atteindre le centre et que même mieux ils devinent les contours du jaune et se réjouissent quand ils l'atteignent. Il y a là deux remarques à faire.
1 / l'archer se croit à la fête du patronage sur un stand de jet de pelotes pour détruire un tas de boites de conserves , c'est avant tout le plaisir du jeu la partie ludique de son apprentissage.
2 / il s'organise pour créer un système de visée avec les rudiments de conseils qu'il a entendu mais pas intégrés.
Pour cela posons nous la question de l'opportunité de mettre une cible (même du côté non imprimé) ou pas.
Pour ma part je ne met pas de cible du tout
 
   Réflexions.
Pourquoi une première séance d'apprentissage dans une rubrique entraînement??
Tout simplement parce que cette première séance doit initier le jeune archer à découvrir et estimer tout ce que son avenir sportif va lui réserver, sur le plan technique mais aussi sur le plan mental. Il est préférable de lui faire découvrir tôt les enseignements et les vertus du tir à l'arc.
 
Nous avons dit plus haut que la première séance se répétait tout au long de la vie de l'archer tout au moins tant qu'il n'est pas devenu autonome et expérimenté.
Une explication semble s'imposer :
En effet pendant la première séance d'initiation l'archer découvre le tir d'une flèche suivant la méthode décrite plus haut , en fait il commence son apprentissage.
Un peu plus tard, nous l'analyserons après, l'archer va découvrir une autre méthode pour atteindre la cible placée plus loin. À ce moment il va effectuer une autre première séance avec un objectif différent et ce sera pour lui une autre découverte.
Lorsqu'il sera un peu plus compétent il va un jour être confronté à un tir à 70 mètres, nous avons tout lieu de penser que ce sera dans sa tête les mêmes sensations et les mêmes interrogations que lors de sa première séance à 5 mètres.
Nous avons après cette analyse la possibilité d'annoncer que chaque fois que l'archer est amené à découvrir une différence ou de faire face à une nouvelle modification, ce doit être comme la première séance d'apprentissage. Ne sommes nous pas en apprentissage tout au long de notre vie.
Si l'on a pris soin, au cours de l'entretien préalable qui s'est déroulé lors de l'inscription, d'avertir l'impétrant de la méthode qui lui sera proposée alors ce qui va suivre prend tout son sens.
Une fois que l'on a décrit au nouvel archer comment utiliser à 5 mètres l'arc et les flèches qui lui ont été confiées, et lui avoir expliqué toutes les règles de sécurité, il faut le convaincre que toutes les consignes doivent être exécutées à la perfection et respectées à la lettre.
C'est à partir de ce moment là, au vu de l'observation portée aux conseils, que le moniteur ou le formateur commence à connaître psychologiquement son élève.
Le respect des consignes, dénote déjà l'intérêt porté à l'activité et au plaisir qu'il en retire, en second lieu, l'acceptation de la hiérarchie technique et des conseils, troisièmement, la patience et la volonté d'aller jusqu'au bout. de la tâche. La volonté peut être de construire quelque chose ???
Les gens ont tendance à entendre ce qu'ils veulent entendre, à penser ce qu'ils veulent penser, à comprendre ce qu'ils veulent comprendre. Ils lisent dans le cadre de leur expérience vécue. Il faut écouter le nouvel arrivant, c'est lui qu'il faut comprendre.
 Pour cela il faut que le moniteur soit formé à la communication en dehors de ses propres filtres. Il doit remiser provisoirement ses jugements personnels qu'il utilisera, peut être plus tard pour convaincre. C’est un fait, on a bien conscience de connaître une personne, en réalité on ne le connaît que sur la facette du moment présent. certes on peut prévoir suivant son caractère quelle sera sa réaction devant telle ou telle situation, mais penons l’exemple d’une compétition avec du vent, suivant le type de vent, rafales, puissance ou niveau, voire autres caractéristiques, la stratégie adoptée ne sera pas la même. Il faut donc avoir dans la panoplie du tireur plusieurs stratégies pour modifier le comportement face a cet adversaire imprévu.
L’archer doit en être conscient et surtout convaincu. Sans cela il perdra sa compétition, surtout s’il s’agit de finales, la place reviendra au plus expérimenté où au mieux entraîné ce qui confortera la cohésion avec son entraîneur.
Toutes les remarques que peut se faire le moniteur il doit les consigner sur une fiche qui retracera le suivi technique de l'archer.
Il est nécessaire que l'archer exécute à la lettre et à la perfection toutes les consignes que lui a données le formateur
On voit trop sur les pas de tir des archers faire n'importe quoi de n'importe quelle façon, se désoler de ne pas réussir puis au bout de quelques séances ne plus revenir au club, faute de conseils, de prise en charge des difficultés.
Pour cette première séance, qui en fait durera quelques cours, l'archer devra ressentir que l'on s'occupe de lui et que l'apprentissage doit être correctement effectué pour que la gestuelle soit comprise et automatisée.
Par exemple mettre le bout de l'index à la commissure des lèvres, gestuelle tout a fait simple si on n'a pas d'arc en mains, mais extrêmement complexe sitôt que l'on tire sur la corde.
Et bien il faut dédramatiser le mouvement dans la réflexion de l'archer et lui expliquer que c'est surtout à cause de la flèche qui se trouve sur l'arc car l'archer à partir du moment ou il tire sur la corde il n'a de cesse que de savoir ou elle va aller. Son cerveau limbique bloque le système. si on ne prend pas la précaution de lui expliquer et lui faire exécuter facilement, lors de la première séance au viseur (CQFD)
comment fera t-il pour se positionner sous le menton ? recommenceront alors les difficultés???……..
un principe que l'on observe jamais c'est de ne pas passer à autre chose tant que la technique donnée en consigne n'est pas totalement maîtrisée.
On voit trop souvent des nouveaux archers aborder le tir avec viseur alors que la visée flèche qui donne la position de base et l'orientation n'est pas du tout maîtrisée.
 
    les consignes :
 
L'attitude :
Les pieds ancrés au sol, la tête haute et droite, dire à l'archer de ressembler à un arbre les pieds ancrés au sol et la tête vers le ciel!!!
La colonne vertébrale est droite, verticale, les épaules basses, le bassin stabilisé répartissant le poids uniformément sur les deux pieds.
Pratiquer la respiration ventrale qui fait circuler l'énergie, tirer sur la corde sur une expiration.
Chercher la fluidité du geste sans précipitation. sans tremblement et sans heurts c'est à partir de ce moment que commence l'éducation du mental de l'archer, se concentrer sur les consignes va permettre plus tard de se décentrer du résultat.
 
Les archers qui tremblent en tirant sur la corde ont :
Soit peur , soit l'arc est trop puissant , pour dédramatiser faire tirer sur la corde ( sans lâcher) sans flèche
l'archer dès les premières séances doit faire corps avec son arc ne plus en avoir peur, le maîtriser ainsi que sa gestuelle pour que nous passions à la deuxième séance.
La relaxation, également, est très importante, apprendre à l'archer a être détendu la pensée attentive sur ce qui est important pour son tir, ne pas la laisser vagabonder en dehors de ses gestes. L'archer doit être en harmonie avec son esprit, son matériel et son action. Il doit chasser ses pensées parasites. Le rôle du moniteur est de lui apprendre a rester humble devant la réalisation de son tir, et lui dire que :
Un jour viendra où………….
L'archer doit être stable sur son bassin ses jambes ses pieds le poids du corps bien réparti sur ses deux pieds, les archers débutants ont tendance a porter le poids de leur corps sur le pied avant ce qui crée un décalage du bassin .
L'archer débutant doit prendre l'habitude de prolonger son regard sur la cible pendant le vol de la flèche ce qui lui permet de ne pas bouger jusqu'a l'impact.
 
Faire tirer en binôme car, tirer sous le regard d'autrui donne de l'humilité et de la confiance.
Remercier son coéquipier ( même intérieurement) d'être meilleur que soi permet de progresser intérieurement.
 
Tout archer devrait être sans cesse à la recherche d'un état de grâce
 
Si cette méthode et ses consignes sont énoncées petit à petit lors de conseils ou de repositionnement spatial de l'archer soit pour donner une explication sur un impact ou un geste mal réalisé, soit pour apprendre à maîtriser son geste ou son matériel l'archer sera alors conscient de ses lacunes, cela lui permettra de progresser en conscience.
Ne pas chercher à faire un champion régional d'un débutant ne pas lui parler de compétition à un stade ou il éprouve de réelles difficultés à mettre une flèche dans une cible correctement à 5 mètres.
 
Voici une question qui m'a été posée , qui reflète totalement les propos ci dessus.
 
:<< . Enfin, en arrivant sur les dernières cibles, il me prend toujours la peur d'en rater une. le tout fait que je modifie ma position, cherchant à la rendre meilleure mais c'est tout le contraire qui arrive car comme je tire en instinctif, tous mes repères changent sans que je m'en rende compte et mes flèches ne vont plus la ou elles devraient aller. >>
 
illustration grandeur nature et prise sur le vif, qui prouve que le stress, car il s'agit de lui, s'alimente sur des idées parasites qui sont issues de la non confiance en soi. Mais sur des idées autres que celles que pourraient donner la vraie compétence de l'archer. L'archer veut se surpasser mais il sait dans son for intérieur qu'il n'a pas la compétence voulue alors il alimente une spirale négative qui le prive un peu plus de moyens.
Il est très difficile de tirer en parfaite décontraction de pensées, mais là aussi un apprentissage s'avère utile.
 
Ainsi lorsque l'élève aura acquit une certaine maîtrise de son tir en visée flèche, il faudra l'initier à la balistique. Afin qu'il comprenne plus aisément, nous le faisons reculer de deux en deux pas et à chaque fois l'archer lâche une flèche sans rien changer à la technique de la première séance (à faire avec un arc de faible puissance ou alors reculer de 5 en 5 mètres). Le constat que devra faire le tireur sera que ses flèches se repartissent sur un ligne verticale, la plus basse étant la dernière tirée. Le moniteur aura là toute matière à expliquer à l'archer que sa flèche étant sur une sorte de rampe de lancement d'une fusée, par exemple, doit en modifier l'inclinaison, afin que la trajectoire suivie par la flèche, se retrouve sur le même impact quelque soit la distance de tir.
Peut être pourrions nous, au risque d'y revenir plus tard et souvent dans la vie sportive de l'archer, lui indiquer que cette nouvelle difficulté, lui donne la possibilité de prendre conscience à la solution pour la surmonter. De se donner la possibilité de l'apprivoiser et de finalement en faire une alliée.
 
Son action sera organisée suivant quatre facettes.
 
1 / faire face et prendre conscience, de mesurer le fait nouveau dans toute son amplitude.
 
2 / chercher les moyens de surmonter la difficulté en y opposant les moyens dont il dispose et les rendre encore plus efficaces.
 
3 / rechercher la confiance en soi et l'estime de soi dans un sentiment de sécurité intérieure, parce que nous sommes capables de maîtriser notre savoir faire face à la tâche alors que nous sommes conscients de notre compétence.
 
4 / l'archer doit comprendre aussi que même si il est dans une situation inconnue génératrice de stress, il peut ainsi apprivoiser la difficulté.
Bien entendu pour cela il aura besoin d'un moniteur - entraîneur qui le lui fera ressentir et le guidera pour que son mental l'aide à mieux réfléchir et a surmonter ses doutes.
Ceci démontre également que plus l'archer est compétent plus il s'investit
 
Tu as le pouvoir de rire et aussi celui de pleurer.
Tu as le pouvoir de dire le fond de ta pensée
Tu as le pouvoir de changer ta propre destinée.
 
Mais tu n'as pas le pouvoir de revivre ton passé
Ni celui de prévoir tout ce qui va t'arriver.
 
Avance pas à pas vers un monde que tu choisiras avec tes rêves,
Tes désirs et tes réalités,
En sachant que ton corps peut te limiter.
 
Mais n'oublie pas que plus tu avanceras,
Plus tu t'émerveilleras, et plus tu grandiras.
Alors cesse d'avancer en regardant derrière toi et fais rejaillir avec intensité, toutes les qualités de ton Moi.
Accepte en toute honnêteté que tu es un être imparfait.
 
Ce qui s'appelle être humble………
  divers--06-10-2007-10-12-27.jpg
   Tirer sa flèche….. un peu plus loin……..
 
Lorsqu'on regarde un archer débutant, jeune ou adulte, on s'aperçoit que ce qui lui importe le plus c'est de savoir ou se trouve sa flèche en cible. Ceci dénote son inexpérience parce qu'il n'est pas sûr de ce qu'il fait. Il doute. La solution ne viendra pas seule mais si déjà lors des premières séances décrites plus haut on inculquait au nouveau venu au tir à l'arc des consignes strictes qu'il les comprenne qu'il les applique parce qu'elles sont presque automatisées, le problème de cette décentration serait plus facile à résoudre.
 
 La décentration est le deuxième élément le plus important dans le tir d'une flèche, en effet si l'archer regarde où est allée sa flèche c'est qu'obligatoirement avant ou pendant son tir il s'est posé la question. Or c'est justement cela qu'il faut combattre avec vigueur et obliger l'archer à tirer sa flèche avec ses compétences et la réussite qu'il doit en attendre non pas du fait du hasard.!!!!
 
C'est en cela que réside une des grandes vertus du tir à l'arc tirer en complète décontraction et relaxation, avec en accompagnement une parfaite maîtrise de ses pensées, dans le sens de l'efficacité, (pensées positives)
 
En kuydo par exemple lorsqu'on regarde tirer un archer il est complètement décentré de l'impact de sa flèche pour la bonne raison que le RITE qui lui est imposé le captive tellement et parce qu'en fait pour lui c'est le plus important, que l'endroit ou se trouve l'impact de la flèche ne peut être que la conséquence de l'efficacité de son tir.
 
Si nous prenons exemple sur cette méthode, ce qui est possible, nous avancerions plus rapidement.
 
Il faut donc être plus imaginatif et imposer à l'archer une pensée, un geste, aune attitude tellement "obligataire" qu'il en arrive a ne plus penser que c'est pour le tir de sa flèche.
 
Il faut aussi apprendre à l'archer que sa visée est toujours instinctive et donc il vaut mieux s'occuper de son comportement et de son action de tirer sur la corde, puis de lâcher, que de penser au futur sur lequel nous n'avons pas d'action.
à cela une réflexion devrait nous indiquer qu'une visée est sans conteste instinctive et que, si l'on ne veut pas troubler le nouveau venu avec des pensées parasites il faut surtout ne pas lui dire de viser mais lui indiquer comment s'orienter le mieux possible en s'aidant soit de la position de la flèche l'arc bandé, et sa stature spatiale.
Le formateur devrait avoir à l'esprit que la visée est instinctive et que, au fur et à mesure que l'expertise de l'archer s'affine sa visée devient de plus en plus pertinente.
 
Dans la recherche de performance plus tard nous nous appesantirons sur la visée.
 
Quelques principes entendus ici ou là:
 
- "Si tu n'es pas clair dans ta tête, au moment ou tu vas te retrouver tout seul devant ta cible avec ton arc, tu auras du mal à la mettre dedans".

- "Regardez votre attitude: vous avez perdu avant de tirer votre volée..." (entraîneur étranger regardant des archers se dirigeant vers un pas de tir en IDF - concours local):
- "Tu alimentes ta stratégie d'échec ?" (remarque d'un débutant, fin psychologue...)

- Personnellement, je constate que dans certains cas, je suis capable de savoir que ma flèche sera dedans avant de d'armer mon arc. Ma question est: comment systématiser pour chaque flèche et peut-on travailler pour que cet état d'esprit soit constant pendant une demi-journée par exemple ?
 
Plus l'archer se sent compétent plus il s'engage et s'investit, il faut entretenir cette attitude mentale, et ne jamais mettre le nouvel archer en situation d'échec, car là nous tombons dans le processus inverse.
Il faut aussi déterminer constamment avec celui-ci sa stratégie de tir
concernant la stratégie de tir, elle permet de porter son attention sur un élément de l'action de tirer ( en principe on porte son attention sur l'élément dont on voudrait avoir la maîtrise complète ou là où nous nous sentons plus fragiles). c'est peut être aussi ce qu'il faut déterminer chez chacun et qui permettra d'avancer.
Cette stratégie de tir évoluera au fur et à mesure de l'augmentation des compétences de l'archer car il portera certainement son attention sur des éléments différents au fur et à mesure de l'avancement de ses connaissances.
mais le conseil que je donnerai est de tirer en parfaite décontraction, musculaire, tendineuse et de pensées ( surtout négatives ) du genre ne pas....ou....est ce que ?.....etc...
 
  • Au japon, pour décrire l'évolution d'un pratiquant (quelque soit son art), on   dit: Shin, Gi, Taï
    Taï: le corps, c’est à dire développer la musculature, la souplesse, l’équilibre, renforcer les tendons et ligaments...
    Gi: la technique, c'est à dire travailler intensément et régulièrement le ou les gestes technique, les perfectionner, les automatiser au point de ne plus avoir à y penser (cerveau cortical/intellect)
    Shin: l'esprit, terme générique incluant l'énergie, les états de conscience, la perception du monde et de sa place dans le monde.


  • Dans la pratique du sabre, on parle de Ki, Ken, Taï: l'union du corps (Taï), du sabre (Ken) et de l’énergie (Ki)

    Le problème, évidemment, c'est la gestion des paramètres.
 
Il s'agit en conséquence, pour l'archer, d'améliorer ses habiletés mentales pour favoriser l'apprentissage et la progression. Il doit apprendre à se positionner sereinement face aux événements, dans une attitude d'affirmation de soi et de confiance. Mieux se connaître, physiquement et psychiquement.
Il doit aussi maîtriser les méthodes de relaxation pour récupérer plus vite et plus efficacement. S'intéresser, par exemple, au training autogène de Schultz ou la relaxation Ericksonienne etc….
 
Comme nous le voyons, à l'inverse de ce qui se fait, la première séance d'apprentissage est "la" séance la plus importante pour la carrière de l'archer qui veut faire du tir à l'arc un sport et non un loisir, auquel cas les séances de découverte telles qu'elles sont pratiquées actuellement conviennent tout a fait. La nécessité d'un dialogue / entretien au début du contact avec l'individu prend ici toute son importance.
Rien ne présage encore à ce stade si l'archer ira vers la compétition ou pas.
nous en sommes encore au tir sans viseur et, avant de passer au stade supérieur qui nous mènera vers la recherche de performance, le moniteur doit s'assurer que
l'archer a bien saisi toutes les consignes qui lui sont données, qu'il les applique d'une manière automatique, le plus parfaitement possible.
 
À ce stade il doit avoir déjà un peu plus confiance en lui et son plaisir de tirer doit être visible. Le contentement d'un archer se mesure au nombre de flèches qu'il tire à l'entraînement, en effet l'archer a, lors de l'entraînement , s'il n'est pas ou moyennement motivé, la possibilité de faire "autre chose", bavarder, aller vers les autres etc… par contre l'archer motivé tire un maximum de flèches pose des questions à son entraîneur, s'inquiète de son attitude ou de sa performance, pose des questions sur le matériel etc… en somme l'archer motivé travaille, l'archer loisir vient passer un bon moment avec les amis.
 
  • <<L'entraînement c'est des étapes successives de conseils, d'applications de stratégie et ensuite on parle d'analyse et de suivi...
  • alors, tout archer qui se pose la question avec son boss des pas de tir est capable de déterminer les plus et les moins et c'est comme ça qu'on a travaillé dans le (……..) et on est une bande pas mécontente même si on est pas devenu des athlètes de Haut Niveau...
  • oui mais……….. l'objectif était-il vraiment là ????
ce qui prouve (en décodant) que vraisemblablement le formateur a bien tenté de structurer un entraînement mais que finalement la motivation était…. Ailleurs.
Le résultat aussi!!!!!!!
 
(Propos relevés sur un forum, qui illustre tout simplement notre discours du début, l'archer nouveau vient – il faire du "sport" ou du loisir??)
 
Il est important de connaître les motivations de celui qui se présente devant l'activité pour orienter sa formation. Nous ne le répéterons jamais assez
 
Pour en revenir à un aspect plus poétique….
 
  • L'archer est un calligraphe: il écrit sur la cible avec ses flèches.
    Son tir témoigne de son niveau  de communication avec le monde.

    Sa recherche est de trouver sa juste place, entrer en résonance avec l' arc, de s'harmoniser avec la cible, d'entrer en relation avec l'environnement.

Le tir à l'arc est vraiment une source inépuisable de ressentis!!!!
 
Nous allons maintenant, logiquement, passer à la première séance avec viseur.
 
Dans l'esprit d'un archer, l'entraînement, c'est avant tout tirer des flèches. Pour l'archer "LOISIR" nous l'admettrons volontiers. Par contre pour l'archer sportif qui dirige son entraînement en vue de réaliser un objectif d'autres contraintes viennent s'ajouter. Objectif, endurance, stratégie, matériel etc…….
 
Animations, recrutement.
 
Quoique les animations de quartier n'ont jamais prouvé leur efficacité sur le plan du recrutement des clubs elles sont néanmoins nécessaires au niveau vulgarisation et communication. De plus au regard des subventions octroyées aux clubs il est normal que dans les cas de manifestations locales le club local participe aux festivités.
Lorsque l'on participe à ces animations de quartier, la population qui se présente est toute entière remplie de curiosité, de sentiments ludiques, mais pas du tout comme venant s'essayer à la pratique d'un sport. Cela est prouvé par les demandes des parents qui présentent "pour essayer" des bambins de trois ou quatre ans hauts comme trois pommes sans aucune capacité physique pour pouvoir prétendre à bander un arc même de faible puissance.
Nous nous apercevons au fil des demos et animations que peu de personnes perçoivent l'activité comme un sport à part entière. Aussi il nous est obligatoire de teinter l'affectivité des "clients" par un sentiment de réussite et de facilité, si l'on souhaite caresser l'individu dans le sens du poil et l'intéresser afin de le retrouver sur nos pas de tir.
 
1 / faire tirer sur des cibles de 122 Cm placées entre 5 et 8 mètres.
2/ avoir un nombre d'arcs en service important afin de pallier aux essais avec des visiteurs de différentes morphologie et latéralité.
3 / avoir des flèches de différentes longueur en nombre important pour satisfaire aux différentes allonges et à la casse car malgré la proximité des cibles l'inexpérience des individus fait que de temps en temps on n'est pas à l'abri d'un "coup de bras" intempestif. En dehors du fait que pour des raisons de sécurité nous sommes toujours placés devant un mur ou des rochers (en campagne) les flèches n'apprécient pas les chocs sur du dur. Se munir aussi d'un stock d'encoches correspondant aux diamètres des tubes en service. Il est facile de changer une encoche et cela peut rendre des services.
D'une manière générale tout le matériel utilisé doit être en bon état révisé avant de partir sur le lieu des manifestations.
Cela montre aussi aux visiteurs la respectabilité du club.
4 / tous les animateurs devraient être vêtus de la tenue club.
Au vu de tous également un press-book informerait les archers de la vie du club.
5 / si possible prévoir des "postes" sur le pas de tir qui traiteront les affinités adultes droitiers ou gauchers enfants , etc.. cela permet en cas d'affluence de traiter plus de personnes en même temps.
 
La méthode :
Le choix du "poste" ou du matériel fait en fonction de la personne qui se présente, la placer à cheval sur le pas de tir, perpendiculaire à une cible de 122 Cm qui se trouve à 5 mètres, prendre soin de l'aider à bien placer ses pieds parallèles ou légèrement ouverts à cause des retours de corde sur l'avant bras. Faire tendre le bras d'arc avec l'arc en direction de la cible ( orientation).
Expliquer comment prendre la corde à trois doigts à quelques centimètres sous l'encoche.
Le moment le plus important est arrivé. Il s'agit d'expliquer d'une manière précise et concise que l'archer doit tracter la corde jusqu'à venir positionner le bout de son index à la commissure des lèvres. Il faut être tenace et l'obliger à la faire car son idée n'est que de lâcher la corde pour voir ou va se planter la flèche!!
Il faut informer le tireur que cette consigne doit être appliquée à la lettre, au besoin l'obliger à le faire, sans cela la suite ne sera que banalité est insatisfaction
À partir du moment ou cette consigne est exécutée l'archer REGARDE la cible et lâche sa corde.
NE PAS ATTENDRE …….
Si tout se passe suivant les conditions énoncées la flèche doit se trouver dans le jaune…..
À la grande satisfaction du candidat.
Remarque :
Dans son discours le moniteur ne doit en aucun cas parler de viser. Il arrivera aussi que le tireur pose la question de viser. La réponse est :
 
<<Vous ne m'avez pas entendu parler de viser c'est donc, et vous en avez la preuve, que pour cet essai la visée n'est pas nécessaire >>.
 
Explications :
En parlant de viser l'archer se polarise sur la situation et oublie tout le reste, sachant que de ce que l'on entend on retient 10%, notre message est stérile.
Il s'agit donc de ne pas donner trop d'informations à l'archer de cette manière et avec cette méthode 60% au moins des flèches sont dan le jaune.
Il faut utiliser l'instinct ou l'inné de chacun qui va teinter favorablement l'approche et l'intérêt de l'individu pour l'activité.
Autre particularité :
Nous savons tous que lorsque l'on attend l'arc bandé nous bougeons et plus l'on attend plus cela bouge, résultat la flèche est mauvaise.
C'est aussi ce qui arrive aux archers qui tirent avec un arc trop puissant pour eux, et qui ne veulent pas le reconnaître!!
 
Cette méthode possède l'avantage d'être simple, rapide et efficace et rend l'essayeur content d'avoir réalisé quelque chose d'inhabituel et qui même si cela à posteriori lui semble facile il en parlera autour de lui avec empathie.
 
Par J B
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Jeudi 27 septembre 2007
Mably-6.JPG
 
Critères d'entraînement
 
Être compétitif et savoir développer des stratégies en compétition
évaluer l'archer sur ses compétences ::
1/ Capacité de l'archer à mettre une flèche dans sa zone de réussite
2/ Capacité de l'archer à mettre plusieurs flèche groupées dans cette même zone, ce qui lui confère la capacité de précision.
3/ Cohérence entre les scores liés à la performance en entraînement, et, la capacité en compétition de développer des stratégies pour atteindre le même score.
4/ Omniprésence de la définition de l'objectif, pour canaliser la performance.
5/ Donner du sens à son action par une motivation et une concentration maximum.
6 / Questionner et analyser le discours du tireur, analyser le score et l'action.
7/ Identifier la motivation de l'archer par l'analyse de :
·        la performance par rapport à l'objectif.
·        la compétitivité par rapport à la place.
8/ Mise en place de stratégies par l'entraîneur en donnant à l'archer la capacité de développer les siennes sur le pas de tir.
9/ L'archer doit rester centré sur sa stratégie de tir et pas sur son résultat, établir la corrélation entre les deux.
10 / Capacité à être relaxé avant concentration sur la tâche à effectuer
11 / Automatisation de pensées et de technique.( rester sur son geste hors de toute pensée parasite et porter son attention sur un élément de sa stratégie de tir)
12 / Ressentir l'instant "T", au maximum de concentration et engager le processus de libération en coordination visée / mouvement, sans perdre les caractéristiques des critères de qualité.
13 / Éviter la congruence entre les remarques et les modifications à faire supporter à l'élève.  
Par J B
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Mercredi 19 septembre 2007
   Sourions un peu tir-arc4.gif
Il est arrivé qu'un archer motivé et déterminé à atteindre un objectif nous demande de le suivre et de l'entraîner dans son club. Que croyez vous qu'il arriva ?
Le Président refuse tout net sous prétexte que ses installations sont réservées aux licenciés du club, le BE venant d'ailleurs n'y est pas admis !!!!!!!
Des fois qu’il emporte quelques secrets de grillades ou de cocktails !!!!
Dire que tout va au bénéfice de l'archer !!!!!!
 
Une autre anecdote pour faire sourire :
 
 une demande faite à un club par un archer pour qu'il puisse suivre un entraînement sur les installations dudit club, moyennant compensation financière, l'entraîneur local a refusé sous prétexte que si le BE donne un conseil à son archer et que par hasard, un de ses élèves entende, exécute la consigne et fasse un dix, l’entraîneur local risque d’être discrédité !!!!!!!!!!!!!
Etat d'esprit ou incompétence chronique ??
 
Et bien me direz vous à quoi sert un Brevet d'état ?
 
Je dirai qu'a cette heure cela lui permet d'être rémunéré et de pouvoir accéder et diriger certaines manifestations émanant des collectivités locales, comme BE indépendant.
 
Espérons que les présidents deviennent plus entreprenants et intègrent le fait qu’un breveté d’état est un technicien que son rôle premier est de faire progresser les archers.
 
Bien sûr, il doit être rémunéré, mais il peut se faire aider et se conduire pour lui même, comme un chef d’entreprise à la recherche d’un chiffre d’affaires.
entreprendre, communiquer, prospecter etc.....
 
Par J B
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Mardi 18 septembre 2007

une nouvelle methode d'apprentissage adaptée au terrain presentant caractéristiques et des valeurs morales des arts martiaux.
c'est une méthode qui fait "AIMER" le tir à l'arc ........................................................ 

le tir à l'arc est une thérapie des biens portants elle entraîne l'individu à éliminer les rigidités mentales et physiques qui frènent et empèchent le développement personel et professionnel de chacun.
il aide à comprendre que chaque geste, chaque évènement, chaque acte est unique

        Le tir à l’arc, art martial ou pas ?
 
Le tir à l’arc véhicule une connotation ludique qui nuit à son développement. En effet tout impétrant archer qui veut approcher la spécialité pense venir s’inscrire à une activité qui ne reflète en aucun cas une approche sportive. nous nous en apercevons chaque fois que nous enregistrons une nouvelle adhésion ou une demande de renseignements. Ainsi la première recommandation du nouveau venu est :<< je ne veux pas faire de compétition !!!>>, ou alors :<< la compétition ne m’intéresse pas>>.il ne faut en aucun cas décevoir une telle opinion car vouloir forcer la décision d’intégrer le club en admettant d’être un compétiteur fera fuir très rapidement le demandeur. De plus la mise en scène sur un archer à ses débuts le harnachement, les protections en tous genres, les mesures de sécurité, la dangerosité de l’ »ARME », font que tous ces ingrédients mis ensemble ne font pas du tout ressembler à une participation à la fête du village, ou du patronage, où s’était imaginé s’inscrire le candidat archer.
 
Il est possible en tous cas de favoriser cette demande par le biais de l’aspect mental de la spécificité. Bien sûr, il faut être entraîné à cette méthode pour avoir la faculté de la décrire auprès du nouvel archer en appuyant sur les mots forts, que celui-ci espérait trouver et entendre.
 
Présenter la spécialité comme un art martial.
 
A l’époque des loisirs, telle que nous la vivons aujourd’hui, de plus en plus tard les gens ont envie d’entendre des discours différents, puisqu’ils essayent de mettre un peu de piquant ou d’aventure dans leur vie. Ils s’engagent dans des spécificités nouvelles qui sont créées avec de plus en plus de variantes. Seulement dans ces spécialités sportives, pour la plupart, ils ne se connaissent pas, ne connaissent pas leur corps, ne savent pas comment ils fonctionnent ne savent pas se servir de leur acquis, ils n’ont pas le ressenti qu’ils sont venus chercher. C’est ici que le tir à l’arc devient intéressant parce que le nouvel archer va découvrir ce qu’il ne maîtrise pas, mais aussi que cela va l’aider à se servir de son arc et de faire corps avec lui.

ne soyez pas émotifs ou stessés ayez confiance

Il va apprendre à faire « UN » avec son arme qui est le prolongement de sa main et à qui il donne un peu de sa propre vie, mais aussi comprendre que la flèche qui part emporte avec elle cette portion de vie…….
Le corps est comme une maison qui nous appartient mais où nous n’habitons, sans le savoir, que dans la tête, un peu comme un grenier bâti sur du vide.
Cette méthode, une fois comprise, permettra d’avoir le sentiment d’être soi. La sensation de tout ressentir, faire descendre le mental pour remplir le corps d’énergie et ainsi ne plus séparer corps et esprit.
désormais nous découvrirons de nouvelles ressources et nous nous rendrons compte que la maison était grande.
Notre but est donc d’apprendre le tir à l’arc en créant un courant de pensées et de sensations pour relier le grenier à la cave. Ainsi nous ne verrons plus la bouteille à moitié pleine mais aussi, à moitié vide, nous aurons réalisé l’harmonie parfaite du corps et de l’esprit, nous allons réconcilier le moi et l’inconscient. L’acquis et l’inné
Depuis très longtemps lorsqu’une personne se présente pour s’informer sur le tir à l’arc, dans un club, la première réaction des responsables est de « faire essayer »l’idée est bonne en soi mais la réalisation moins responsable.
En effet on commence par « harnacher » le nouveau venu d’un protège bras qui ressemble plus à une attelle médicale qu’à une protection. On explique au nouveau que l’opération risque d’être dangereuse par le retour de corde mais aussi que l’arc est une arme et qu’il faut faire attention. Cela est vrai, mais est ce nécessaire de la signaler tout de suite ex abrupto, au risque de faire fuir l’impétrant, ce qui doit certainement arriver.
Ensuite une fois l’essai terminé on parle de licence et d’assurances liées, ceci est important pour le nouveau et futur membre , mais cela amène la conversation autour d’un étalage de coupes et médailles, généralement poussiéreuses devant lesquelles on aborde l’éventualité de la compétition. Là généralement le visiteur se dévoile et annonce qu’il n’est pas venu pour faire de la compétition que le tir à l’arc est pour lui un passe temps et qu’il n’avait pas envisagé de « faire » un sport.
Si l’on considère que jusqu’à l’autonomie complète de l’archer nouveau la période d’apprentissage est la même, que ce soit pour le loisir ou pour la compétition, il serait plus judicieux de parler d’art martial et des vertus que véhiculent la spécialité. Généralement ce parler plait et on aime à l’entendre.
Dans le déroulement de l’apprentissage à partir du moment ou le tireur demande à changer son arc ou a acheter du matériel nouveau nous pouvons nous risquer à aborder l’éventualité de la compétition dés que la performance commence à être intéressante pour ne pas envoyer le nouveau à l’échec ce qui serait rédhibitoire à son avenir au sein du tir à l’arc  
 
L’expérience n’est pas ce qui arrive à l’homme, c’est ce que l’homme fait avec ce qui lui arrive.
 
Au début il faut que l’archer prenne conscience que sa gestuelle une fois maîtrisée deviendra l’élément déterminant de sa performance. C’est ainsi que l’étude des fondamentaux sera une base de travail pédagogique orchestré par le moniteur. Je n’attribue volontairement pas de grade, ni de diplôme car il est reconnu par tous que des BEES fassent de l’initiation alors que des initiateurs voire des entraîneurs de club, voire des sans diplômes fassent des séances de pédagogie sur des hauts niveaux régionaux ou même nationaux. C’est pour cette raison que durant toute cette méthode je n’emploierai que le terme de moniteur. Mais il reste évident que celle-ci pourra peut être apporter un éclairage nouveau à la notion de pédagogie et constituer un fil directeur pour l’organisation des séances pédagogiques et un lien vers le coaching et les arguments qui y sont associés.
Il est donc important que l’archer soit documenté sur la méthode qui va être mise en jeu pour s’initier, progresser, performer, et atteindre la même compréhension que son moniteur puisqu’il aura intégré et compris que le but commun est de progresser ensemble, les archers et le moniteur. En effet, le moniteur qui appliquera les principes psychologiques issus de cette méthode, basés sur le côté martial de la spécialité, et ,ainsi au fur et à mesure, deviendra lui aussi plus performant sur les démonstrations et l’analyse des résultats obtenus par ses élèves.
Evidement comme toute méthode, elle doit être adaptée aux niveaux des élèves et je ne recommanderai jamais assez de travailler en ateliers par niveaux homogènes, pour que les comparatifs finaux soient fiables et ne suscitent pas de questions qui nuiraient à la compréhension des exercices.

la qualité de vos efforts est préferable à la durée

Chaque séance de travail durera une heure et demie et sera consacrée pour moitié au travail sur paille, sans aucun point de visée. Le critère de réussite sera le groupement des flèches en paille uniquement obtenu par la stature spatiale autour des fondamentaux, et l’amélioration du geste.
Autre recommandation plus difficile à faire accepter est de ne passer à un exercice « autre » que lorsque le premier sera exécuté conformément aux besoins de la performance.
Prenons pour exemple la décentration, élément très important pour le résultat en cible et aussi pour la confiance en soi. Il serait donc inutile de faire faire un compté aux archers si ceux-ci ne maîtrisent pas cet élément constitutif obligatoire du processus d’apprentissage.
L’archer devra s’attacher à être détendu, sa pensée attentive sur ce qui est important pour lui. Ne pas laisser vagabonder son esprit dans des pensées parasites en dehors de ne se pencher que sur son geste .
Il doit être en harmonie de pensée avec son action de tir. Il doit rester humble devant la réalisation de sa performance, un jour viendra ou…… 
 
Le troisième quart temps se fera sur cible mono spot de 40 Cm. à 15 ou 18 Mètres. Personnellement je préconise la distance de tir en salle pour la bonne raison qu’en même temps l’archer intègre son image de visée. le groupement des flèches sera identique mais cette fois en cible obtenu à l’aide du viseur. Ce troisième quart temps ne devra en aucune façon s’appuyer sur la visée. il profitera pendant toutes ces volées de régler son viseur de manière que son groupement se place dans le jaune il faut qu’aucune flèche ne sorte du rouge .
Durant ces trois quart temps l’archer ne devra se poser aucune question sur son tir son unique pensée sera dirigée vers, soit la fin de geste, soit la libération de la corde, soit sur sa respiration. Les volées seront de 8 flèches, sauf pour les comptés trois.
 
Le quatrième quart temps sera la résultante technique des périodes antérieures et l’archer se rendra compte par lui-même s’il commence à remplir sa maison quand il mesurera alors si le travail exécuté avant à été bénéfique à sa progression.
Il devra tirer 5 volées de trois flèches en comptant les points réalisés.
Le critère d’appréciation sera déterminé par la différence d’espace entre les flèches entre le groupement du troisième quart temps et celui du quatrième.
 
Pendant toutes ces volées le tireur devra chercher la fluidité de son geste sans précipitation et sans heurts( sans à coups) pour les archers évolués qui tirent au clicker (ou clicqueur) ceux-ci ne doivent pas chercher ce clicker qui doit « passer » dans la continuité du geste, tout au plus nous admettrons un ralentissement même près de l’isométrie mais il faut que le geste soit continu du début à la fin l’index étant arrivé à la base du cou derrière l’oreille.
 
Dans la mesure du possible travailler en binôme car cette situation de tirer sous le regard de l’autre donne de l’humilité et de la confiance. A condition que chacun fasse ce qui lui a été demandé par le moniteur, action et contrôle.
 
Dans l’accomplissement du geste d’un archer il y a le « visible » et le « non visible ».
Le visible c’est la vision que l’on a du geste et du comportement du tireur, de la faculté de répétition de son action de tir, mais aussi de son comportement intrinsèque devant la réussite ou l’échec, de son tir.
Le non visible c’est son cheminement intellectuel, sa manière de penser, de réfléchir face à la tâche qu’il doit accomplir et les moyens qu’il utilise pour réussir.
L’entraîneur doit s’attacher par le questionnement à comprendre le comportement mental du tireur afin d’élaborer une technique et un processus d’entraînement le mieux adapté possible pour la réalisation de son tir.
Les entraîneurs ont tous la même capacité et les mêmes compétences à entraîner et faire progresser les archers, mais tous les archers ne seront pas des archers de haut niveau, la hiérarchie s’établit en fonction de la faculté ou non de compréhension de la méthode employée par l’entraîneur. De la manière de décoder son langage, d’interpréter ou pas les paroles prononcées par celui-ci pour expliquer l’exercice, sa portée, son but, et les transcrire dans une gestuelle adaptée.
La hiérarchie s’établit aussi en fonction de la motivation et de la compétitivité de l’archer et de l’intérêt qu’il porte à sa notoriété et au sport qu’il pratique
 
Il n’y a pas de bon ou de mauvais entraîneur, par contre il y a l’entraîneur chanceux et le non chanceux, chez qui ressortira la « perle rare »,. dans le lot d’entraînés.
 
Le processus mental sur lequel travaillent les chercheurs en neurosciences met en évidence le comportement d’appartenance ou de dépendance, que l’on peut très facilement adapter à un sport individuel tel que le tir à l’arc.
 
Explication :
Dans l’action de tirer une flèche l’archer utilise différents moyens plus ou moins adaptés parce que son geste est commandé par son cerveau qui devant la tâche à accomplir donne une, ou des, réponses inadaptées. Pourtant le tir s’effectue et le cerveau enregistre cette, ou ces, commandes comme étant la bonne puisque exécutée. Il s’ensuit une sorte de dépendance, une certaine « automatisation » d’une mauvaise commande pour la réalisation de son tir. Ainsi l’archer aura du mal à se débarrasser de cette accoutumance. Sa progression sera alors très difficile. Nous pourrions, à un degré moindre, toutes proportions gardées bien entendu, comparer ce comportement à la dépendance à l’alcool ou au jeu, voire plus.    
Il faut que l’entraîneur arrive à trouver le siège de l’anomalie, qui bien souvent se trouve dans le « non visible », par le questionnement ou des exercices appropriés, pour soigner le mal, avant de tenter d’expliquer au sportif le but et la méthode employée, car, sans cela il se trouvera face à une réticence mentale qui nuira à la progression espérée.
 
Exemple : supposons un patient allant chez le dentiste pour faire soigner un abcès dentaire il vaut lieux soigner l’abcès et une fois en voie de guérison expliquer au patient l’efficacité d’un brossage mieux adapté à sa dentition et aux contraintes quotidiennes afin de prévenir ce genre de désagréments.
 
Tout cela doit être orchestré à partir du club et intégré dans sa politique sportive avec si possible un consensus total entre les élus et les techniciens et ceci est très important
 
Attitude et fondamentaux
 
POSITION :
Se positionner de profil devant la cible coté gauche pour un droitier, droit pour un gaucher. La tête est droite tournée vers la cible, l’archer doit apprendre à ne pas bouger la tête ni avant, ni pendant , ni après que la flèche soit partie jusqu'à ce qu’il entende l’impact en cible.
Les pieds sont ancrés au sol légèrement écartés, en principe l’écartement doit être de la largeur des épaules, enjambant le pas de tir, les vertèbres bien empilées pour avoir le corps droit le sommet du crâne pointé vers le ciel.
L’archer représente un arbre dont les racines sont ancrées dans le sol et la tête touche les nuages.
 
1 FONDAMENTAUX :
La colonne verticale est droite, le bassin stabilisé, les épaules sont basses, horizontales et ne doivent pas être relevées pendant l’action de tir.
Le tireur doit être stable sur ses pieds son bassin bien « calé » les épaules sont solides, son regard est franc dirigé vers la cible jusqu'à ce que la flèche impacte celle-ci.
La traction de la corde se fait en utilisant les dorsaux et plus particulièrement le trapèze médian, dans un mouvement linéaire horizontal, dirigé vers l’arrière. les bras sont détendus, son mental est au beau fixe. Il doit être heureux de se trouver face à la cible
La prise de corde se fait à trois doigts, index, majeur,annulaire, la corde se plaçant sur la pliure des premières phalanges, le reste de la main plié à angle droit dans le prolongement de l’avant bras. La prise de corde doit être solide.
 
RESPIRATION :
            Très souvent nous a été posée la question de savoir comment respirer pendant le tir.
La première règle est de se positionner en apnée à partir du moment ou on commence à tirer sur la corde jusqu’à la libération de celle-ci et la projection de la flèche.
En amont, pendant le temps de préparation du tir c'est-à-dire pendant le temps mis à extraire la flèche du carquois, de la positionner sur le repose flèche, ajuster sa dragonne, et défier la cible qui reste le principal adversaire... l’archer doit pratiquer une respiration ventrale au moins trois profondes inspirations et expirations lentes de façon à faire circuler l’énergie autour du plexus solaire, qui est le siège énergétique corporel.
Il pourra aussi si cela lui est possible de visualiser mentalement le tir de sa flèche afin de positionner son esprit et ses muscles au prochain lâcher de sa flèche. La respiration aide aussi l’archer en y étant attentif de ne pas se poser de questions sur l’avenir de la prochaine volée, ni les points qu’il aura réalisés à la fin du concours.
Cette manière d’aborder le tir permet de gérer le stress en ne laissant pas la porte ouverte, au doute et aux questions qui ne manquent jamais de survenir, dans l’esprit du tireur qui n’a pas confiance en sa compétence ni à son savoir faire. L’entraînement est justement fait pour cela à condition qu’il soit dirigé, organisé, suivi.
De plus surtout chez les jeunes archers des croyances se génèrent et il faut à tout prix ne pas les favoriser.
Une croyance est une certitude personnelle que l’on pense vraie
 
Tracter la corde :
Tracter le corde depuis sa position de repos, au band, jusqu’au menton est chose simple, mais, tracter la corde en pensant qu’en finalité il faudra exécuter un lâcher souple sans à coups et avec un minimum de frottement nécessite que la prise de corde soit pensée dans cette optique. Tout d’abord celle-ci doit se trouver d’une façon toute naturelle dans le creux de la première phalange des index, majeur, annulaire, qui doivent faire un angle droit avec le reste de la main. Ainsi la prise de corde sera solide et ne risquera pas d’être lâchée inopinément. Ensuite tirer la corde horizontalement sans à coups d’une manière linéaire avec une vitesse constante. La main doit se trouver dans le prolongement du bras et ne doit pas faire un angle avec celui-ci.
 A partir d’un cheminement d’environ 25 Centimètres, le trapèze prend le relais pour amener la main de corde au menton. Avant d’arriver au placement final sous le maxillaire, l’ajustement de l’œilleton sur la cible est rigoureux et stable. La position du contact entre la main de corde et le dessous du menton doit être solide. Plus rien ne s’oppose alors à décontracter les fléchisseurs des doigts afin que la corde soit libérée sans heurts et retourne à sa position première. C’est au moment du lâcher que se pose toutes les questions et les interrogations dans la tête de l’archer qui n’a pas confiance en lui, qui fait alors entrer le doute. Son esprit est « ailleurs » il n’est plus dans son tir et la flèche est libérée transportant avec elle ce doute si néfaste à la réalisation d’un tir efficace aussi bien que précis. 
pensez au geste et non au résultat du geste
On remarque chez l’archer compétent et sûr de lui un lâcher de corde fluide et rapide qui permet à la corde de sortir de l’emprise des doigts suivant la même trajectoire qu’à l’aller.
 
LA FIN DE GESTE
Une fois la corde libérée la main de corde se recule automatiquement par réaction à la force qui lui a fait tracter la corde. Cette réaction n’a qu’une amplitude limitée et ne doit en aucun cas occasionner un geste provoqué comme par exemple amener volontairement la main sur l’épaule. Le geste doit s’arrêter vers l’arriere du cou un peu au dessous de l’oreille.
 
LA VISEE.
On peut qualifier la visée d'instinctive, en effet il ne viendra pas à l'idée d'un archer même débutant de ne pas vouloir mettre sa flèche dans le centre de la cible, ni se poser la question lorsqu'il est en pleine allonge :
<< vers où dois-je projeter ma flèche ?? question stupide mais en plus impensable.
On qualifie certains archers de viseurs et d'autres de rapides parce que pour les premiers le doute s'installe comme tout le monde et ils ont besoin de se rassurer leur point de mire est situé dans le centre du jaune ils peuvent procéder à la libération de la corde, d'autres plus rapides lâchent très rapidement peut être parce que ils savent ne pas "tenir" en visée possible parce que la puissance de l'arc est trop forte par rapport à leur capacités physique. Chose que pour la plupart ils nieront complètement.
La vérité est donc entre ces deux attitudes lorsque l'on doit introduire le viseur en apprentissage il est utile pour l'archer de lui faire subir le test de tenue viseur et de tenue clicker ( si tant est qu'il en soit équipé).
Faire le test de la puissance max et à partir de là, déterminer la puissance de l'arc afin que la visée se positionne et s'optimise environ deux à trois secondes après le contact de la main de corde sous le menton.
L'archer doit s'atacher à cultiver sa gestuelle et sa stature spatiale, il doit maîtriser son arc par un échange avec lui, pas par une domination.
chercher une harmonie dans le vol de la flèche, accepter que le MOI se libère d'une portion de sa vie en liberant la corde, car le vol de la flèche refletera toujours votre MOI intérieur
 
Pendant toutes ces considérations sur l'apprentissage il faut expliquer à l'archer que ces positions , ces conseils, ces attitudes doivent être faites et refaites jusqu'à complète automatisation. 
pendant l'échauffement alors que vous faites travailler vos muscles et votre énergie, faites aussi travailler vore cerveau!!!
créez des imges mentales de ce que vous ouhaitez realiser durant votre entraînement ou la compétition ue vous vous preparez à faire.
Pendant tout ce temps d'apprentissage l'archer ne doit pas se forger des pensées qui le font douter.
À chaque exercice sur les phases d'apprentissage le moniteur (qui doit être le premier convaincu) demande sans cesse à ses élèves de ne penser qu'au geste qu'il sont en train de faire ou de se perfectionner.
De même que pendant le tir sur paille les pensées de l'archer doivent être portées sur le geste et non pas sur l'impact de la cible dans la paille.
Il faut arriver à ce que l'archer de par sa stature spatiale et la répétition du geste mette toutes ses flèches ensemble d'une manière la plus groupée possible.
Par J B
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Mardi 18 septembre 2007

imgdj046.gif     L'échauffement

 
L'échauffement est une composante nécessaire à la bonne exécution du geste sportif et surtout à la prévention d'accidents musculaires ou tendineux.
 
L'échauffement permet de préparer la musculature à un surcroît de travail, à un effort intense pour exécuter le geste sportif. Il permet également de préparer les articulations à un bon déroulement du mouvement.
 
Il n'est pas toujours facile de convaincre un sportif en apprentissage de s'échauffer, tellement l'envie d'entrer dans l'activité, et parfois le peu de temps à y consacrer, surtout chez les adolescents, l'échauffement ne bénéficie pas d'une côte d'amour positive.
 
C'est à partir de l'apprentissage que l'habitude doit être prise .en expliquant souvent et toujours les bienfaits de l'échauffement. Chez les ados en intégrant des dimensions ludiques et en variant souvent.
Apprendre aux archers qu'un geste ne doit pas être arrêté brutalement mais qu'il doit être accompagné jusqu'au bout sans crispations, pour être efficace et respectueux des contraintes biomécaniques.
Lorsqu'on pratique un sport asymétrique, on est plus logiquement confronté à des problèmes de dos à cause du déséquilibre de l'action des muscles. Pour compenser ce déséquilibre il faut faire des exercices spécifiques ainsi le risque de douleurs dorsales sera moindre.
Le renforcement musculaire doit être global, pour être efficace: il comprend:
Une phase d'échauffement pour éveiller la vigilance musculaire.
Le travail des "abdos" des muscles du dos et des fessiers
Bras et jambes
Le travail des étirements. et si possible avant et après une séance se mettre en position de relaxation à genoux pousser les mains au sol le plus loin possible en tachant de garder le dos droit.
Faire un geste sportif, c'est faire attention à l'adaptation technique afin que celui-ci soit bio mécaniquement juste.
Autre conseil: apprendre aux archers à pratiquer des étirements pour préparer physiologiquement le muscle à l'effort.
L'encadrant sportif doit veiller particulièrement à ce que ses archers s'échauffent correctement ce qui n'est pas totalement le cas.
 En général une séance d'entraînement doit être symétrique
Commencer par l'échauffement, puis tirs dans la paille, puis exercices. Pour finir quelques volées dans la paille puis étirements.
 
 
 
 
 la formation archer
 
Dans la pratique du golf un nouveau venu n'a pas le droit de pratiquer sur un parcours sans avoir passé sa carte verte.
Petit examen sous forme de compétition ou il faut faire un score, le plus près possible du score théorique, et répondre par écrit à un QCM portant surtout sur le règlement.
Sous une autre forme, sans copier la carte verte, le candidat compétiteur devrait également faire un stage d'une journée, dans son club, si celui-ci possède l'encadrement nécessaire, ou dans un club voisin. Un initiateur peut suffire Pour apprendre les règlements de compétition, la stratégie de compétition et organiser un petit test technique portant sur un nombre de points à faire le passage de flèches bleue, rouge ou jaune peut suffire. Également un test sur le matériel comme par exemple, changer un repose flèche, régler un band ou le tiller.
 
Le président du club et l'initiateur signent tous les deux une sorte de petit diplôme d'archer ce qui lui permet de concourir en concours qualificatif.
 
 Le test technique en points pour les enfants est remplacé par les compétitions spécial jeunes.
 
La nouveauté réside donc dans l'attribution au club du droit de passage du test archer en valorisant au passage les prérogatives et les compétences de l'initiateur. 
Pendant cette journée qui serait une journée conviviale, quasi initiatique, le formateur initiateur, entraîneur ou BEES doit arriver à faire comprendre à l'individu que la compétition est un stimulant qui lui permet de s'élever, d'avoir une grande estime de soi.
 
C'est donc pour cela qu'il faut marquer ce passage post apprentissage en évitant de l'envoyer à l'échec, ce qui provoquera fatalement l'effet inverse
 
L'archer débutant doit être bien préparé pour que la peur de l'échec ne favorise pas l'échec.
 

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Par J B
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Présentation

les associations

L'association loi de 1901.
 
De nombreux textes décrivent l'étendue de la loi du 1er juillet 1901, le droit d'association a une portée très générale puisque toutes les associations peuvent librement se constituer à partir d'un projet licite. Elles ont, au moment ou elles ont été publiées, le statut de « personne morale ». La loi est valable pour tout groupement associatif à condition que son activité ne comporte pas de partage de bénéfices.
L'association peut ester en justice pour défendre son patrimoine social et les intérêts des ses membres dans la mesure ou ceux ci auraient pu agir individuellement.
 
 Les statuts.
Les statuts sont la loi de l'association ils décrivent son fonctionnement, le nom des dirigeants leur prérogatives et leurs devoirs, vis à vis des membres et vis à vis de la société.
L'association est gérée par un bureau composé du Président, du Trésorier et du secrétaire, ce bureau constitue la tête pensante de l'association. c'est lui qui détermine les grandes orientations de l'association. D'autres membres sont élus par l'assemblée générale, ils constituent le Comité Directeur l'assemblée générale ordinaire se réunit aux époques fixées par les statuts, généralement une fois par an. Elle entend le rapport moral et financier. Elle approuve les comptes et la gestion en donnant quitus aux administrateurs. Ses décisions sont souveraines.
L'assemblée générale extraordinaire est convoquée en général pour statuer sur des questions présentant une certaine urgence, ou une certaine importance, par exemple des modifications statutaires.
chaque membre peut être responsable d'une charge ou une commission, comme par exemple dans le cas qui nous préoccupe, le tir à l'arc.
La commission sportive qui peut comprendre des sous commissions telles que :
La commission parcours, la commission cible.
La commission matériel avec une sous commission entretien.
La commission formation.( comprend le centre de formation s'il existe)
La commission promotion.( les compétitions organisées par le club)
D'autres encore suivant la spécificité, l'orientation sportive ou l'importance de l'association
Le Président est garant du fonctionnement de l'association en accord avec les statuts et les orientations votées par l'assemblée.
Dans le tir à l'arc les statuts sont fournis par la Fédération Française de tir à l'arc ils sont communs à toute la hiérarchie sportive à quelques exceptions près pour adaptations locales ou particulières. Ces statuts modifiés restent quand même fidèles à l'esprit du tir à l'arc tel que l'a défini la Fédération.
 
 
 

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